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mercredi 7 décembre 2011

Pour que les gazouillis se meurent en salle sombre



Je n’ai pu passer sous silence l’article suivant.


http://www.lepost.fr/article/2011/12/06/2654314_twitter-des-sieges-reserves-pour-tweeter-au-cinema.html


Or, je ne suis qu'un pauvre puriste qui tente encore de percevoir le cinéma comme quelque chose de beaucoup plus grand qu'un bien de consommation rapide (comme offre trop souvent Hollywood aujourd'hui). En laissant le twitteux œuvrer d'aise dans les salles (même en arrière-banc), je pense qu'on banalise le rituel qui existe encore parfois entre un bon réalisateur et son auditoire. C'est peut-être aussi le signe d'un grand essoufflement de l'industrie Hollywoodienne. Elle qui ferait n'importe quoi pour ne pas perdre son dernier bastion de consommation de masse, soit les plus jeunes. Tant que le cinéma progressera vers la médiocrité pour ne servir que le vil côté commercial du 7iem art, les twitteux et facebooqueux des salles de cinéma auront tout le loisir d'user de leur cellulaire (ou pire! du iPAD). Donnez de la qualité cinématographique à ces gens blasés et vous verrez s'éteindre les conversations. Continuez à servir de la merde cinématographique en quantité et bientôt on pourra y jaser comme dans un lounge bar avec le film en trame de fond... parce qu'il n'y aura rien d'autre à y faire.

mercredi 23 novembre 2011

Le carré rouge



Suivre ou non la parade? C’est la question que je me suis posé le 10 novembre dernier lors de la manifestation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. En cette ère où il est de bon ton de s’indigner et de vaquer à des occupations de contestation, dont je suis généralement d’une accointance morale, la grève illimité probable des étudiants l’hiver prochain soulève chez-moi un questionnement. Moi qui suis passé par l’université (et qui y suis encore à temps partiel) et qui est satisfait de ses conditions de travail, je me demande si je devrais me préoccuper du statu-quo demandé par les étudiants québécois. Voyons ce qui me pousse à me questionner, si j’utilise l’argumentaire et la froideur des chiffres soulevés par ceux qui sont du côté de la hausse des frais.



Premièrement, la ministre Beauchamp demande de faire passer de 72.26$/crédits de cours à 83.09$/crédits de cours pour la première année. Une augmentation d’environ 13% par année. Ainsi, quelqu’un qui a 10 cours à son horaire chaque année verra sa facture augmenter de 325$ par rapport à l’année précédente, sans compter l’indexation aux autres frais tels associations étudiantes et effets scolaires. L’augmentation du coût de la vie d’environ 2% par année n’entre pas non plus dans ma réflexion. Or, si l’on prend simplement la logique si populaire dans le commerce, ça fait moins d’un dollars par jours pour améliorer un tant soit peu le système universitaire au Québec. Et si je pousse un peu plus la réflexion démagogique s’apparentant aux radio-poubelles, ça fait un peu moins de deux consommations à 4$ à enlever des « partys » hebdomadaires pour compenser cette augmentation. Ce n’est pas si mal au fond.

Mais de façon plus pragmatique, c’est un montant de 1625$ que l’étudiant à temps plein devra absorber à la fin de son baccalauréat (je ne mentionne pas les grades supérieurs). Est-ce la fin du monde lorsqu’on pense que la moyenne d’endettement moyen d’un bachelier est de 14000$ à la fin de ses études au Québec? Non, ce n’est pas la fin du monde. Or, on entend aussi que l’on peut prévoir qu’un universitaire finira par retirer des bénéfices non-négligeables du côté salarial à cause de son grade. Or, c’est justement ce discours très à droite qui me fait croire que les étudiants à temps pleins ont raison de s’inquiéter de l’avenir. Car cette rhétorique ne s’applique pas à tous. Elle s’applique plus aux médecins, avocats, ingénieurs ou aux finissants en finance entre autres. Je ne pourrais affirmer la même chose pour ceux qui font un BAC en art ou même en soins infirmiers avec leurs conditions de travail exécrables. Et ne venez pas me dire que ce ne sont pas des domaines pertinents en 2011. Sans cautionner la demande de certains groupuscules pour une gratuité scolaire complète, me voici avec une envie forte de m’associer au mouvement. Pourquoi? Parce que les tenants de l’augmentation des frais se servent de fausses raisons pour promouvoir cette augmentation et lentement instaurer une pensé de droite dangeureuse pour la société à long terme; Parce que leur argumentation s’apparente aussi à de la propagande idéologique. Or, voici une petite déconstruction gentille de cette idéologie :

