vendredi 23 novembre 2007

Le pouvoir de Lilith


Elle est entrée
Souffle de vent
Pointe des pieds
Succube et ange ténébrant

J'ai abandonné mon froc
Inconscience de l'appelant
Ouvert la septièmes porte
Mon âme et mon corps brulants

Maline aux ailes tachées de blanc
L'écorce chaste de l'ingénue qui transfigure
Une Méduse au pouvoir pétrifiant
Ses serpents se meuvent en mes fissures

Je consens avec absolue abdication
Tu frôles ma mort tranquille
Ma raison fait faux bond
Funambule aveugle sur un fil

Un homicide à l'âme blanche
Le zénith du plaisir
Lilith, mon immense
Prends-moi, tel est mon désir
Sir Seb (c) 2007

jeudi 22 novembre 2007

Le glissement occidental (ou comment le soccer expose une réalité)


Je crois que l’Euro 2008 en soccer est bel et bien amorcé. La défaite de l’Angleterre face à la Croatie montre un glissement des forces « footballiennes » vers l’Europe de l’est et les terres slaves (voir l’article suivant).

http://fr.uefa.com/competitions/euro/fixturesresults/round=2241/match=83954/report=rp.html

En plus des habituels Italiens, Français et Allemands, nous assisterons probablement à une percée Polonaise, Russe et même Roumaine ou Bulgare. Ces derniers pays qui restaient discrets sur le gazon depuis quelques années deviennent de plus en plus une menace sérieuse à l’establishment de l’Europe occidentale avec le ballon rond; et je ne parle pas ici de la surprise Grecque du dernier tournoi…

Cet événement peut-il sortir du contexte sportif ? Bien-sûr ! La majorité des Occidentaux n’ont d’yeux que pour la méchante Chine ou la menaçante Inde. On se trompe royalement de cible! « Méfiez-vous de l’eau qui dort » nous dit-on parfois. C’est exactement le dicton approprié pour imager le cas du glissement économique qui est en train de se produire en Europe. Ce glissement touchera bientôt l’Amérique, si ce n’est déjà fait. La défaite de l’Angleterre face à la Croatie aux qualifications de l’Euro 2008 est un symbole, mais un symbole fort.

Or Croatie, Roumanie, Hongrie, Biélorussie et même Bulgarie, jadis ou encore sous le joug de dictateurs sanglants ou de Présidents à la poigne de fer, commencent sérieusement à s’émanciper sur l’échiquier mondial. On peut même qualifier ce transfert économique de retour de balancier. En effet, ces états problématiques, aux yeux des occidentaux, furent des pôles culturels et économiques importants bien avant que les États-Unis ne fassent sentir leurs souffles de bébés dans le cou des Européens.

Par exemple, tout ces pays, bien qu’encore affaiblis par l’ex-URRS, cognent à la porte de l’Europe, ou font déjà partie de L’Union Européenne. D’autres veulent utiliser des outils d’émancipations telle l’adhésion à l’OTAN ou toutes autres formes de collaboration avec l’Occident. Déjà, les États-Unis jouent le jeu militaire avec les Croates, la Pologne et la République Tchèque (vous vous souvenez du bouclier anti-missile ?). Par exemple, à cause de la rareté (et des coûts) des ingénieurs locaux et les limites budgétaires, on voit de plus en plus à Montréal des génies Bulgare, Roumains, Bélarusses, Indiens et Chinois… Et ils sont très performants, experts dans leur domaine et peu chèrs… Ce ne sont plus les travailleurs à la chaine que nous avons biens connus il y a 10 ans. Ainsi, les badauds qui défilent devant les gourous Bouchard-Taylor oublient souvent l’impact économique que ces cerveaux auront dans notre société. Toute cette émancipation des pays en devenir Européens ont une bien plus grande incidence sur notre économie que sur notre culture.

Or, la dernière mode est d’essayer de contrecarrer ou d’utiliser l’expansion du génie Indien et Chinois en tout domaine. Par contre, juste le fait de vouloir ouvrir des usines ou d’utiliser les ressources de ces pays demande une énorme énergie de supervision et de suivi ; ceci sans parler de la qualité des produits qui en ressort. C’est là où le bat blesse ! Au lieu de se concentrer à améliorer notre expertise, à la modifier pour se faire une nouvelle niche de pouvoir mondial, nous nous replions sur nous même, pleurons nos pertes et fermetures d’usines et nous demandons ce qui à bien pu se passer. En fait, autant les pays d’Europe centrale ou de l’est que l’Inde et la Chine vivent exactement ce que nous avons vécu au Québec il y a 40 à 50 ans. Malheureusement, la fourmi que nous étions s’est transformée en cigale. Ne nous reste-t-il qu’à danser ? Quelles sont nos options ? Voici quelques pistes de réflexions :

* Accroître nos capacités de gestions

* Reconnaître notre leadership et notre influence


* Parfaire nos connaissances en technologie de pointes


* Laisser tomber peu à peu la production de masse et se créer des niches et des méthodes de productions spécialisées.


* Reformer nos employés vers des domaines pointus (équipements spécialisés)


* Travailler plus longtemps (fini le temps de la Liberté 55!) – Désolé pour ceux qui rêvent encore… Ça fait longtemps que la France en discute de ce problème de six semaines de vacances et de retraite anticipée… Pourquoi pas nous!


* Enfin, prendre le taureau par les cornes et ne pas s’illusionner face à la réalité. Il faut cesser de croire que ces peuples vivront éventuellement une syndicalisation semblable à ce qui s’est passée ici. Cette attitude vie seulement dans l’espoir et non dans notre propre action face à ce problème.

La victoire de la Croatie face à l’Angleterre n’est que sportive pour le moment. Par contre, le feu gronde dans les sous-sols Est-Européens. Le volcan est prêt à éclater et nous sommes là à les contempler sans agir de façon concrète. En fait, la solution est chez nous ! Relevons-nous les manches pardi !

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Si vous voulez approfondir votre réflexion, veuillez vous procurer le livre suivant. Ça fait peur… (La terre est plate de Thomas L. Freidman)

http://www.renaud-bray.com/francais/menu/gabarit.asp?Entete=Livre&Section=Livre&Page=fiche_wsc.asp&RBCode=260097538&PRCleunik=1005415

mercredi 21 novembre 2007

Le cardinal perd le nord (et le sud et l’ouest et….)


Le cardinal montre son plumage rouge. Rouge de honte? Rouge de colère? Un peu des deux, je dirais. Encore une fois, le théâtre à la mode de Bouchard-Taylor nous présente une dramatique digne d’une pièce de la Commedia dell’arte (voir la lettre suivante).

http://www.cyberpresse.ca/article/20071121/CPOPINIONS02/71121014/6732/CPOPINIONS

Cet envol gracieux du Cardinal Ouellet n’est que le reflet encore plus évident de la discorde qui règne au sein même de l’Église Catholique. À travers des apparences d’auto-miséricorde se cache un besoin urgent de reprendre le contrôle; celui qui échappe, celui qui glisse entre les doigts d’un joug jadis trop puissant. L’hypocrisie de l’Église face à cette sortie est flagrante. Les jeux de pouvoir, dont l’importance semble plus forte que la propagation toute simple du message de Jésus, grenouillent bassement dans les rangs « catho ». Vous n’avez qu’à apprécier la répliques du clergé pour se dissocier de son leader de Québec.

Les pirouettes de Monseigneur Ouellet ne sont pas toutes exécrables. On y retrouve toujours ce fameux mea culpa associé au message de pardon et de réconciliation si universel (et nécessaire, j’en conviens). On parle aussi de procréation, de modèle à suivre, de charité et d’héritage religieux. Qui oserait remettre en question ces quelques principes de base à l’accomplissement des personnes et d’un peuple en devenir? Qui oserait enlever aussi le droit au gens d’exercer la religion de son choix? Rien n’est nouveau dans ce discours.

Par contre, la où le cardinal chante inconvenablement, c’est bien lorsqu’il fait faux bond à la réalité d’aujourd’hui. Il mentionne l’étroitesse d’esprit de certain catholique d’avant 1960… Après avoir lu cette phrase, je me suis demandé dans quelle réalité ce Cardinal peut bien vivre. Qu’est-ce qui a tant changé dans le catholicisme par rapport à 1960? Derrière son plaidoyer sur la procréation se cache encore des relents de « gestion » des naissances passéistes. J’y vois aussi une crainte de l’immigration. Pour lui, la venue de « gences » d’autre culture et d’autres religion ne peut que faire tord encore plus aux convictions Chrétiennes. La force religieuse purement Québécoise se dilue de plus en plus avec l’arrivée de personne d’autres horizons. La solution selon le Cardinal? Procréons chers amis! Le futur de la religion catholique est entre nos jambes… De plus, derrière son besoin de nous remémorez les grands de l’Église, je peux clairement identifier une manipulation qui s’apparente à une « staracadémification » de certains éminents Catholiques. Encore une fois, on utilise la mémoire à mauvais escient pour influencer nos choix. En fait, les choses ont bien peu changées dans l’Église Catholique depuis 50 ans. Souvent, c’est lorsque l’agresseur commence à s’excuser que le persécuté recommence à se faire influencer.

Je lève mon chapeau à ceux qui, au-delà des dogmes encore soutenues par l’Église Catholique, continuent à grandir dans la foi réelle et pousse pour la liberté de religion au-delà du cadre forgé par l’Église. En fait, je trouve beaucoup plus crédible le simple citoyen qui veut vivre sa foi à sa façon que ceux qui en établissent les règles. C’est justement là tout le paradoxe des leaders religieux...

mardi 6 novembre 2007

Au delà de l'inspiration


Que sont les muses devenues
Qu’advient-il aux âmes
Lorsqu’elles se sont évaporées

Partent-elles laissant traces divines
Une larme ou simples vides
Quand les rimes se sont échouées

Complaintes encore perceptibles
Érato chante son élégie
Mais déjà effleure une autre aura

Avec la chair, l’esprit refait corps
L’envol passé, ainsi laissé sur le terreau
Le trompe-l’œil est achevé

Il ne reste que l’amour
L’amour qui reste pour un « il »
Et l’amour pour une presque-île

Tel est le lot de ceux qui furent touchés par une muse

vendredi 2 novembre 2007

L’arbre Porc-Épic


Comment expliquer les sensations de libérations, de défoulements, mélangés à une forme d’extase unique à l’écoute d’un opus; ce sentiment qui ne s’explique que par un exposé chimérique. Comment traduire ces perceptions, qui à la base ne peuvent se matérialiser que par des incohérences verbales.

Rarement un album concept m’a fait autant vibrer que le dernier né du groupe britannique Porcupine Tree: Fear of a Blank Planet. Avec une présentation sobre et sombre, cet œuvre n’attirera probablement pas l’œil des chercheurs de pochette tape-à-l’œil. Paradoxalement, ce sont deux yeux presque extra-terrestres qui nous accueillent; pré-adolescent inquisiteur, presque envahissant.

