mardi 18 septembre 2007

Qu'adviendra-t-il du Bloc?


La dégelée du Bloc Québécois aux élections partielles d’hier dans le comté de Roberval n’est pas surprenante.

En effet, il suffit de voir les problèmes récurrents de l’économie, principalement liée à l’industrie forestière, en cette partie de mon ancien fief. J’y vois simplement le goût du peuple d’être du côté du pouvoir. J'endosse malgré tout les déclarations de Gilles Duceppe qui mentionne que ce n’est probablement pas une tendance stable qui compromet l’idée souveraine dans cette région. J’y vois personnelement un message de contestation des gens du Lac.

Or, parlons-en de monsieur Duceppe; ce valseur par excellence (un peu dictateur) qui aura perdu une bonne partie de sa crédibilité lors de son incursion à la course de la chefferie du PQ. Son leadership à encore été ébranlé hier. J’ai le triste sentiment que le Bloc entre dans une période qui annonce sa fin prochaine. Un mouvement différent doit se former afin de remplacer ce parti moribond. Comment? Premièrement, un changement de chef s’impose. Un changement de nom (pour le maquillage seulement, mais au niveau marketing, ça peut aider :) ) et un caucus extraordinaire des membres pour se reprendre en main. La machine du Bloc n’est plus crédible et est même devenue hors contrôle due à une trop longue longévité; une longévité qui apporte ses effet pervers sur l’envie de pouvoir qui efface le but premier de ce parti.

3 commentaires:

Julien Fournier Dorion a dit...

Qui plus est, la pertinence du Bloc au fédéral pourrait, encore une fois, être remise en question.

En endossant plusieurs projets de loi, en en soumettant au nom de leur parti et en sauvant le gouvernement, les bloquistes envoient un message ambigü.

D'une part, ils brouillent la réalité politique sur la scène fédérale en offrant une option strictement québécoise - et non canadienne - ce qui se traduit par un faux parti fédéral à vocation provinciale. Il importerait de retirer cette possibilité pour démontrer que les autres partis ne sont pas à même de répondre aux ambitions des Québécois. Certes le Bloc reste à l'affût des dossiers traités par Ottawa, mais réussit-il vraiment à changer la donne?

D'autre part, il pourrait être audacieux d'adopter une attitude de laissez-faire, pour rendre compte de l'inattention du gouvernement central à l'égard du Québec. Cette position pourrait également forcer une nouvelle ronde de négociations constitutionnelles.

Le présent billet, « Qu'adviendra-t-il du Bloc? », a suscité ces réactions spontanées de ma part. Je songerai prochainement à la portée de mes propos. Pour l'instant, considérons-les comme de simples réflexions imprécises.

Sir Sébastien a dit...

Vous soulevez un intéressant point de vu. Mon commentaire reflète malheureusement une certaine incapacité à mettre le doigt sur le bobo en ce qui concerne l'avenir du Bloc et de son utilité réelle pour le Québec.

Je crois que vous devriez approfondir un peu plus sur votre argument du « lasser-faire ». C’est une idée extrêmement intéressante mais probablement risqué au point de vue politique et qui peut facilement jouer contre nous. J’essaierai d’approfondir ma pensée sur ce point aussi.

Au plaisir de lire vos réflexions sur ce sujet.

Julien Fournier Dorion a dit...

Suite à nos échanges, j'ai approfondi ma réflexion sur cette question ; je voulais donc vous en faire part.

Vous pouvez dès maintenant lire mon plus récent billet qui porte sur la pertinence du Bloc québécois.

Au plaisir de recueillir vos commentaires sur mon carnet Web.