jeudi 26 août 2010

Dieu est partout? Non! Il est dans l’asphalte!


Un peu à la manière du blogue « Balieusardises » (voir dans mes blogues préférés), je vous propose une recette pas banale que certains de mes concitoyens Vaudreuillois et Dorionnaises concoctent allègrement et sans scrupule à toutes heures du jour. C’est très facile à faire et surtout sans risque de représailles, soit de la ville ou de vos voisins.



Préparation :

o 30 pieds minimum de tuyau d’arrosage

o 1 sortie d’eau extérieure

o 1 entrée en bitume ou en pavé uni

o 1 pistolet à eau qui se branche dans une extrémité du tuyau

NOTE: Utiliser un compresseur est préférable car le bruit aide votre asphalte à se remonter le moral en croyant qu’elle est une route achalandée

o 3 à 4 voisins qui s’en foutent

o Avoir très peu de conscience sociale et environnementale est absolument requis (le contraire rendra l’expérience désagréable et générera de la culpabilité)

o 30 minutes (minimum) de temps à perdre

o Facultatif : Avoir de l’eau dans le lac des Deux-Montagnes (source d’approvisionnement de Vaudreuil)

o À Proscrire : Balai

Une fois les ingrédients rassemblés, il ne vous suffit que de suivre les instructions suivantes :

• Revenez du travail tout en ignorant l’avertissement d’interdiction d’arrosage à l’entrée de tout bon quartier de Vaudreuil.

• Ne pas se demander s’il y a mieux faire dans la vie

• Ne pas se demander s’il y a d’autres façons de faire

• Branchez le boyau à la prise d’eau

• Tournez allègrement la valve de la prise d’eau pour que le fluide s’écoule dans le tuyau

• Appuyez fermement sur le pistolet en prenant soin de ne pas diriger l’eau vers vous, mais plutôt vers votre entrée de garage

• Faites descendre sable et grenailles de pierres vers la rue en utilisant le jet d’eau

Optionnel mais recommandé: Poussez la saleté plus loin dans la rue car il y moins de risque que la saleté revienne

Facultatif : Pendant que vous aidez votre pavé à mieux se porter, discuter avec votre voisin, qui lui, arrose son gazon à quatre heure de l’après-midi et « chialez » tout les deux sur le conseil de ville.

• Faites comme le pape à sa sortie d’avion (vénérez votre entrée)

• Recommencez la semaine suivante après avoir lavé votre voiture

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J'ai beaucoup de bon chef-cuisinier dans mon quartier.  Si au moins ce qu'ils concoctent sentait bon...

Mes détracteurs diront que je n’ai qu’à discuter de la problématique avec mes voisins chef-cuisinier en bitume. Or, voilà un sujet délicat. Je tenterai de développer ma pensée sur les relations entre voisins dans un article prochain. Et vous? Êtes-vous un bon chef cuisinier pour votre "driveway"? Allez! Soyez honnête! Que celui qui n’a jamais « arrosé » me lance la première « bière ».

lundi 23 août 2010

Maurice Richard doit se retourner dans sa tombe

(et selon la photo ci-dessous, il n'est pas content...)


N’est-il pas ironique que le débat sur la venue d’une nouvelle école à Vaudreuil se fasse au cœur du quartier du club de hockey le Canadien? Le Canadien à toujours été au centre des débats sociaux et sportif au Québec. Ce n’est donc pas sans surprise qu’une bataille d’idée se tienne au sein du quartier des légendes de la sainte flanelle.