Je suis accueilli dans cet univers par un bruit de clavier ordiné devenu trop familier. On donne immédiatement le ton. La première pièce nous indique que ce ne sera pas une écoute facile et digérable comme une Céline que l’on nous gave dans l’esprit devenu fragilisé par la facilité. On sent la maturité du groupe. Neuf albums plus tard, ces porcs-épics me heurtent comme jamais. Oubliez Marillion. Oubliez les IQ et autres Flower Kings. Oubliez les King Crimson du siècle nouveau. Nous avons affaire ici à de la musique pensée sans les cérémonies d’un Emerson, Lake and Palmer ou d’un Yes d’un temps déjà lointain et presque devenu trop nostalgique. On reconnaît bien quelques influences par-ci par-là, mais loin de moi l’intention de comparer. Le premier segment nous indique clairement ce qui nous attend : la tendresse dans la violence de l’adolescence…
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Vient ensuite le malheureux constat d’un fléau trop fréquent de l’adulte en devenir qui à perdu ses repères trop tôt. L’extrait suivant donne la tonalité de la plage :

I will stay in my own world
Under the covers
I will fell safe inside
A kiss that will burn me
And cure me of dreaming
I was always returning

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Juste le temps de respirer un peu et nous voilà plongés dans le fragment majeur de l’ouvrage. Un battement effréné de cri intérieur de ces jeunes adultes confrontés trop tôt à une réalité destructrice. C’est à ce moment qu’arrive en scène le guitariste de Rush, Alex Lifeson. Un pur délice de virtuosité. S’ensuit un court intermède Hammond B3 mélangé avec une guitare rouillée qui nous prévient que ce n’est pas terminé…

En effet, la rage des guitares lourdes sortent de l’ombre à ce moment précis. On veut endommager un peu mes tympans et mes habitudes en même temps. Un refrain efficace qui reviendra à quelques reprises :

Only Apathy from the pills in me
It’s all in me, all in you
Electricity
It’s all in me, all in you
Only MTV and cod philosophy

Vient le moment d’apaisement bien mérité. On comprend bien que le tiraillement précédent n’est qu’illusion. C’est le côté sensible de la frustration qui s’exprime ici (après 12 :50min de pur délice tapageur). Un peu de faux mellotrron vient aussi embaumer mes inhibitions…
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La quatrième plage laisse un peu perplexe à la première écoute ; comme si Porcupine Tree avait voulu justifier ses écarts précédents. C’est un syndrome de Peter Pan musical qui m’a laissé un peu sur ma faim. C’est le seul bémol de ce disque. Écoutable, mais conventionnel.
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Nous sommes en terre connue avec la cinquième plage, jusqu'à ce que Robert Fripp et son frippertronic s’en mêle et que les guitares « trash » n’arrivent. On comprend finalement que cette section n’est qu’un préambule au dernier tronçon du disque.
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Finalement, un minimoog nous accueille vers des contrées obscures et lourdes de signification. En effet, malgré une basse simple et répétitive, je me suis senti interpellé par ce besoin urgent de vivre le moment présent. Par l’amour réel ou par l’illusion d’une aventure extra-conjugale, nous arrivons toujours à la même conclusion : le moment présent est le point directeur de notre avenir. Nous sommes tous maitres de notre horizon….
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Ce texte fût composé sous l’effet de l’Ouzo. Essayez-le, C’est créateur!

Les Conservateurs au poteau!


Nul besoin de consulter les colomnistes du Calgary Christian newspaper (http://www.calgarychristian.com/) pour rire un bon coup. Il vous suffit de suivre les péripéties de notre Bob Morane national, Stockwell Day : ce sauveur de la veuve et de l’orphelin. Comment les sauve-t-il ? En leur mettant un gun dans la main, en faisant peur aux méchants avec une loi anti-drogue sortie tout droit d’un film de Steven Soderbergh et en leur disant que la peine de mort est maintenant cautionnée par son parti (voir la nouvelle en bas).

(http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2007/11/01/002-condamne-mort-ottawa.shtml)

Cette veuve et cet orphelin peuvent dormir tranquillement; Stockwell veille.

Trêve de démagogie. Avec la déclaration du gouvernement Harper, à travers son influent lieutenant, nous entrons dans une nouvelle ère qui à une odeur de déjà vu. En effet, à quoi pouvons-nous nous attendre de cette sortie sur la peine de mort :

* Le Canada perd de plus en plus son autonomie de pensée face à son plus important partenaire économique. Je ne mentionne que le côté économique parce que pour les conservateurs, tout n’est que huards et billets verts. Une petite déclaration en faveur de la peine de mort ne peut qu’aider le Canada non ?


* Nous savons déjà que Harper et ses hommes de main veulent dépoussiérer ce débat universel et en faire un vote libre en chambre. Vu la tournure droitiste que le Canada (et le Québec) prend depuis quelques années, nous pouvons facilement y voir une autre stratégie pour légitimer ce gouvernement minoritaire. Combiens se laisseront berner ?

* Stephen Harper poursuit son repositionnement sur l’échiquier mondial. Le fait de consentir à l’exécution d’un Albertain exilé (du calme, je n’ai pas fini…), permet encore un braquage des caméras sur notre « much better » pays. Or, cette déclaration sur la peine de mort prend place avec tous les autres revirements récents, telle la vision changeante du Canada sur Kyoto, notre contribution en Afghanistan et notre apport mondial en milliers de barils de pétrole par jour. Le Canada nouveau est arrivé ! Chers européens et orientaux de toutes longitudes (proche ou loin), tenez-vous le pour dit, le Canada devient une super puissance de l’opinion paradoxale.

* Il serait illusoire d’encore penser que les centres forts du Canada sont l’Ontario et le Québec. Nous assistons clairement à un déplacement du pouvoir vers l’ouest (politique et surtout économique). Le gouvernement Harper le sait aussi très bien. Vu la montée fulgurante du dollar et ses effets pervers, Harper doit être proactif et jouer sur le côté obscur des gens afin de conserver une certaine popularité malgré l’envol du huard. Ainsi, il est beaucoup plus facile de noyer le poisson avec des sujets futiles saupoudrés en petites quantités, comme la peine de mort ou la TPS a 5%, en hypnotisant par le fait même les plus crédules. La diversion est en train de se former au sein de « nos » rocheuses…

En conclusion, paraître surpris d’une telle attitude des Tories ne fera que refléter l’ignorance de beaucoup de Québécois face à ces « bullies » de la droite ; pour ceux qui s’apprêtent à donner un pouvoir aveugle aux Conservateurs, préparer vous à subir une atteinte en règle à votre intelligence. Cet aveu face à la peine de mort n’est que la pointe de l’iceberg. Le Titanic, ça vous dis quelque chose ? Tant que nous seront associés à ces cowboys, le risque de couler reste entier. « You’ve been warned !! »

mardi 30 octobre 2007

Projet de loi 195 : Calmez-vous, Monsieur Charest!


Quelle arrogance! Vous osez vous enticher de la mémoire de René Lévesque pour faire valoir un point de vue totalement biaisé du projet de loi 195. L’avez-vous vraiment lu, Monsieur Charest? Vos « spins » commencent-ils à manquer de jugement? Vous sentez la soupe chaude Monsieur Charest? Pour répondre du tac au tac à votre lettre ouverte, je ne me sens pas assiégé (lire la lettre au lien suivant), loin de là.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071030/CPOPINIONS02/710300681/6732/CPOPINIONS

Certains arguments que vous soulevez dans votre boniment demeurent essentiels mais n’est pas en contradiction avec le projet de loi 195. Au contraire. Ce dernier ne fait que renforcir notre position et clarifier ce qui semble flou pour beaucoup de nouveaux arrivants.

Qu’en est-il vraiment (mes perceptions) :

* Comme l’ont déjà dit plusieurs de mes collègues (voir blogues souverains), ce projet de loi est aussi une stratégie. En effet, malgré les faibles chances d’approbations sous la gouvernance actuelle, le PQ montre ses couleurs. Rien de plus normal lorsque l’on aspire au pouvoir.

* Ce projet de loi est une excellente façon de faire parler de notre identité propre, sans même utiliser le mot « référendum » comme il le fût ad-nauseam depuis près de 25 ans (et même plus).

* La question de la francisation est tout à fait légitime dans un contexte où la définition d’une identité passe par sa culture et sa langue. Ce processus de francisation existe déjà. Vous le savez, j’en suis sûr. J’en fais personnellement l’expérience en entreprise. Évidemment, cela se fait sur une base volontaire pour le moment. En collaboration avec Emploi-Québec et le Fonds National de formation de la main-d’œuvre, les subventions à la francisation sont disponibles et généreuses. Ainsi, une fois l’immigrant employé par une entreprise, il est facile de l’aider à s’intégrer un peu plus au monde qui l’entoure avec cette subvention. Ce geste lui permet de ne pas s’enclaver dans des ghettos qui restreignent sa qualité de vie. Ce volontariat face à la francisation doit changer. Plus de détail sur cette subvention se trouve dans le lien suivant :

http://www.emploiquebec.net/francais/entreprises/loiformation/interventregion.htm

* La question de la charte Québécoise fait parti de l’officialisation des démarches mentionnées dans le projet de loi 195. Cette charte, qui se veut inclusive est la pierre angulaire des convictions d’un peuple qui défini son identité. Comme vous le dites si bien, Monsieur Charest, nous somme une minorité en Amérique. Toute minorité est confronté un jour ou l’autre à une forme parfois sournoise d’asservissement. Voici justement une belle occasion de nous prémunir de moyens permettant de crier haut et fort que nous aimons notre statu différent, notre culture, si variée soit-elle et notre histoire.

* Il est faux de croire que le fait de résider au Québec veut aussi dire que ses immigrants connaissent réellement ce qu’est le Québec. Plus souvent qu’autrement, de fausses perceptions sont véhiculées. Le fait de vouloir demander une compréhension de l’histoire d’une terre d’accueil, si superficielle soit cette compréhension, ne peut que renforcir l’appartenance à cette terre. Ais-je besoin de rappeler que la majorité des personnes qui entrent dans le pays du Québec ont fait ce choix de façon éclairé? Il nous incombe donc de soutenir leur introduction et créer ainsi une symbiose de cultures tout en respectant le peuple qui reçoit. Ici, « le peuple » veut dire tout les citoyens établis sur cette terre, inclusivement…

* La commission Bouchard-Taylor n’est que la pointe de l’iceberg d’un processus d’identification. Vous vous trompez, Monsieur Charest, en mentionnant que cette commission est une fin en soi. C’est seulement un des outils à notre disposition pour bien définir ce que les Québécois veulent pour leur avenir.

Ainsi, veillez à ce que vos « spins » vous transmettent la bonne information. Avec cette lettre que vous avez publiée ce matin, vous ne faites que confirmer votre nervosité face à une opposition beaucoup plus proactive que vos troupes.
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vendredi 26 octobre 2007

Merci Monsieur Harper


Oui, merci pour vos stratégies soporifiques et vos entourloupettes venues tout droit de l’univers de Kafka. Enfin je peux dormir. Je ronfle. Dion et ses sbires vous ont accordé d’une certaine façon le droit de gouverner encore quelques temps? Je ronfle. Vous nous permettez d’oublier la guerre en Afghanistan? Vous nous concoctez des ententes bidon avec Québec? Vous faite un discours du trône pour vous légitimer encore plus? Vous êtes forcé de nous parler mercenaire, mais réussissez à nous tirer une larme? Je ronfle….

