
La photo montrée plus haut parle beaucoup. On pourrait dire que Paul McCarteny se demande : « What is all the fuss about my show in Quebec City? », avec un soupir.
La honteLa honte! La honte je vous dis. Devrions-nous nous ranger derrière Pierre Falardeau, Pierre Curzi et Daniel Turp avec leur vendetta contre le vieil impérialisme et leur sortie récente sur le 400e? La réponse est non. Il y a une nuance à faire entre le combat de l’affirmation du fait français et la présence de Paul McCartney pour égayer la fête.
De la cohérence...Que Pierre Falardeau pense que ça fait provincial d’inviter ce géant de la culture pop pour, dit-il, seulement nous mettre sur la mappe, en dit long sur le peu de cohérence du regroupement qui s’est créé contre la venue de Paul McCartney en nos terres (source
ici). Je trouve même que les propos de monsieur Falardeau vont à l’encontre de ce qu’il prône depuis longtemps: sortir le peuple Québécois de sa petitesse. Est-ce que d’avoir les groupes Mes Aïeux ou Kaïn en spectacle aurait été plus noble? De plus, les troubles fêtes veulent nous faire croire que la présence de Sir Paul est une « canadianisation » des festivités qui souligne la venue de Champlain. Ce faux débat démontre encore une fois le perpétuel problème de la scission qui existe de plus en plus au sein de la communauté souverainiste. D’un côté, les purs et durs, mal organisés, qui semblent se refermer sur eux même, au nom de la protection de la culture et de la nation. Ils sont en guerre, disent-t-ils. En fait, de par leurs méthodes douteuses, ils donnent parfois l’impression qu’ils font la guerre tout seuls… De l’autre côté du ring, il y a ceux qui sont aussi fier que les purs et durs de la culture du Québec, qui propage aussi le fait français et la spécificité de ce bout de terre d’Amérique, mais qui sont ouvert sur le monde et qui regardent et agissent vers l’avenir; pas vers le passé. À la lumière de l’arrestation d’il y a deux semaines, exagérée j’en conviens, des frères Racine, graffiteurs engagés dans la cause (lire
ceci pour plus de détail
), il y a lieu de se demander si des organisations comme le
RRQ ou ce nouveau mouvement anti-Paul, se rendent compte que leurs actions font patates. En fait, elle créée plus de dommage envers l’option souverainiste que de bien. De toute évidence cette contestation ne génère aucune réaction politique concrète et réelle, ni au sein de la majorité péquiste ou dans l’opinion de celui qui ira avec plaisir ce déhancher au son d’une musique pop qui à fait école. Sachez que cette musique à influencée, même ici au Québec, les Beau Dommages, Harmonium, Cossette, Déry et autres Gilles Valiquettes.
Au 400e ou au Festival d'été de Québec?La venu de Sir Paul, si Britannique soit-il, aide à faire du 400e de Québec la différence entre une fête de quartier pour francophiles et une fêtes aux dimensions internationales pour Québécois fiers de leur différence, qui veulent le montrer au monde entier, mais qui vivent au vingt-et-unième siècle. Le seul lien qui existe entre cet ex-Beatles et la conquête Britannique vielle de 200 ans est l’origine du musicien. Presque aucun autre groupe n’a été aussi rassembleur et unanimement appréciés, partout dans le monde, que Paul McCartney et ses comparses de Liverpool. Or, il me semble que la venue du groupe progressif Yes (tout aussi Britaniques) au festival d’été de Québec aurait pu causer autant de discussion? Mais non! Le festival d’été, c’est pas pareil, diront les opposants du 400e. En quoi la présence du groupe Yes à Québec serait-elle si différente lorsque l’on sait que les deux fêtes se partage à peu près la même audience et s’aident mutuellement à mousser la visibilité de l’un et l’autre. N’est-il pas ridicule de bouder son plaisir parce que ti-Paul vient au 400e? Cela aurait-il été mieux s’il était venu au festival d’été de Québec au lieu du 400e?
Nous assistons malheureusement à une démonstration d’un des sports favori de certains Québécois : le « cherchage » de pou. Tout cela n’aide en rien les souverainistes comme moi à joindre les rangs des plus radicaux de nos troupes. Comment, après cela, rester crédible aux yeux des « autres » avec notre option? Je vous le demande.