lundi 7 avril 2008

Le Labyrinthe

C’est une histoire de labyrinthes
Et de longs chemins sans issues.
C’est l’éphéméride des événements indus,
Où sans fin l’on entend geindre.
C’est le récit des choix infinis
Qui nous laisse seul avec ses « soi » et ses finis

Entrez, entrez, monstres et fées
C’est Méphisto qui vous l’ordonne
Entrez, entrez, preux chevaliers et gorgones
Votre malheureux périple va commencer
Nul besoin de vous endimancher ainsi
Car vos âmes seront vendues au marché maudit

Vous avez le loisir d’aller vers l’est,
Vous avez la liberté d’errer à l’ouest.
Après cette porte, vos allez et venues ne m’importe peu
Car le destin se charge de l’élite comme du nécessiteux
La carte des étoiles ou les lignes de vos menottes, Dédale n’en a que faire
Vous n’êtes pas les premiers de la cohorte
Et le minotaure a faim de fraîche chaire.

C’est la vie qui commence, usant de l’hymne primal,
Mais c’est avec rythme tribal que la mort s’avance.
Gouverné par vil Pandore et sa malle,
Ou abrié sous mil pans d’or qu’on met à mal,
Vos cœurs battront aux cycles des astres.
Laissez ici vos ailes et passez d’amour en désastre.

Ce labyrinthe aux murs changeants
Est un passage obligé et sera sans pardon.
Ses recoins sombres aux couleurs caméléons
N’emmène que vers l’œuvre du temps.
Or, c’est à cet instant que vous gouterez à la liberté.
À vos marques! Prêt? VIVEZ!
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Seb_Roy (c) 2008