En fait, il ne me reste finalement, tel un Dion manipulé comme une marionnette (vous vous doutez où on se met la main…), moi aussi je vous donne temporairement le pouvoir, car vous m’avez hypnotisé, rendu légume et flasque par vos manipulations machiavéliques. Malheureusement, ce n’est sûrement pas mon Bib Fortuna préféré et son bloc (Wikipédia est très utile ici) qui va aider les trgdrswyhxjsywtdfsdsj………….


RRRRRRRRRRROOOOOOOOONNN PPPPFFFFFFFFFFFUUUUUUUU (Je ronfle…)

mardi 16 octobre 2007

Enfin la rentrée à Ottawa... (burp...)


Encore une rentrée à Ottawa qui s’annonce houleuse. Je vais laisser les analyses profondes à mes collègues des blogues souverains (voir ci-contre). Mon analyse de ce qui s'en vient se fera plutôt par l'entremise d'un écrit de Jacques Prévert. Pour ne pas trop abimer le vrai sens de cette poésies, faites le vide et laissez vous portez simplement par les images qu’elles évoquent.

C'est fait?

Ensuite, faites une analogie avec ce qui se passera bientôt à Ottawa avec les, Dion, Harper et Duceppe. Nous sommes les fleuristes, vers quoi nous porterons notre attention dans de probables élections? Vers l’homme, les fleurs ou l’argent… Comme disent-si bien les « chinois », Food For Thought. (Oups, j’ai omis de mentionner Layton? Signe des temps?)

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Chez la fleuriste

Par Jacques Prévert


Un homme entre chez la fleuriste
et choisit des fleurs
la fleuriste enveloppe les fleurs
l'homme met la main à sa poche
pour chercher l'argent
l'argent pour payer les fleurs
mais il met en même temps
subitement
la main sur son coeur
et il tombe

En même temps qu'il tombe
l'argent roule à terre
et puis les fleurs tombent
en même temps que l'homme
en même temps que l'argent
et la fleuriste reste là
avec l'argent qui roule
avec les fleurs qui s'abîment
avec l'homme qui meurt
évidemment tout cela est triste
et il faut qu'elle fasse quelque chose
la fleuriste
mais elle ne sait pas comment s'y prendre
elle ne sait pas
par quel bout commencer
Il y a tant de choses à faire
avec cet homme qui meurt
ces fleurs qui s'abîment
et cet argent
cet argent qui roule
qui n'arrête pas de rouler.


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mercredi 10 octobre 2007

La ballado de la seigneurie est de retour!


Chers Sujets,

Après quelques mois de procrastination, voici le "podcast" nouveau. Ce millésime Château du Seb vous permettra de goûter ou re-déguster quelques crus de ma vigne personnelle.

Suivez le chemin et n'hésitez pas à me transmettre vos commentaires (par pigeon ou coursier, à votre choix, ou simplement sur la page web de ma ballado). Faites aussi passer le mot à ceux qui pourraient apprécier un tel exercice et qui aime l'éclectisme musical.

http://librepenseedelaseigneurie.mypodcast.com/

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En passant, pour ceux qui suivent les délibérations sur le Tarif22 de la SOCAN, elles ne sont pas terminées. Profitez-en!

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Sir Seb

vendredi 5 octobre 2007

Harper tout azimut


Je n’ai nulle envie de mettre de l’huile sur le feu. Par contre, ça sent la mer…. heu…. les élections. Tout porte à croire que monsieur Harper veut de plus en plus se donner toute la latitude possible afin de gouverner librement. Sa position de parti minoritaire un peu inconfortable lui donne des maux de tête évidents, si l’on en croit les dernières nouvelles. En effet, monsieur Bernier part en Afghanistan pour couper l’herbe sous le pied de monsieur Codèrre et de son équipe libérale en panique. Voici une des preuves qu’il veut garder le contrôle de l’information à tout prix.

Ceci démontre aussi tout à fait l’arrogance et malheureusement la confiance qu’ont les Conservateurs face à un éventuel règne. Ils savent très bien qu’aucun parti n’a le pouvoir de défier de façon sérieuse son discours du trône (pour ne pas dire du bidet…) sans engendrer des retards inutiles en chambre. Regardons la situation de plus près si des élections avaient lieux cet automne:

Le NPD : Avec son attitude de jappeur d’arrière cours, l’équipe de monsieur Layton fait un peu pitié à voir avec sont martelage irrationnel envers la guerre en Afghanistan et ses propositions (et surtout ses oppositions) à l’emporte-pièce sur tout les sujets d’actualité tel le financement du régime militaire Birman ou son indignation sans conséquences sur le discours de Maxime Bernier (encore lui!) à l’ONU. Par contre, nous sommes en droit d’espérer une percée timide du NPD, ou du moins quelques chaudes luttes dans l’île de Montréal à cause de l’autodestruction du parti Libéral et la mauvaise réputation de Dion au Québec. En regardant le plan du NPD, il y a, pour les gauchistes, matière à militer. J’apprécie particulièrement son côté environnementaliste et son combat pour l’égalité des personnes. Malheureusement, le parti Vert viendra probablement jouer dans leurs plates-bandes et ainsi leur enlever des votes. Il est évident que Layton devra être plus présent à Montréal. Or, le vent de droite qui souffle partout au Québec ne permet pas de croire à une éventuelle percée ailleurs au Québec.

Les Libéraux : Stéphane Dion semble être l’épine dans le pied (et dans le cul) de bien des militants Libéraux. C’est à se demander sérieusement comment il a pu être élu chef de ce parti. De toute façon, c’est bien fait pour eux. Une bonne leçon d’humilité est tout à fait la bienvenue pour ce parti qui à su si bien abuser de la manne pendant de trop longues années. Il m’apparaît évident que les libéraux ont de fortes chances d’être rayés de la carte Québécoise. Malgré tout, ils pourront probablement compter sur leurs alliés (presque irrationnels) de l’ouest de l’île de Montréal. Quoique, ils doivent sentir l’haleine de Layton dans leur cou…

Le Bloc Québécois : Tous savent que la majorité des souverainistes sont déchirés entre le goût du pouvoir (vous vous souvenez de Roberval?) et l’envie irrépressible de se donner la seule voie souveraine possible à Ottawa. Les prochaines élections risquent d’être décisives pour le Bloc. La perception des simples citoyens dont je fais parti est peu reluisante pour ce groupe à la dérive. En effet, la poigne de fer et l’entêtement de Gilles Duceppe à rester à la tête du parti fait très mal à ses troupes. Ses tergiversations récentes entre la politique provinciale et fédérale, ajoutées aux rumeurs de départ ne font que confirmer l’instabilité du personnage. Le manque de leadership et de vision vont mener à la perte de ce parti. De toute façon, si bons soit certains députés (je parle de gens comme Meilli Faille, par exemple), le fait d’être associés à ce dictateur girouette leur promet une bataille très difficile dans leur comtés respectif. Monsieur Duceppe aura beau ruer dans les brancards et surtout s’opposer à tout ce que feront les Conservateurs d’ici les prochaines élections, les bloquistes n’auront de loisir que de mettre la faute sur le manque de couille des Libéraux. C’est tout le pouvoir qu’a le Bloc en ce moment. Le Bloc s’effrite. Même l’envie de se garder une voix toute Québécoise à Ottawa peut avoir des limites. Je crois que le Bloc l’a atteint.

Le Marijuana Party : Humm… En fait je n’ai rien à dire sur ce parti « fumigène » qui plaît tant aux pseudo-anarchistes qui pensent changer quelque chose en votant pour ce … parti (?). En fait, je voulais juste faire un petit clin d’œil à l’annonce d’hier du parti Conservateurs face à la drogue (ouch! J’ai peur de dire ce mot maintenant…).

Cher Québécois, voici le genre de gouvernement qui vous attends si vous permettez un pouvoir complet à ces « control freak » qui ont une vision des temps anciens que sont les Conservateurs. Surveillez tout particulièrement leur attitude face à une réforme du système judiciaire et face aux drogues et à la sécurité. Lorsque j’entends des gens dire qu’ils veulent être du côté du pouvoir, je me demande vraiment de quel pouvoir ils parlent. Je ne donne pas cher de notre « si différente » identité Québécoise…

mardi 2 octobre 2007

L'irrévérencieuce révérence de Duceppe


L'entourage du chef du Bloc Québécois parle d'une possible retraite après d’éventuelles élections fédérales (entendue en me rendant au travail à « C’est bien meilleur le matin »).

Comment devons-nous interpréter cette autre fulgurante sortie? Serais-ce une stratégie pour inciter monsieur Harper à déclencher des élections rapidement en sachant que le bloc sera inopérant par la suite? Je crois que cette bourde reflète un manque total de respect envers les députés et ceux qui travaillent dans l’ombre pour faire survivre ce parti. Peut-être est-ce une bourde journalistique. C'est aussi fort probable. Vu les méthodes dictatoriales de monsieur Duceppe, je doute qu’il n'ait consulté majorité de personne dans son caucus. Évidemment, ce n’est qu’une supposition mais c’est une perception plausible. Par contre, si les collaborateurs bloquistes pensent que cette nouvelles permettra de fouetter ses troupes en vue d’une élection, ce sera raté. Bonjour le grenouillage! Il ne faut pas se leurrer, comment peut-on espérer une digne succession après tant d’année d’autocratie Duceppienne, si bon soit ce parti pour les intérêts du Québec?

Cette maladresse se présente comme une catastrophe annoncée pour les prochaines élections en ce qui concerne le Bloc. Courageux citoyens, place aux Conservateurs! Le Bloc s’automutile. Encore une fois, les souverainistes seront encore déchiré entre choisir une faible parole aux communes ou s’orienter vers d’autres horizons (plus vert?). Peut-être certains en profiterons pour surfer su la vague de droite qui a cour en ce moment? C’est ce qui risque fort d’arriver à Vaudreuil… Pauvres souverainistes. Le fédéral reprend lentement ses droits. Essayons de voir cela du bon côté : plus les québécois perdent une voix souveraine au fédérale, plus il y aura contestation au Québec. En effet, la flamme ne s’éteindra pas avec le départ de Duceppe.
Note: L'image provient de Joan Vaccaro.

mercredi 26 septembre 2007

Banir "l'autobahn"


Cette nouvelle n’a pas levée très fort dans les médias car elle à été embuée par l’élection partielle dans Charlevoix et les sondages qui s’en suivirent. C’est triste. Par contre, je ne peux passer sous silence l’impact majeur que cette nouvelle aura à moyen et long terme. En effet, je prédis, sans boule de cristal, une diminution significative de la qualité de l’air dans l’est de l’Ile-Jésus (Laval-Est/Terrebonne) en 2011; Finalement, le pont de l’autoroute 25 sera construit, Dieu bénisse les Libéraux et leur vision à court terme.