Lorsqu’on me dit que les étudiants universitaires gagneront plus que ceux qui n’y sont pas allés.
Comment peut-on aussi facilement comparer un enseignant au primaire avec ses 35 élèves par classe, une infirmière en chef au bord de la dépression, un psy de garde sous payé dans un CLSC, un journaliste pigiste qui court après sa queue ou même un artiste en musique expérimentale face à un soudeur qui travail de 7 à 4 et qui gagne une « fortune » en over-time à Malartic ou avec un technicien biomédical bardé d’assurances dans une grande entreprise privée. L’argument du gouvernement en ce qui concerne les salaires ne tient pas la route pour une bonne partie des domaines universitaires. Or, ce n’est plus l’argent qui compte le plus aujourd’hui pour les travailleurs, mais les conditions de travail et la flexibilité de l’employeur. L'université est aussi un endroit de génération d'idées, pas juste une machine à cash. Comme société, il est non-négligeable de tenir compte de la créativité qui bouillone en ces murs, sans nécéssairement avoir absolument comme résultat un effet économique immédiat. La créativité se paye aussi et il serait insjuste d'en limiter les frais aux étudiants seulement.

Lorsqu’on me dit que les coûts universitaires sont beaucoup moins élevés au Québec que dans les autres provinces du Canada.
Encore une fois, il est facile de constater que dans la plupart des cas, les charges fiscales ainsi que les salaires du « Rest Of Canada » sont plus avantageux que ceux du Québec, particulièrement en Ontario, d’où un exode des cerveaux de certain domaines vers ces cieux plus cléments pour leurs portefeuilles. Par ailleurs, une baisse des frais de scolarité est prévue l’an prochain en Ontario… Cette décision est justement fondée sur les problèmes d’accessibilité pour tous qui faisait défaut dans cette province. Encore -1 point pour le ministère de l’éducation.

Lorsqu’on me dit que les prêts et bourses seront majorés.
Je tique encore plus ici, car quelqu’un provenant d’un foyer gagnant plus de 60000$ en revenu familial par an ou un étudiant qui travaille 25 heures par semaine justement pour subvenir à ses propres besoins ne pourra pas automatiquement bénéficier de bourses. Donc, les prêts sont le seuls recours de cet étudiant. Et qui dit prêt, dit endettement. Et qui dit endettement universitaire veut aussi dire qu’une fois le prêt des études supérieure remboursé et les 4 années minimum d’études de plus que son voisin diplômé du CÉGEP, l'étudiant universitaire constatera que son cégepien de voisin aura de beaucoup avancé son remboursement d’hypothèque et aura peut-être même déjà son ti-bateau ou son chalet dans le nord à se la couler douce durant les fins de semaines. J’avoue que c’est un commentaire générique. Mais dans un système qui mesure justement sa santé financière collective par la consommation de ses habitants, c’est une donnée non négligeable. Ainsi, il en faudra du temps à l’étudiant universitaire pour rattraper le rythme de vie de son voisin à cause de ses études avancées… c’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Et ça m’a pris au moins dix ans pour réussir à me sortir du mode rattrapage.

Et qu’en est-t-il des gestionnaires universitaires, des investisseurs du privé et de la population?
Avant d’imposer cette augmentation aux étudiants, ces derniers sont en droit de demander un resserrement de la gestion des universités avant un resserrement du gousset "estudiantin". Nous n’avons qu’à penser au fiasco de l’Îlot Voyageur de L’UQAM pour craindre le pire à cet égard. De plus, une collaboration du secteur privé dans la recherche et le développement d’application réelle pour l’industrie devrait être revue et améliorée. Une collaboration étroite avec le secteur privé est positif pour l’étudiant et l’institution à court et long terme. Pour ce qui est de la population, elle en est à la croisée des chemins. Est-elle bien au fait de ce qui se trame pour l'avenir du Québec au sujet de l'éducation supérieure? Et serait-elle d'accord qu'on augmente aussi de 1 $ par jours sa contribution dans notre système d'éducation universitaire?