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Avant de commencer, j’aimerais vous inviter à réagir à mes commentaires. C’est le but d’un blogue, soit créer un échange courtois d’idées et d’oppositions saines. Vous êtes les bienvenues, que vous soyez d’accords ou non avec mes propos. Vous pouvez vous abonner en cliquant sur le bouton à cet effet à droite si vous désirez être averti de la publication d’un nouvel article.
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À la lumière de l’article de madame Meloche-Hulobowski dans le journal local Première Édition de samedi dernier, la polémique s’est installée entre les rues Toe-Blake et Maurice-Richard. Ce dernier, qui a toujours trimé dur (et à sa manière) pour l’émancipation d’un peuple doit se retourner dans sa tombe face à l’opposition d’une école dans le quartier (remarquez que je m’amuse un peu ici…). Le premier réflexe des opposants est de brandir le drapeau de la démocratie comme si c’était une technique pour garantir une certaine tranquillité de vie. Devrais-je leur rappeler que dans toute bonne démocratie, après que le peuple ait voté, le pouvoir s’exerce à travers ceux qui ont été élu?

Toutefois, là où je rejoins les « hostiles », c’est lorsque je constate qu’en effet, tout le conseil de ville provient du même parti et qu’aucun conseiller n’est indépendant ou ne peut apporter quelque bémol que ce soit à la démarche de PPU. Il est très difficile, en effet de faire face à un gros bloc qui avance dans la même direction. Et c’est tout un bloc qui s’avance maintenant près de la gare. Personnellement, j’aurais mieux aimé vivre un référendum au sujet de l’école en militant et en m’y annonçant en faveur, que de maintenant devoir accepter tout le développement d’un quartier en bloc sans mot dire.

Après la parution de l’article du journal local (dont il me semble que j’y sois dépeint comme un rustre, ce qui est faux… mais c’est un autre sujet), je me suis demandé si les arguments des opposants pouvaient tenir la route lorsque l’on parle de l’installation d’une nouvelle école dans une ville.

• À qui profite la venue d’une école? En premier lieu aux résidents dudit quartier, pardieu!

• De quel trafic parle-t-on au juste? Des autobus jaunes qui parcourront la rue André-Chartrand entre 8 heures le matin et 3 :30 l’après-midi. On parle aussi des parents qui arrivent à 18 heures ou qui déposent leurs bambins dès l’ouverture du service de garde à 7 heures le matin? En quoi ce genre de trafic est-il dérangeant? Pour la majorité des résidents actifs du quartier, tout cela sera transparent. Par ailleurs, les révoltés devraient craindre un peu plus le trafic du centre multidisciplinaire (autre très beau projet) que celui des enfants parcourant à pied le trajet de la maison vers l’établissement scolaire.

• Au contraire de ce que pensent les belligérants, la valorisation d’un quartier passe par l’ajout d’institutions en son sein (parcs, jeux d’eau, école, aréna ou gymnase). Un quartier qui ne contient que des maisons cossues, en plus d’être morne, stagne en valeur et est plutôt sujet aux lois du marché immobilier et à l’économie de petite échelle. En fait, l’installation d’un bâtiment à vocation communautaire ajoute à la croissance, la valeur à grande échelle et à la vie d’un quartier.

Jusqu’à maintenant, l’argumentaire de l’opposition ne pèse pas lourd. Quel sera la prochaine contestation? Un veto à un potentiel parc de rouli-roulant (skate-park) dans le parc Aurèle-Joliat parce qu’il y a risque d’attroupement de jeunes délinquants qui fument du pot et écoutent du Linkin Park dans leur iPod (tout en faisant peur à nos petit chérubins dans leur balançoire)? Pauvre Maurice Richard. En espérant que ton regard de feu fasse encore de l’effet sur les résidents de la rue qui portent ton nom.

NOTE : L’idée du parc de rouli-roulant n’est que ma propre fabulation. Quoiqu’en y pensant bien, je devrais aller proposer cela à la prochaine réunion du conseil de ville…

mercredi 18 août 2010

Enfin du leadership

L’attitude de Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion, s’inscrivait souvent en faux avec mes propres visions d’une saine et efficace communication avec les citoyens. J’ai cité à quelques reprises des exemples dans mon blogue. Souvent, mes propos reflétais une crainte de perte de contrôle du développement de la ville au profit de « contracteurs » trop entreprenants ou en laissant libre cours au capitalisme éhonté. Mais j’avais par-dessus tout la crainte de perdre l’identité fragile de notre jeune communauté (malgré l’âge vénérable de la ville elle-même) en s’arrimant aux façons de faire d’autres banlieues typiques comme Terrebonne ou autres Lachenaie de la couronne de Montréal, là où centre d’achat rime avec expansion à outrance.