Expansion économique, oui mais…
Les tenants du discours économique pour justifier la construction de cette génératrice à smog ne font qu’une simple équation mathématique; la plus simple qui soit, celle du 1$ + 1$ = encore plus de $$. Bravo! Ils ont raison. Cette construction majeure aura un impact positif sur le développement économique de cette région. Le maire de Laval jubile car cela signifie plus de revenu provenant de l’exode des citoyens de Montréal vers ce nouveau Klondike résidentiel et économique. Ce secteur bénéficiera probablement du même genre d’essor que connaît la ville de Vaudreuil actuellement avec la venu prochaine de l’autoroute 30 et d’une éventuelle refonte de la 20. Par contre, ce pont payant aura également des effets pervers qui semblent avoir été mis de côté par le BAPE. C’est pourquoi il existe encore un regroupement opposé à cet accès direct vers l’est de Laval. Le dossier qui démontre certaines irrégularités dans l’étude du BAPE se retrouve en ce moment à l’étude devant la cour.

Afin de se bidonner un peu et amplifier le cynisme entourant ce projet, je vous invite tout d’abords à lire les objectifs officiels derrière cette réalisation (et particulièrement la suivante :
« accroître le sentiment de confort et la sécurité des usagers de la route »
Gens de Laval, vous pouvez dormir tranquille. Votre sécurité sera améliorée…

http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/entreprises/zone_fournisseurs/centre_affaires/projets_routiers/parachevement_a25
De plus, la ministre Courchesne d’ajouter lors du point de presse de lundi:

«L'étape que nous franchissons aujourd'hui constitue un pas de plus vers la réalisation d'un projet qui répond aux attentes d'une importante partie de la population de la grande région métropolitaine de Montréal. Ce parachèvement de l'autoroute 25 permettra d'améliorer la qualité de vie des citoyennes et des citoyens (automobils et automobiles :) ) en réduisant leur distance de parcours ainsi que leur temps de déplacement. Il permettra également une économie des coûts d'entretien et d'exploitation des véhicules ainsi que la réduction de la pollution causée par les véhicules»
Wow ! Le peuple est comblé ! Merci monsieur Charest ! Voici une autre démonstration de l’étroitesse d’esprit de votre parti ; ceci sans même mentionner votre incapacité de gouverner face à l’adversité.

Étalement urbain
Sans tomber dans la démagogie, cette propension vers l’étalement urbain éhonté nous montre à quel point ce gouvernement n’a pas de vision pour la région Montréalaise de demain. On peut facilement associer cette décision à de l’opportunisme électoral en essayant de freiner l’expansion de l’ADQ dans le 450. Vous aimez ça les bonbons, gens de Laval? Voyons voir si vous êtes dupes et facilement influençables. Les libéraux font fit de toutes recommandations de groupes environnementaux. Même la ville de Montréal, qui s’oppose farouchement à ce projet, pour des raisons évidentes d’étalement urbain, est bâillonnée dans ce dossier.

Le premier PPP au Québec, un outil de propagande Libéral
Les Libéraux se targuent d’être les premiers à mettre sur pied un premier projet PPP (Partenariat Public-Privé) au Québec. Jean Charest semble vouloir faire des PPP son prochain cheval de bataille pour les prochaines élections. Observez comment il ne cesse de nous marteler cette idée en invoquant la pénurie de fonds dans les coffres du gouvernement. Or, nous nous dirigeons dangereusement vers un état encore plus contrôlé par les lobbys et les grandes compagnies. J’en conviens, il est difficile d’avoir une vision à long terme de nos gouvernements à cause de notre système électoral déficient. Mais je ne suis pas dupe pour autant; je supporte aussi le fait que sans le privé, nous pouvons oublier les projets d’envergures. Or, ce n’est pas une raison pour précipiter les choses au détriment de l’environnement ou au détriment d’une saine démocratie. Voyez ce qui arrive en ce moment avec les éoliennes. C’est le « free for all ». Le gouvernement (et le peuple) à perdu le contrôle! J’entends déjà les défendeurs de ce genre de projet crier que le BAPE est une instance tout à fait démocratique et qu’il suffit de s’en servir. Je suis d’accord mais admettons que cet instance propage une image de moins en moins efficace. Que le BAPE soit pour ou contre un projet, ce n’est, à la fin, qu’un outil de consultation. Le gouvernement à le dernier mot et c’est là que le bat blesse.

Expansion du smog
Lorsque l’on regarde les épisodes grandissants de smog dans la région métropolitaine, il y a lieu de s’inquiéter de l’impact sur la qualité de l’air qu’aura un tel projet. Pour vous en convaincre, voir mon commentaire précédent à ce sujet : http://librepenseedelaseigneurie.blogspot.com/2007/05/lapocalypse-est-nos-portes.html

Cet événement reflète encore un peu plus notre incapacité de faire passer nos messages face à des gouvernements totalement manipulés par une opinion publique biaisée par les lobbys. De toute façon, la communauté devient tellement « me, myself and I » que le gouvernement peut manœuvrer d’aise sans crainte d’une réelle opposition.

Si vous voulez approfondir vos connaissances entourant ce projet, je vous invite à lire les mémoires présentés au BAPE (comme celui-ci par exemple) :
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/autoroute25/documents/DM22.pdf

Site officiel : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/autoroute25/index.htm

lundi 24 septembre 2007

Un peu de baume sur notre PQ


Chapeau bas, chers Charlevoisiens! Rien de bien imprévisible ici; les péquistes se donnent la chance de se refaire une image. D'autant plus que la nomination de Pauline Marois comme députée s'est incarnée en domination majeure du nombre des votes sur son adversaire adéquiste, monsieur Harvey.

N'en déplaise aux droitistes-autonomistes désillusionnés, cette élection témoigne de l'envie des indépendantistes de se doter d'une voix importante au PQ et au parlement. En voyant de tels résultats, je constate que l'option souveraine n'est pas morte. Cette journée électorale met un peu de baume sur mon PQ endolori.

Votre humble soldat se soigne. Madame Marois, que la guerre commence!

samedi 22 septembre 2007

Le mal de "Bloc"


C'est une proposition bien calculée que monsieur Duceppe nous propose aujourd'hui; si les Conservateurs ne respectent pas la liste des 5 conditions ci-dessous, « c'est les élections! », de dire notre chef.

http://www.blocquebecois.org/fr/manchette_detail.asp?id=9925822

Réaction calculée dis-je, car nous savons fort bien que les Libéraux ne voudront se mouiller à n'importe quel prix. À la lumière des derniers résultats des partielles de cette semaine, cette attaque à de fortes chances de se retrouver sans effet après le discours du trône.

Prenons ainsi cette sortie publique du chef bloquiste comme un appel à la mobilisation. C'est quand même un bon coup médiatique. Par contre, les opposants au parti ne se feront pas duper.

Je me demande si Meilli Faille, mon excellente députée (c'est vrai!) est prête à affronter le monstre conservateur, Michael Fortier dans Vaudreuil? Ouch. La marche est haute.

vendredi 21 septembre 2007

Journée internationale de la quoi ?


C’est en effet la question que je me suis posée en me faisant rappeler que c’était la journée internationale de la paix en ce 21 septembre. Il paraît que L’ONU fait de la paix son but premier. Que c’est réconfortant…


La Journée internationale de la paix a été instaurée en 1981 par les Nations Unies pour faire observer tous les ans une journée de cessez-le-feu et de non-violence dans le monde. Chaque année, partout dans le monde, on honore la paix de différentes manières le 21 septembre.



C’est aussi l’équinoxe d’automne (officieusement bien-sûr, car c’est officiellement le 23). J’éprouve de la tristesse en y pensant un peu. Au fait, à quoi sert cette journée ? À nous rappeler comment nous sommes loin « d’avoir la paix » ? Je ne parle pas seulement de la fin des guerres dans le monde, cette utopique idée qui flotte dans les esprits naïfs et rêveurs. Non, car pour plusieurs, la guerre est nécessaire. Tout est une question de contexte et de quel côté nous sommes. Je ne parle pas de la paix qui ne semble jamais arriver lorsque je regarde la télé ou lorsque je me gave de médias d’information de toutes sortes.


Je parle d’autres sortes de paix. Celle que j’aimerais avoir plus souvent au quotidien et qu’on oubli parfois de célébrer, soit le plaisir d’être en famille, de laisser couler le temps, de boire un coup entre amis ou de simplement se réveiller le matin en sachant que l’on ne travaille pas cette journée là (sans bruit de tondeuse).

C’est une vision terre-à-terre et peut-être égocentrique mais je suis porté à croire que la paix, tel que vu par l’ONU peut seulement commencer lorsque l’on à conscience de ces autres « moments de paix ».

mardi 18 septembre 2007

Protectionisme ou muselage?

La blogosphère est en effervessence. Certains sites ont un propos bien défini et utilisent souvent des articles ou citations provenants de journaux tels La Presse ou Le Devoir. Il semble que cette méthode soit remise en question pour le plus grand malheur des internautes et autres carnétistes. Aller faire un tour sur le site suivant pour des explications.

http://www.vigile.net/Recours-contre-Vigile-net

Il est maintenant évident que les médias écrits majeurs sentent la soupe chaude quand aux méthodes et à l'avenir de la diffusion des nouvelles. En effet, la démocratisation phénoménale du cyberespace comme diffuseur d'idées et de commentaires fait sentir son influence sur le domaine du journalisme en général. Or, nous nous retrouvons face à une réplique du problème du partage des fichiers musicaux avec quoi l'industrie n'a su s'adapter encore aujourd'hui. Cela m'amène à penser que les journaux veulent tuer le phénomène dans l'œuf avant une trop grande propagation de site similaire à Vigile.net. Veulent-ils seulement protéger une certaine notoriété relié au "vrai" journalisme ou seulement amplifier un égo? Il semble que la bataille est plutôt dans le camp des droits d'auteurs en ce moment. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle prenne la tournure du droit exclusif à la diffusion d'idées. C'est ce qui est dangereux.

Je suis d'accord avec le principe de la libre circulation des éditoriaux et rubriques qui viennent appuyer un commentaire ou une discussion autour d'un sujet. Nul ne devrait s'objecter à une citation d'un article, ni même à la diffusion partielle d'un reportage. Par contre, dans le cas qui nous intéresse, soit Vigile.net, nous parlons de diffusion intégrale d'article et la ligne semble très mince entre copie et transfert d'information. Ainsi, ne vous surprenez pas que les avocats des "majors" s'en mêle.

Je vais supporter Vigile.net car je crois à la libre circulation des idées et que pour le moment, ce site ne remplace d'aucune façon (pour le moment) les méthodes traditionnelles ou même la diffusion électronique des journaux, soit l'entrée d'argent.

Il sera en effet très intéressant de suivre ce débat (ou cette poursuite) car il est un peu question de l'avenir de notre liberté d'expression et de comment nous pourrons l'utiliser à l'avenir.

Enfin, aller vous délecter sur le site suivant. Il n'y a pas plus à ajouter en ce qui concerne le cas de Vigile.net. Savourez le ton et l'idée ...

http://radicarl.net/?p=173

Qu'adviendra-t-il du Bloc?


La dégelée du Bloc Québécois aux élections partielles d’hier dans le comté de Roberval n’est pas surprenante.

En effet, il suffit de voir les problèmes récurrents de l’économie, principalement liée à l’industrie forestière, en cette partie de mon ancien fief. J’y vois simplement le goût du peuple d’être du côté du pouvoir. J'endosse malgré tout les déclarations de Gilles Duceppe qui mentionne que ce n’est probablement pas une tendance stable qui compromet l’idée souveraine dans cette région. J’y vois personnelement un message de contestation des gens du Lac.

Or, parlons-en de monsieur Duceppe; ce valseur par excellence (un peu dictateur) qui aura perdu une bonne partie de sa crédibilité lors de son incursion à la course de la chefferie du PQ. Son leadership à encore été ébranlé hier. J’ai le triste sentiment que le Bloc entre dans une période qui annonce sa fin prochaine. Un mouvement différent doit se former afin de remplacer ce parti moribond. Comment? Premièrement, un changement de chef s’impose. Un changement de nom (pour le maquillage seulement, mais au niveau marketing, ça peut aider :) ) et un caucus extraordinaire des membres pour se reprendre en main. La machine du Bloc n’est plus crédible et est même devenue hors contrôle due à une trop longue longévité; une longévité qui apporte ses effet pervers sur l’envie de pouvoir qui efface le but premier de ce parti.

mercredi 12 septembre 2007

Le PQ et la petite séduction …


Tel que prévu, l’effet ADQ est bénéfique dans le comté si convoité de Charlevoix. En effet, forcée par la candidature surprise de Conrad Harvey dans les élections partielles prochaines, madame Marois poursuit sa campagne de façon plutôt discrète. Son nouveau cheval de bataille?: Le PQ semblerait avoir trouvé des solutions au problème forestier Québécois.

Sa première solution, qui consiste à obliger les constructeurs immobiliers d’utiliser du bois d’ici selon un pourcentage établi, est très peu détaillée. Reste à savoir quel serait ce pourcentage afin d’éviter de tomber dans le protectionnisme éhonté à l’américaine. De plus, cette démarche ne fait que garder une industrie mal en point sur le respirateur artificiel. Dans un marché global où les frontières n’existent plus et où les coûts sont tirés vers le bas, il serait plus sage de souscrire aux conclusions du rapport Coulombe en matière d’étude du territoire, de gestion des ressources et d’innovation. Malheureusement, il semble que ce rapport soit déjà relégué aux oubliettes.

Il est inutile ici de vouloir jouer au clone de Richard Desjardins ou répéter ce qu’il y a dans le fameux rapport Coulombe. Ainsi, je perçois malgré tout la sortie de madame Marois comme un pas dans la bonne direction; un peu opportuniste, j’en conviens; Sachant que si elle s’était présentée dans un compté moins rural, le dossier forestier ne serait probablement jamais sortie de son sac à projet.

C’est en effet ce genre de sortie qui me fait peur. On semble ménager la chèvre et le chou : D’une part, on veut faire plaisir à l’industrie en souscrivant à l’idée de forcer la main des constructeurs en contrôlant la provenance du bois utilisé. D’autre part, on souligne en gras un réflexe collectif bien à la mode par les temps qui court et qui consiste à vouloir protéger une plus grande superficie de forêt (jusqu’à 12%, mais quand?). Tout le monde est d’accord avec cette proposition, mais est-ce faisable? Encore une petite séduction qui aura son effet que de façon temporaire.

Le seul point positif potentiellement réalisable dans le plan péquiste consiste à mettre en place des infrastructures de deuxième et troisième transformation du bois. En effet, les secteurs secondaires ont été trop peu exploités au Québec. Or, c’est exactement à cause de cela que nous nous retrouvons avec des crises d’emplois majeurs, non seulement dans le secteur forestier mais dans tous les secteurs primaires où les géants comme Alcan, les usines-porcheries/"volailleries", Hydro et ses barrages ou autres supers chantiers temporaires, ont su créer des communautés entières, dévouées à leur compagnie sans craindre aucune compétition ou quelques soulèvements. Il en résulte une situation ou on semble vouloir étouffer les questions importantes pour le futur de ces mêmes communautés, que ce soit au niveau économique ou environnemental.

Malheureusement, je ne crois pas que ce plan soit entendu par beaucoup de monde. Nos commissaire Bouchard-Taylor prennent toute la place en ce moment avec la commision sur le chialage populaire envers le multiculturalisme. Voyons-voir si madame Marois et son équipe saura réellement prendre action sur le dossier de la diversification de l’industrie ou bien si elle ne fait que surfer sur la vague comme bien d’autres gouvernement auparavant (bleu ou rouge …).

jeudi 23 août 2007

Les Charlevoisiens et la démocratie


Vous ne pouvez savoir à quel point vous êtes chanceux, gens de Charlevoix. Vous serez les acteurs privilégiés du couronnement officiel de Pauline Marois. L’ADQ en légitime trouble-fête présentera aujourd’hui un candidat contre madame Marois pour les élections partielle du 24 septembre prochain dans ce beau comté.

Enfin un premier test de popularité pour la cheffe du PQ. On ne pouvait demander mieux comme accueil au parlement. Loin de moi l’idée de m’associer à l’ADQ mais peu importe le candidat qu’ils présenteront, je crois qu’ils ont pris la bonne décision. Je pense aussi que c’est une bonne façon de faire parler d’eux (et de Mario) sans trop investir. Ceux qui croyaient que Pauline Marois l’aurait facile … Cela forcera peut-être le PQ à user de stratégie pour ce comté qui est probablement déjà gagné mais qui permettra de mieux connaître notre « sauveresse » et son plan pour l’avenir. C’est peut-être aussi un avant goût de futurs combats ADQ-PQ pour une éventuelle élection provinciale? Voyons voir si l’ADQ saura mener un vrai combat au lieu de seulement vouloir jouer les enquiquineurs sans substances.

mardi 21 août 2007

Ce que vaut la forêt boréale


C’est intéressant d’observer le combat que se livre Greenpeace et le conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ). La réputation alarmiste et démagogique de Greenpeace n’est plus à faire. Il est tout naturel aujourd’hui de faire avancer une idée en soumettant le pire des scénarios au simple citoyen et plus particulièrement le citoyen généralement déconnecté des régions; celui-là même qui a le plus grand choix relativement aux grandes chaînes de consommation tant décriés par Greenpeace. « L’urbain » est si sensible aux causes à la mode…

http://www.greenpeace.org/raw/content/canada/fr/documents-et-liens/documents/destruction-en-chaine.pdf

Parce que l’industrie forestière est encore aujourd’hui un moteur économique très important pour certaines régions, la voie de la négociation est la seule solution à moyen terme. Bien que le CIFQ ait en parti raison avec son argumentaire économique, il n’en est pas moins alarmiste. Ce débat, mis à jour de façon plus radical par nos amis de « la paix verte » et que Richard Desjardins à amorcé il y a plus de 5 ans, continue de bien mauvaise façon. Nous assistons actuellement à une partie de souque à la corde entre deux belligérants de fort calibre. Honnête avec lui-même, Monsieur Chevrette ne mâche pas ses mots et fait encore un très bon usage des meilleures techniques de tournures de phrase qui montrent le CIFQ sous un angle salvateur. En effet, comment ne pas prendre position en faveur d’un argument comme « la mise en valeur de la ressource forestière ». Quoique très positive, cette phrase me laisse perplexe en pensant à ce qui s’y cache. En fait, nous pouvons aisément comprendre que le CIFQ ne regarde la forêt qu’en termes de valeur économique. D’ailleurs, que vaut la forêt boréale au-delà du simple signe de piastre?

Bien sûr, Guy Chevrette et ses acolytes sont sensibles à la valeur sociale que peut avoir une forêt. C’est exactement en utilisant cette facette de l’économie forestière que le CIFQ cherche à se faire du capital politique. Imaginez une seconde l’effet du boycott proposé par Greenpeace sur des régions comme le Saguenay - Lac St-Jean, qui à été développé grâce à l’industrie forestière; cette même région qui continue malheureusement à être en bonne proportion dépendante de cette industrie et ce, même après plus de 150 ans d’exploitation. C’est en effet son cheval de bataille. Nul ne peut exclure le fait que des milliers de travailleurs directs et indirects sont touchés par les changements qui s’installent lentement par rapport à l’exploitation forestière.

Il serait donc sage d’agir de façon responsable et ne pas inciter certaines personne trop sensible (et ils commencent à être nombreux) à agir sans réfléchir aux conséquences du boycott proposé par le « géant vert »; conséquences qui les affecteront aussi de façon indirecte. En attendant le Sommet sur l’avenir du secteur forestier, nous assisteront encore à un dialogue de sourd qui aura pour effet de mettre au jour des arguments douteux et bien souvent, à sens uniques. Le raisonnement des deux solitudes devra tôt ou tard se rejoindre afin de permettre une exploitation sereine et respectueuse, sans pour autant compromettre totalement ses bienfaits sociaux-économiques de la forêt boréale Québécoise.

lundi 20 août 2007

Un combat de "poules" ?


Il y peu de temps, nous étions en possibilité de croire qu’un vent de changement soufflerait sur le PQ. Ma propension à laisser la chance au coureur a tendance à s’effriter avec les années, mais je me suis rallié à madame Marois (voir articles précédents). En apprenant la démission de Diane Lemieux , ministre éclairée et bonne combattante politique, mes appréhension au sujet de madame Pauline Marois sont un peu ébranlés. Je m'explique:

Certains diront que l’histoire se répète au sein du PQ. Les batailles intestines prennent encore le dessus au détriment d’un franc parlé parfois nécessaire. En effet, je suis en droit de me demander si on ne cause pas plus de tord avec ces sorties fracassantes comme la député de Bourget l'a fair aujourd'hui. Pour sûr, une pression politique s’était installée et jouait contre madame Lemieux. En simple observateur, cet événement devient un exercice de routine en politique canadienne et québécoise. Sachez que les Illuminatis du PQ sont toujours aux aguets afin de continuer de panser les blessures causés aux égos de certains députés encore amer suite à la démission de monsieur Landry et Boisclair. Par contre, je crois qu’ils ont échoués lamentablement dans le cas de madame Lemieux. Parfois, il est bon, lors d’un changement de chef, de museler les « haut-parleurs » pour ainsi donner l’illusion que tout roule sur des roulettes.