Or, le maire Pilon et son conseil de ville vont utiliser le Programme Particulier d’Urbanisme (PPU) comme tremplin d’une foule de nouveaux règlements qui permettront le développement du secteur de la gare de Vaudreuil. Celui-ci offre en réponse à l’opposition mal informée ou atteinte dans leur individualité nombriliste et surtout contre-productive, un vent de fraîcheur dans cette ville à la croissance fulgurante. Les détails de ce PPU seront donnés prochainement lors d’une assemblée publique donnée par la ville (d'ici 2-3 mois). Ainsi, le maire aura démontré finalement qu’il a des couilles. Je le percevais quelque peu expansionniste avec une vision un peu flou de la direction urbaniste et sociale que devait prendre la ville de Vaudreuil-Dorion, mais je me rallie tranquillement. En effet, la progression de l’autoroute 30 doit maintenant être prise en compte comme jamais et le secteur stratégique de la gare en fait le point tournant pour l’arrimage de la vile avec ce carrefour qui changera à jamais la vocation de la ville, n’en déplaise à ses détracteurs.

Toutefois, je soutiens toujours les oppositions raisonnables de mes concitoyens lors de projets mal définis, vagues ou déconnectés des besoins immédiats. Néanmoins, rien ne permettait une telle levée de bouclier face à l’installation d’une nouvelle école dans le quartier de la gare (district #3) il y a quelques semaines. Il m’est aisé de croire que la désinformation à guidé une petite poigné d’individualistes afin d’empêcher un projet qui ne peux qu’aider les gens du secteur et aussi valoriser le dit lopin de terre d’un quartier sans-vie. J’en sais quelque chose… j’habite le district.

En revanche, alors que prendra forme le PPU, il sera d’autant plus important de suivre à la trace le conseil de ville dans ses démarches. Comme en fait foi le maire dans un article du journal Première Édition du 14 août dernier, il ne permettra pas d’opposition à son projet. Il faudra donc s’assurer que cela ne devienne pas une habitude et que le conseil se transforme en petite dictature pour le reste de son long mandat. Il est important de préserver la démocratie, plus particulièrement au niveau municipal, là ou certains patronages et copinages restent encore fréquents. Toutefois, sous entendu dans le mot démocratie, il y a, en plus de « saine opposition », la nécessité de décision. C’est ce qu’a fait notre conseil de ville et je l’en félicite. J'ajoute cependant un petit bémol à un commentaire probablement empressé de monsieur Pilon à l'effet qu'il fera une demande pour empêcher les citoyens de s'opposer aux projets de règlements sur les institutions tels garderies. J'aimerais bien qu'il approfondisse sa pensée parce qu'il y a possibilité de dérapage inquiétant si sa réponse trouve un écho au gouvernement; ce que je doute fort. Va pour les écoles et les hopitaux, mais il y a trop apparance de magouille dans les garderies privées pour laisser ça au conseil de ville sans droit de regard.