Malheureusement, il semble que madame Marois et ses sbires n’ont pas su calmer les ardeurs de Diane Lemieux. La situation actuelle est finalement assez triste pour le seul parti qui porte la cause souverainiste sur son dos. Encore une fois, la crédibilité du PQ en prend pour son rhume. Les blessures causées par le départ des deux précédents commandants sont encore loin d’être cicatrisées si vous voulez mon avis. Aurait-il été mieux d'entendre comme raison de sortie une Diane Lemieux qui nous chante la chanson un peu hypocrite du "Je veux passer plus de temps avec ma famille"?En contrepartie, si on y regarde de plus près, est-ce que le parti aurait pu fonctionner avec le tandem Marois-Lemieux? En prenant connaissance de l’analyse de l’excellent Jean-Pierre Charbonneau en entrevue aujourd’hui, il semble que non. Qui voudrait, en cette période de réorganisation, de quelqu’un qui parle trop fort sans pour autant aider à la refonte du PQ? Madame Diane Lemieux a péri a cause de sa trop grande ingérence ou disons plus poliment, sa trop grande "volonté". L’eau est déjà assez brouillée comma ça. Il est vrai qu’il sera beaucoup plus facile pour madame Marois de vaquer à son statu de cheffe avec le député Gendron comme « leader » parlementaire. Il ne fallait pas que la députée de Bourget en remette avec son soi-disant caractère bouillant. Madame Marois n’a fait qu’appliquer le théorème de précaution.

En cette nouvelle ère du PQ, la circonspection est de mise afin de permettre à Pauline Marois de rehausser le contenu du programme du PQ. Je me range donc encore du côté de la nouvelle tête du PQ, mais pour combien de temps? Malheureusement, ce que je retiens avec cette nouvelle plus ou moins surprenante, c'est que le PQ est probablement voué à pourrir de l’intérieur, n’en déplaise aux nostalgiques.

jeudi 19 juillet 2007

La souveraineté économique vous-dites?

Il arrive parfois que je discute souveraineté avec des fédéralistes. Comme ça. Simplement entre parents et amis (oui, on peut avoir des amis fédéralistes). Ces mêmes amis (parfois collègues de travail) s’interrogent légitimement sur les réelles motivations du mouvement indépendantiste. Mon premier réflexe (et celui de bien d’autres souverainistes) est d’expliquer notre besoin de conservation de notre identité mais surtout, j’essais de leur rappeler notre culture, notre histoire, les événements marquants de notre épopée.

En lisant le billet de Gérald Fillion ce matin, j’ai commencé à avoir des sueurs froides (voir le lien ici-bas).

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Carnets/plusRecent/2062.asp

C’est bien beau la souveraineté identitaire ou culturelle mais qu’en est-t-il de notre capacité de survivance en cette ère de globalisation économique? Est-ce que ce concept pécunier peut faire parti d’un éventuel Québec souverain? J’ai bien peur que non.

Je ne peux qu’être désolé en observant l’imperméabilité du domaine économique devant cette idée d’autonomie. Je ne parle pas de notre capacité d’innover ou même de subsister dans une république du Québec; Plusieurs rapports et certains experts (dont Bernard Landry) en font foi. Non. Je parle de notre aptitude à faire face aux envahisseurs économiques tel la Chine, l’Inde et les États-Unis. Or, je me pose la question suivante : que vaudra une souveraineté identitaire lorsqu’à un autre niveau, les grandes compagnies de notre pays sont contrôlées par des étrangers? Pire, quand nos grandes sociétés sortent du Québec pour aller là où les coûts de production (et bientôt de conception) sont moins élevés. Y-a-t-il lieu de s’alarmer?

Sachez que nous ne sommes pas les seuls qui font face à cette menace économique. Rien ne peut arrêter la machine de l’investissement, des acquisitions et de l’expansion des marchés. La globalisation n’a ni sentiments, ni frontières. La clé du succès dans un tel cas n’est pas simple mais demande un changement radical de la philosophie dont le Québec à longtemps entretenu le mythe pour s’émanciper, surtout dans les années 70 et particulièrement en régions. Il est fini le temps ou des compagnies comme Alcan, Abitibi-Price ou autres colosses employaient directement ou indirectement une région toute entière. Cela à eu comme effet de créer des emplois où la plupart des métiers étaient loin du processus de décision et d’innovation. Heureusement, tout cela tend à changer. C’est justement avec une innovation technologique, culturelle et économique originale que nous sauront faire face aux géants du 21iem siècle. Être les premiers en tout domaine, utopie ou non, sera notre salut même si éventuellement, nos innovations ou nos nouvelles sociétés finiront aux mains d’investisseurs étrangers.

jeudi 12 juillet 2007

Faites-moi rire, monsieur Rozon


Si vous êtes dans l’antichambre de l’amertume, comme vous le dites si bien, monsieur Rozon, je me dit que vous ne vivez plus les mêmes défis que le Québécois moyen a à affronter au quotidien.

http://www.info690.com/nouvelle-gilbert_rozon_vide_coeur-327522-27.html

C’est bien là le problème, l’élite québécoise dont vous faites parti semble vivre sur un nuage qui embrume votre vue sur la réalité. Si je comprends vos propos tenus dans les deniers jours, monsieur Rozon, vous devenez un Lucide? (Remarquez qu’il ne suffit que d’un changement de lettre pour que Lucide devienne Lucien …) Puis-je vous demander de rester dans votre champ de compétence? Vos envolées lyriques publiques sur la société Québécoise sonne faux.

En effet, vos propos sentent la frustration à plein nez. Il est malheureux que vous vous serviez de la situation précaire de beaucoup de Québécois (40% selon vos dires) afin de faire avancer votre cause qu’est le festival Juste Pour Rire. Je considère votre festival très important pour la visibilité de Montréal. De plus, c’est une entreprise (et je mets l’accent sur ENTREPRISE) qui apporte beaucoup à la région. Nul besoin de préciser que des événements de la trempe de votre festival, tout le monde qui est en moyen de contribuer doit participer. Les impôts sont là pour ça! Je ne conteste pas le fait que cet argent publique ne vient pas assez vite. Je comprends donc vos demandes répétées aux différents paliers de gouvernements et vous supporte pleinement là-dessus.

Par contre, ne mélangez pas l’immobilisme gouvernemental et son statu quo avec saine et constructive opposition du pauvre peuple. Comprenez que l’imposition d’idées d’envergure, qui sonne parfois comme une dictature après une défaite, ne passe plus chez nous. Nous ne somme plus dans les années 50. Si les « architectes » du Québec de demain ne peuvent surmonter les débats, peu importe leur teneur, vous n’avez qu’à vous apitoyer sur vous-même et sur votre manque de préparation. Il ne suffit plus de présenter des maquettes en 3D par ordinateur avec des graphiques prometteurs pour convaincre les gens, peu importe les méthodes de revendications ou même les types de contestation, si futiles soient-ils.

Si les « entrepreneurs » de gros projets étaient plus convaincants, mieux préparés et écoutaient vraiment les petites gens qui n’ont qu’au bout du compte que leur voix pour se faire entendre, il serait beaucoup plus aisé de faire avaler vos propositions. Rappelez-vous que vous n’êtes pas le gouvernement, vous n’êtes pas les décideurs. Vous êtes l’initiative, l’influence, les lobbyistes et sculpteurs du Québec. Retourner à vos planches à dessin et revenez-nous encore meilleur. De toute façon, n’est-ce pas votre but dans la vie?

vendredi 29 juin 2007

« Criss » qu’on a la mémoire courte


En cette journée de protestation des autochtones, j’aimerais rappeler à tous ceux (> 63% selon le sondage plus bas) qui pensent que les méthodes utilisées par les amérindiens pour rappeler qu’ils existent (tel bloquer routes et rails) sont exagérées, ont la mémoire courte en tab@&*!$.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070629/CPACTUALITES/706290615/6730/CPACTUALITES

Ce qui se passe aujourd’hui chez les amérindiens est tout à fait légitime et essentiel.

Avons-nous déjà oublié que le Québec tel qu’on le connaît, avec les gens qui le colonisait et qui le construisait à LEUR image fût conquis? Nos ancêtres venues de vieux continents autre que les décideurs de l’empire Anglais ont été maintenus dans la pauvreté monétaire et intellectuelle pendant des décennies aux dépends de l’envahisseur. N’est-ce pas aussi ce que la France à fait à son tour avec les « Indiens » en mettant les pieds au Québec il y a fort longtemps?

Comme les premières nations d’aujourd’hui, nos aïeuls ont protestés contre les conquérants anglais. Comme ces Iroquoiens ou autres Algonquins, encore aujourd’hui nous crions haut et fort notre différence. Comment nous, aujourd’hui devenus riches et puissants, avons-nous oublié qu’il n’y à pas si longtemps, il a fallu que nos pères se battent pour démontrer nos capacités de leaderships et d’innovations? N’étions nous pas, en majorité, de simples « Yes Man » à la solde de grosses compagnies qui exploitaient notre vulnérabilité? Avons-nous déjà oublié que l’élite francophone à commencé à s’émanciper avec les protestations, parfois tranquilles, parfois violentes, mais toujours dans le bût de se faire entendre?

Je comprends que nous soyions dérangé dans nos petites routines; Que l’argent que nous leur donnons n’est pas bien administré; Que parfois, l’impression que nous avons de leur incapacité à se sortir du marasme dans lequel NOUS les avons mis, semble augmenter d’année en années. Il y a longtemps que nous avons cessé de les écouter. L’attitude de nos gouvernements ressemble plus à un une opération, probablement inconsciente, de bouchage de trou, voire hypnotisation avec bonbons et autre illusions. Les méthodes employées d’aujourd’hui pour contenter ces « faiseurs de troubles », comme certains les qualifies, ne sont pas très loin des « miroirs et alcools contre fourrures ». Pire encore, nous en sommes rendus à « territoire contre menue monnaie ». Évidemment, tout cela se fait en douce.

Cher Québécois, ouvrez votre tiroir de la mémoire. Vous verrez que les revendications des premiers arrivés demandent d’être considérées au même niveau que notre besoin criant d’être souverain. Dans le fond, ils veulent exactement la même chose que nous : qu’on reconnaisse leur différence et que l’on n'oubli pas qu’ils étaient ici avant nous… Il m’arrive parfois de m’attrister à la pensée que si nous les intégrions un peu plus (considérant qu’ils le veulent aussi), nous découvririons des trésors cachés de nouvelles idées, de penseurs révolutionnaires et de génies en tout domaines. Malheureusement, notre société pense qu’on peut très bien se passer de ces gens. Nous pensons nous en sortir seuls, et ce en toute occasions… Après cela, comment osons-nous revendiquer notre propre émancipation souveraine?

mardi 26 juin 2007

Tambour battant, accueillons Mme Pauline Marois


Malgré mon cynisme des dernières semaines, et parce que c’est la seule solution concrète pour l’heure, accueillons avec allégresse madame Pauline Marois comme chef du Parti Québécois. En effet, réjouissons-nous car ce moribond parti a bien besoin d’une direction claire, si l’on en croit les paroles récentes de notre future « cheftaine ».

À défaut d’avoir une représentation autre que le PQ en chambre pour promouvoir l’idée souveraine de façon plus radicale et efficace, rallions-nous et essayons de créer une stabilité au parti qui peut donner confiance aux indécis. En contrepartie, if faut articuler la vérité sur les enjeux du projet et les potentielles conséquences d’un tel acte. Cessons d’ignorer les probables heurts en usant de séduction à l’eau de rose et faisons face à notre avenir comme société en mettant un peu de côté nos petits besoins individuels. C’est pourquoi je suis heureux de dire que le regroupement des bloggeurs souverains, malgré quelques écarts anodins pour faire de l’argent avec nos commentaires, est probablement un excellent outil pour faire avancer cette idée.

http://plumesouverainiste.com/blogueurs-souverainistes/

Si notre sainte Pauline se démarque un tant soit peu de feu Boisclair et se rapproche de l’idéalisme d’un Landry, la réflexion de cette automne sur la création d’une future république sera bénéfique.

J’ai déjà hâte à la prochaine session parlementaire…

jeudi 14 juin 2007

L’effigie de la Reine, sur mon dollar Canadien, rougi …


Je viens tout juste d’utiliser un huard Canadien afin de satisfaire mon besoin en gras trans, fourni allègrement par une machine distributrice. Quelle surprise! La joue vieillissante de la Reine, incrustée dans la pièce dorée s’est mise à rougir de honte. Suis-je empathique devant cet embarras? Je ne suis pas ému pour « 1 cent ».

L’ancienne Lieutenant-gouverneur du Québec (déjà j’ai mal à la tête, juste à prononcer ces termes) à fait des folies? Qu’à cela ne tienne! Profitons de ce moment d’allégresse afin d’assister au prochain spectacle des commissions d’enquête et d’investigation des forces de l’ordre sur l’utilité de la représentation de la mère patrie en nos terres. Certains me dirons que je mets la charrues avant les bœufs (les bœufs… la pognez-vous?). Nul besoin d’une enquête policière pour constater que notre système politique attaché à cette représentation britannique est archaïque et dépassée (pour ne pas dire coûteuse). Nous n’avons pas besoin non plus d’un courtisant de la cour de Buckingham pour officialiser une éventuelle et prochaine fin au gouvernement minoritaire de Monsieur Charest. Les libéraux sont capables de se défaire tout seul.

Alors, que faut-il faire afin d’éviter d’autres dérapages de ce genre par les sous-fifres de notre Reine à tous? Tout le monde ensemble, et surtout très haut et fort, faisons l’INDÉPENDANCE!

Dépêchons-nous car il commence à faire chaud dans mes poches; mes sous rougissent de plus en plus …

vendredi 1 juin 2007

Une couchette drappée de rouge et bordée de lys bleus

Rarement dans notre vie verrons-nous les Libéraux et péquistes s’accoupler. Citoyens, nous avons été les observateurs d’un moment historique! Monique Jérome-Forget a remercié le Parti Québécois lors de la conférence de presse qui annonçait l’impasse budgétaire! (voir lien ci-dessous)

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Budget/2007/05/31/002-pq-vote-budget.shtml

Cette situation est presque surréaliste. Je suis peiné de voir que le PQ n’a pas eu le courage de rejeter le budget et ainsi forcer le déclenchement des élections, malgré l’entrée en fonction imminente de Pauline Marois (notre « sauveresse », disais-je avec sarcasme – mais avons-nous d’autres choix ?). C’est une chance ratée de se débarrasser de monsieur Charest et de son équipe improvisée. J’entends encore l’argument qui dit que « nous » ne voulons pas d’élection. Ne voyez-vous pas que les Libéraux avancent les yeux bandés? Qu’ils se servent du 950 millions de dollars pour baisser les impôts et le faire agir comme analgésique? Dieu sait que ce leurre profitera encore aux mieux nantis. Lorsque je regarde tous les autres pauvres ministères qui gèrent par exemple le logement social, l’environnement, les transports et j’en passe, je ne peux que m’indigner que le PQ n’ait pas profité de l’occasion pour démontrer son leadership.

Il faut se demander pourquoi les gens ne veulent pas d’élections; parce que nous serons en vacances cet été? Parce que des élections, ça coute cher? Il faut cesser de penser de façon individuelle et regarder l’avenir comme société; Je constate que plusieurs décennies de colonialisme ne nous ont pas aidées à conserver ce que les Français ont encore, une conscience collective.

Avez-vous suivi les élections françaises? Avez-vous remarqué comment les Français abordent leur avenir? Ils le regardent de façon globale et sociétale. Au Québec, nous regardons notre futur de façon plutôt individuelle. Cette façon de faire est aussi appliquée au gouvernement, qu’il soit bleu, brun ou rouge; des visions et décisions à court terme, pour satisfaire le peuple, tel un roi déchu qui s’accroche au pouvoir (ou qui le désire à tout prix). Où est passée toute cette énergie des années 70 qui a permis au Québec de se tailler une place dans le monde?

Il est certain que, individuellement, je serai heureux de retirer plus d’argent lors de ma prochaine déclaration de revenus, mais au détriment de quoi au juste? L’approbation de ce budget peut encore être classée dans la filière des actes manqués.

mardi 29 mai 2007

Option Canada ou l'art de l'occultisme

Faut-il se surprendre du rapport du retraité-juge, Bernard Grenier, faisant état des dépenses voilées (et illégales) d’Option Canada pour le référendum de 1995? Nul ne s’en étonnera, bien sûr. Lorsque l’on parle référendum, nous parlons guerre de tranchées! Sachez que dans une saison référendaire, la raison n’a plus sa place. 500000 $ de plus pour le camp du NON veut sûrement dire que l’argent est le nerf de la guerre. Je me mets parfois à rêver que si ces 500000 $ n’avaient pas été lapidés par des fédéralistes sans scrupules, le OUI serait devenu réalité.

Allez seulement faire un petit tour sur le lien internet suivant et vous verrez que l’ombre de la séparation ramène parfois les échanges verbaux de l’homme au niveau animal (et parfois même plus bas). L’organisation des arguments et de la pensée devient secondaire.

http://forums.canoe.com/messages/infqc/97-13.html

Soit le camp du OUI à été beaucoup plus intelligent avec ses propres méthodes de déviation à la loi (je suis sûr qu’il y en a eu) ou soit les souverainistes de ce temps (comme aujourd'hui) sont pareils au temps des patriotes, mal organisés et idéalistes (irréalistes).

Malheureusement, si l’on observe la situation actuelle, aucune opposition ne viendra confronter notre « sauveresse » à tous, notre Jeanne d’Arc nationale: Pauline Marois. Il y à moins d’un an, nous ne la désirions pas aussi fort que cet intello au passé trouble. Et voilà que nous la réclamons à tout rompre. Quelle honte! Comment voulez-vous que la séparation se fasse si nous ne pouvons être aussi structurés et sûrs de nous que Option Canada l’a été il y a plus de douze ans? Sachez que je n’ai pas fêté le 21 mai dernier. J’ai pleuré. Oui, j’ai pleuré la mémoire de ces pauvres fous de patriotes, mais qui avaient, contrairement à nous, une idée claire sur notre avenir. Ah! Que le temps peu arranger les choses …

vendredi 25 mai 2007

L'apocalypse est à nos portes

ALERTE! Vaudreuil perd le respire (et surtout l’ile sans grande importance juste à côté – je ne parle pas de l’Ile-Perrot). En me levant ce matin, je me suis dit : « Il va peut-être pleuvoir finalement, c’est assez nuageux ». Pas du tout! Le smog nous envahit! En regardant plus attentivement, j’aperçus le soleil comme une boule jaunâtre floue dans le ciel. Par curiosité, je suis allé visiter le site de la qualité de l’air de la région (que vous trouverez ici-bas). On est déjà dans le rouge à 6 H.

http://www.iqa.mddep.gouv.qc.ca/contenu/indice.asp?site=4700

D’accord, c’est encore respirable et pas trop dangereux pour nous, semble-t-il, citoyens moyens qui sont en pseudo bonne santé. Par contre, je n’ai pas souvenir d’avoir vu ce genre de situation dans les dernières années. Le pire est à venir. Je plains mes enfants…

Malgré toutes nos bonnes intentions vis-à-vis de l’environnement, il y encore des choses qui sont très difficiles à changer. Particulièrement l’utilisation de la voiture. Je me suis demandé comment je pourrais participer à la diminution de ce smog. À court terme je cherche encore. Nos horaires chargés, les enfants à l’école et la garderie, le train train quotidien que la vie nous impose en tant que professionnels (la vie nous mène plus que nous la menons) sont tous les facteurs de notre inertie. Lorsque je rencontre un « Hummer » sur l’autoroute, je me dis que nous sommes bien loin de diminuer le smog.

Je l’aborderai probablement plus en détail dans un autre billet, mais nous avons un grave problème d’individualisme aigu. L’avenir est dans le retour de la conscience sociale. Je dirais même une certaine forme de communisme au service de l’environnement. Il ne faut pas se leurrer, malgré la bonne santé économique de notre « beau » pays, lorsque l’environnement commence à faire défaut, ce n’est qu’une question de temps avant que tout le reste tombe.

La ballado de la Seigneurie est arrivée!

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courrant, ma première ballado est arrivée. elle est disponible au lien suivant:

http://librepenseedelaseigneurie.mypodcast.com/

Vos commentaires sont toujours appréciés.

Bonne écoute.

lundi 14 mai 2007

Un « Podcast » retardé (un peu à la manière de Pauline Marois)

Je me suis avancé un peu trop avec la diffusion de mon premier « Podcast » devant paraître dimanche le 13 mai 2007. Voulant faire un mixage qui est écoutable, j’ai décidé de retarder la publication d’une semaine. Certain diront que je me retire à la façon de Gilles Duceppe (enfin un geste digne), mais il n’en est rien. Je me considère plutôt comme Pauline Marois : travaillons sur le fond avant de se lancer dans le vif du sujet.

À+

jeudi 10 mai 2007

La Seigneurie évolue

Certains d’entre vous connaissent déjà mon immense amour de la musique. Préparez-vous, car votre humble serviteur démarre son propre « podcast » ou une balladodiffusion. La première émission devrait être mise en onde dimanche soir, le 12 mai 2007. Soyez vigilant et surveillez l’apparition de l'émission sur le site suivant :

http://librepenseedelaseigneurie.mypodcast.com/index.html

Cette diffusion sera très éclectique et aura pour but de faire connaitre des oeuvres et surprendre l'auditeur (défier?). Cœur sensible et conservateur s’abstenir. En d’autres mots, si vous écoutez Radio Rock-Détente depuis des années et que vous n’êtes pas encore écœuré, soyez prévenus. Il y a peu de chance que vous y entendiez des "étoiles épidémie". Sans diminuer l'énorme influence que ces interprètes ont sur la culture québécoise, je crois sincèrement qu'il y a baucoup plus que ces troubadours pour nous divertir.

En ce qui concerne les droits d’auteurs, je fais depuis quelques semaines des pieds et des mains pour me soumettre à la réglementation en place. Par contre, il existe actuellement un flou juridique. La commission des droits d’auteurs du Canada se penche présentement sur une réglementation appelée « Tarif 22 » demandé par la SOCAN. Plusieurs fois j’ai tenté de joindre quelqu’un à la SOCAN à ce sujet et je n’ai toujours pas de réponse. On ne peut être plus vertueux que le Pape. J’ai un énorme respect envers les artistes et leur travail. Ainsi, mon but n’est pas de propager la contrefaçon d’œuvres musicales, mais plutôt d’en faire la promotion. Cette activité ne m’apporte aucun revenu ni profit. Dans la mesure du possible, j’aurai déjà contacté certains artistes locaux avant la diffusion et utiliserai par moments des extraits libres de droit. Donc, en attendant que la commission sur les droits d’auteur délibère sur le « Tarif 22 » et sa réglementation sur la diffusion d’œuvre sur le web, je vais plutôt tenter de jouer un rôle pour promouvoir la diffusion de musique originale.