Ainsi, je donne mon appui au maire de Vaudreuil-Dorion et à son conseil , sachant que la mise en place d’un PPU était probablement le seul moyen d’appliquer une vision constructive et profitable sans qu’une poignée d’inconscients égoïstes viennent freiner le bien être d’une plus grande quantité de citoyens. Si nous avions des reproches en profondeur à faire au conseil, ce fût lors des dernières élections de le faire en posant notre candidature (sachant que plusieurs conseillers n’ont pas eu d’opposition). Ainsi, il ne nous reste qu'à regarder autre chose que la mousse de notre nombril, soit agir et penser en société pour le bien être de Vaudreuil-Dorion.

vendredi 13 août 2010

Le syndrome de Lucky Luke parasite le conseil de ville




Je reviens de vacances. D’une part, je reviens d’une longue traversée du désert; Désert du vide de la pensée critique, tel que certain l’auront constaté dans ce blogue depuis presque deux ans maintenant. D’autre part et de manière plus concrète, je reviens d’une belle semaine à la mer, comme on le cite souvent dans les chansons. Du bon temps avec les enfants, la blonde (qui à en fait les cheveux noirs) et quelques parentés. Tout simple, tout bon.



Toutefois, ce que j’ai lu cette semaine me fait abruptement tomber de mon nuage et me force à sortir de mon cloître et de mon mutisme auto-imposé. Un simple et court article du journal local en est la cause. Dans cet entrefilet synthétisé par une journaliste de L’étoile de Vaudreuil, j’y subodore un malentendu qui transpire le syndrome du pas-dans-ma-cour typique de tout bon banlieusards qui me met hors de moi et qu’il m’est impossible d’ignorer cette fois-ci. Moi qui normalement supporte les mouvements intelligent d’oppositions citoyennes, me voilà qui sort les dents contre mes semblables.



Voici le contexte : Un projet de construction d’école francophone volète dans les rumeurs de la ville. Qui plus est, cette dernière s’installerait dans un nouveau cartier résidentiel dont je suis nouveau migrant depuis 4 mois, près de la gare de train de Vaudreuil. Or, comment une petite poignée de résidents ait pu faire annuler, il y a plus d’une semaine, un règlement de dézonage permettant la mise en marche de ce projet et ainsi faire fléchir le maire Guy Pilon avec une cinquantaine de nom seulement? Qui plus est, pour des raisons douteuses d’augmentation de trafic dans le quartier! Soit il y a anguille sous roche ou bien le conseil de ville à vraiment besoin de vacance, vu sa molesse dans le dossier. Nous avons ici un conseil de ville qui, à l’image du héros de bande dessiné Lucky Luke, semble avoir été très rapide sur la gâchette. Comme il était possible de le faire, un référendum élargi aux citoyens qui seraient potentiellement desservis par cette école aurait été approprié. Le conseil en a jugé autrement et à tout simplement retiré le projet de règlement. Affaire close. Les stupides « pas-dans-ma cours » ont gagné une autre manche. En fait, de cause à effet, il a repoussé l’établissement d’une nouvelle école dans Vaudreuil aux calendes grecque, elle qui en a pourtant énormément besoin à cause de sa croissance fulgurante. Quelle pression le conseil à-t-il subi? Qu’est-ce qui justifiais un tel retrait sans au moins avoir usé au préalable du règlement des référendums pour les municipalités? La ville a-t-elle tenté de convaincre ces citoyens pitbulls avec de la bonne information? Un projet de cette envergure et avec une telle nécessité ne peut mourir comme cela au feuilleton. Je dis non. D’ailleurs, je me demande pourquoi mes concitoyens ne s’objectent pas au nouveau complexe sportif qui sera aussi installé dans notre beau cartier?


À cette étape-ci, il serait inutile d’élaborer quelques élucubrations ou même l’ombre d’une conspiration que ce soit, constatant qu’aucun procès verbal n’est encore disponible sur le site de la ville et que les commentaires du maire à ce sujet viendront bientôt. Cependant, je reste aux aguets. Ce dossier sera un excellent laboratoire pour une étude de la bêtise banlieusarde. À partir de maintenant, je vais tenter d’expliquer ce qui caractérise l’homo-banlieusardus dont le cri pour effrayer tous prédateurs et toutes nuisances semble avoir muté de façon très rapide et fait maintenant office de normalité effrayante. Peut-être devrais-je renommer ce blogue : Libre pensée sur la bêtise seigneuriale. À suivre.