ENJOY!

Le "Going Out" de Boisclair et la déroute du PQ

Il était temps que cette histoire de chef mal-aimé prenne fin. Nous sommes (encore) à l’aube d’un changement au Parti québécois. Je persiste et signe, mon commentaire précédent sur l’abolition du PQ demeure. Certains me demanderont comment un souverainiste peut-il désirer la fin d’un rare outil qui œuvre à l’émancipation du Québec? La réponse est dans la question. Lorsque cet outil (pour emprunter le nouvel adage populaire de la boite à outils) est rouillé de l’intérieur, nul besoin d’essayer de le réparer en surface. Je vous le dis, la gangrène s’est installée et rien ne peut l’arrêter. Ni même une Marois (si « présidentiable » soit-elle) ou un Duceppe ne peut empêcher la désintégration lente du parti. Sans vouloir me répéter, la cause souverainiste n’est plus assez bien portée par le parti Québécois. Bernard Landry le savait bien; on ne peut diriger ce monstre avec moins de 80% d’appui. Lorsque le chef qui porte une cause n’est pas supporté par la très grande majorité de ses membres, c’est déjà un signe que quelque chose ne va pas à l’intérieur. Au-delà de gouverner, plusieurs membres du parti semblent avoir oublié l’article 1, sa raison de vivre. Ce parti est devenu un instrument d’émancipation de pouvoir personnel plus que de propagation d’une cause sociale. La cause d’un peuple ayant une culture différente du reste de l’Amérique et qui ne veut pas se perdre, s’entend. Bien sûr que les membres de ce parti ont à cœur la cause libératrice. Par contre, elle est de plus en plus étouffée par la soif de pouvoir grandissante et du grenouillage d’obscurs personnages qui sont souvent présidents de sections régionales ou organisateurs locaux.

Que diriez-vous de bâtir une nouvelle organisation qui aurait dans ces rangs un chef de la trempe de Joseph Facal, Pauline Marois ou de Jean-Pierre Charboneau ? Les oubliés de la course à la chefferie de 2005 seraient des atouts importants tels, Richard Legendre et Louis Bernard. Pourquoi ne pas persuader Mme Payette de joindre ce nouveau parti? Convaincre Daniel Turp de tromper le PQ et rapatrier quelques bloquistes qui n'apportent rien à Ottawa et le tour est joué ! À quand le prochain « pool » ?

Il nous faut quelqu’un avec du charisme! Oubliez le style élitiste ou le genre branché. Il faut se rapprocher de la peuplade. Quelqu’un au franc parlé avec des idées nouvelles et surtout une conviction inébranlable. Cette conviction doit transpirer et influencer les souverainistes mous. Au risque d’en surprendre ou décevoir quelques-uns, laissez Gilles Duceppe où il est. Ce personnage n’a aucun charisme. Au lieu de rassembler et renforcer les indécis, il aura vite fait de frustrer certains membres avec son style dictateur. Beaucoup, y verront aussi l’acte d’un opportuniste. De toute façon, nous avons besoin d’un chien de garde à Ottawa et il y remplit son rôle à merveille.

Malgré ces vœux un peu irréalistes, souhaitons que le PQ se reprenne en main. Le temps est venu de brasser la cage, de se secouer un peu afin de faire sortir les puces qui nous grugent de l’intérieur. De toute façon, laissons l’ADQ faire son œuvre à l’opposition. Les libéraux en auront plein les bras. Nous avons la chance de nous ressaisir, sans trop de pression et ce, pour les deux prochaines années au moins.

mardi 24 avril 2007

Le cabinet sans Yvon Marcoux et la parité à tout prix

Monsieur Yvon Marcoux est déçu. Notre cher député de Vaudreuil n’est maintenant qu’un simple représentant de sa communauté. Sans vouloir tomber dans l’excès d’ironie, nous devrions le voir encore plus dans les journaux locaux et par conséquent, dans la région. J’aurai peut-être encore la chance de lui serrer la main et enfin l’opportunité de discuter des enjeux régionaux avec lui? Qui sait. Mais une présence dans le comté ne donne pas nécessairement plus de visibilité à Québec, là où ça compte. Vu la composition réduite du cabinet, il est plus que probable de voir aussi madame Nathalie Normandeau et Jean-Marc Fournier dans Vaudreuil au cours du prochain court mandat des libéraux.

À première vue, je comprends que les ministères de la Sécurité publique et de la Justice soient maintenant sous la responsabilité de monsieur Jacques Dupuis. Je me permets une inférence : l’expérience de monsieur Marcoux en la matière semble un peu moindre. D’ailleurs, le risque de le voir au comité du Conseil du trésor (comme auparavant) est plus qu’envisageable. L’avenir nous le confirmera. Par contre, de voir madame Julie Boulet aux transports est tout à fait surprenant et totalement aux antipodes de son expérience. Monsieur Marcoux était en terrain connu dans ce ministère et aurait probablement très bien fait dans ce poste.

Ceci m’amène à parler de la composition globale du cabinet. Sans vouloir redire ce qui à été dit, je considère que la volonté de créer la parité homme femme à tout prix est une erreur. Cette situation pourrait seulement s’avérer une bonne stratégie politique. Dans des conditions de gouvernement minoritaire avec un cabinet considérablement réduit, la tâche était un peu plus facile, n’en déplaise aux féministes purs et durs. Par contre, c’est un précédent qui causera bien des maux de tête pour un futur gouvernement majoritaire. En effet, le prochain gouvernement devra tout faire pour recréer la parité. Je vais être clair, il y autant, sinon plus de femmes avec de grandes qualifications au Québec, mais bien peu en politique active.

Lorsque je regarde de plus près les ministres choisies (à la va-vite, il ne faut pas se le cacher), il y a lieu de se demander si le choix n’a été fait que dans le but de redorer une image ternie par une campagne libérale un peu mauvaise. Il faut aller au-delà du féminisme « premier degré » et s’assurer que la compétence de ceux qui représentent un ministère soit à la hauteur. Vous voulez un autre exemple? Comment se fait-il que l’ancienne journaliste Christine St-Pierre soit nommée à la culture? Je plains les pauvres artistes. J’espère que madame St-Pierre à une bonne équipe derrière elle. Je suis certain que madame Beauchamp ne sera pas bien loin.
Enfin, ce ne sera pas les pelletées de terres qui vont manquer à monsieur Marcoux pour son prochain mandat, vu la vitesse démesurée du développement de la région. Gageons que le maire Guy Pilon en profitera pour renforcer ses relations… Ah, la vie ingrate de maire de « grandes » villes.

vendredi 20 avril 2007

Virginia Tech et nous

Tout le monde à une opinion sur les événements de Virginia Tech. Tout le monde cherche aussi une réponse. Afin d’appuyer le fameux cliché, je dirais qu’il n’y a pas d’explications faciles. Je trouve malheureux que la société soit inondée de l’image de ce Cho Seung-Hui. Il est clair que le fait de voir cette pauvre âme partout dans les médias (et surtout l’entendre) ne fait qu’assouvir de bas instincts de morbidités. Mais ce qu’il y a de plus grave, c’est que de mettre l’accent sur cet homme ne fait qu’augmenter l’ombre sur les causes réelles de la tragédie. Sans être trop cynique, c’est justement l’intention de certaines associations pro-arme ou des intellectuels d’extrême droite.

Mais qu’est-ce que cela veut dire pour nous, « pauvres » banlieusards de l’ouest de l’ile de Montréal? Les possibilités que cela se produise dans notre belle communauté tranquille sont aussi grandes qu’à Virginia Tech si vous voulez mon avis. Ce genre d’événement peut facilement se produire autant à l’école de la Cité des Jeunes de Vaudreuil, à la polyvalente de Jonquière en passant par l’Université de l’Abitibi-Témiscamingue. Des personnes comme ce Cho Seung-Hui, on en trouve partout. Ni registre d’arme à feu, ni 60 secondes de silence ne peuvent changer ce fait. Le problème se trouve à un plus haut niveau que cela. Ce ne sont certainement pas les TQS de ce monde qui vont nous aider à comprendre ce qui se passe avec leurs débats superficiels et leurs pseudospécialistes. Il y a plus d’une raison qui peut expliquer ce drame. Je ferai mon pseudospécialiste aussi. Allez, j’énumère quelques raisons entendues ici et là, en partant de la plus facile à celle qui demande plus de réflexion : l’accessibilité aux armes, la pression des gangs de rues, l’immigration mal intégrée à la culture occidentale, la maladie mentale, la surconsommation et l’élitisme.

L’élitisme je vous entends dire ? Indeed, I say! Il y a deux significations à ce terme : on parle d’élite dans le sens de « meilleur » dans une branche donné. Mais je veux surtout soulever l’élitisme défini selon l’erreur sémantique populaire : la haute société ou « les riches ». N’avez-vous pas observé que ces événements surviennent toujours dans les milieux éducationnels (Polytechnique, Concordia, Dawson …). Ce sont des centres de concentration de futures élites dans les deux sens du terme. Pour celui qui n’a pas la chance de fréquenter ces chefs-lieux du savoir ou qui ne réussit pas selon les normes établies par ces sociétés, l’élitisme devient inatteignable et frustrant. Comment dans ces conditions, un esprit un peu faible ou malade ne peut-il pas s’aliéner envers ce palier? Je crois que nous sommes les instigateurs de notre propre malheur en ne valorisant pas assez le peuple ordinaire avec leurs capacités ordinaires. Nous bâtissons un clivage toujours plus large entre nous, les « élites » et les moins veinards de la collectivité.

En effet, la base de cette division repose sur la consommation de masse. Nous sommes esclaves de la consommation. Nous voulons toujours plus afin d’être les « meilleurs » et parfois bien paraître. Comment ne pas être sollicité par toutes ces publicités, ces messages qui hypnotisent, ce besoin d’avoir la plus grosse « piaule » et le plus gros « bazou » ou le gazon le plus vert? Nul besoin de vous dire que cette surexposition ne nous rend que plus esclaves et robots. Cette surconsommation demande soit un endettement ou une aisance financière. Comment devient-on aisé? Pour beaucoup, c’est en allant à l’Université et en essayant de suivre une élite qui tend à être maintenant plus une obligation qui distortionne la réalité. Je crois que notre ami Cho Seung-Hui à perdu les repères essentiels de l’être humain et s’est fait ensorcelé par cette créature dont le monde en général a perdu le contrôle, soit la surconsommation devenue nécessaire.

À plus petite échelle, la ville de Vaudreuil aidera donc notre belle communauté à s’enliser encore plus profondément vers la surconsommation. Vous voulez la preuve? Lisez ce qui suit et admirez les propos de notre maire Guy Pilon. C’est ce qu’on appelle de la vision…

http://www.journalletoile.com/article-95850-Nouveaux-magasins-nouvelle-competition.html