En conclusion, en dehors du fait qu’on ne peut nier la décrépitude de nos universités (labo, matériel, immobilier et qualité des services), il reste trop de sujets à débattre pour seulement faire porter le fardeau de la hausse des coûts universitaire aux étudiant seuls. Même si 1625$ sur cinq ans est relativement peu, accepter sans broncher cette hausse donne aussi un signal de faiblesse face à cette montée de l'idéologie de droite au Québec. Cela ne peut être ignoré. Les revendications des étudiants sont légitimes et demande à tout le moins au gouvernement de refaire ses devoirs et d’exposer à la clientèle universitaire ce qu’elle entend faire pour contrebalancer l’effort supplémentaire qu’on leur demande. Dire que le Québec paye moins cher que toutes les autres provinces est un argument purement politique et ne sert pas notre façon de voir l’éducation qui est différente du ROC. Or, il faut surtout tenter de garder l’accès aux études supérieures disponible pour tous, même aux petits génies provenant des milieux pauvre. Finalement, si les nouvelles mesures du gouvernement venaient à être appliquées, il ne me reste qu’à suggérer aux étudiants de bien réfléchir avant de poursuivre des études de plus haut niveau. Car la passion de ce que l’on fait comme métier ne sera probablement que le seul salut contre tout l’endettement accumulé et une économie nord-américaine qui ne va pas en s’améliorant. Si votre choix de carrière finit par vous déplaire, cette surcharge de coût vous fera doublement mal.


Or, le débat ne fait que commencer. Mon carré rouge (symbole de la contestation étudiante) est peut être pâlot, mais j’embarque tout de même dans la parade avec les étudiants. Il en va de l’avenir de mes enfants aussi.


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Liens intéressants :

Pour rire un peu :
http://sportnographe.radio-canada.ca/paul-et-la-hausse-des-frais-de-scolarite-17580.html

Pour pleurer un peu :
http://www.ledevoir.com/societe/education/336256/droits-de-scolarite-un-petit-carre-rouge-sur-ma-toge

Pour connaître les chiffres de la partie gouvernementale :
http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index.asp?page=cout


Source de la photo: http://dolarnsarkan.blogspace.fr/



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mardi 9 août 2011

Des couguars en liberté à Vaudreuil


Attention à la gent masculine. Des couguars sont en libertés dans le secteur Dorion. Je ne parle pas de l’animal, mais plutôt d’une faune féminine nocturne qui fait baver certains tigres de la région. Or, une page de l’histoire de Vaudreuil-Dorion est peut-être en train de se tourner. En effet, le Miss Dorion à été la proie des flammes durant la journée de lundi le 8 août 2011. Et ça ne semble pas un incendie mineur. Il fallait y voir les badauds se rassembler tout près et se demander ce qu’il adviendra d’un des derniers résidus du secteur.

Certains nostalgiques d’une autre ère verseront probablement quelques larmes, mais pas moi. Pour notre plus grand malheur visuel il suffisait de passer par la route principale (A20) à Dorion pour que ce grand « Môtel » nous ouvre toute grande ses jambes crasseuses et flétries. Malgré tout, cet édifice « culturel » particulier alimentait quand même tous les fantasmes, dans une ville qui devient de plus en plus « propette ». Je me demande par ailleurs s’il y a quelqu’un qui s’est déjà baigné dans la piscine du Miss Dorion… mais c’est un autre sujet.

Or, est-ce que la ville prendra action pour remplacer cet antre de la contre-culture, après avoir bien-sûr « rasé » cette Miss Dorion? Voilà une opportunité en or pour nos dirigeants de faire preuve de créativité et ainsi permettre à ce secteur de prendre un second souffle. Reste à savoir si le propriétaire actuel consentira à vendre ce terrain à un entrepreneur ayant des idées qui cadrent mieux avec la nouvelle génération de la ville. C’est un endroit stratégique important à Dorion et le potentiel « commercial » est prometteur.

Même si le Miss Dorion fait parti du paysage depuis bien avant que je puisse comprendre ce que voulais dire « danse à dix », la sauvegarde de cette « institution » ne serait que le symbole d’un capitalisme crasse et sans vision pour une ville qui commence seulement à prendre le contrôle de son développement. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres dit-on. Mais je suis certains que ces « autres » sont majoritaires dans cette histoire. Or, pour les nostalgiques, il restera quand même quelques histoires cochonnes à raconter au sujet du Miss Dorion, et c’est bien suffisant.

Pour ce qui est des couguars en liberté, je suis persuadé que l’autre « bâtisse » située au « dessus de la colline » dans le secteur de la route Harwood pourra leur offrir un refuge… nul besoin d’appeler la SPCA.

vendredi 31 octobre 2008

Le paradoxe du "party" de bureau


Je ne sais pas pour vous (et j’aimerais bien le savoir), mais j’ai beaucoup de difficulté avec le fait de me déguiser au travail. Bien entendu, tout dépend de la nature du travail ou de l’ambiance qui règne normalement dans la compagnie. Or, dans mon univers de « cubicules », de chemises-cravates et haute technologie, ça fait toujours un méchant « clash » de voir mes collègues, habituellement si sérieux et cartésiens, porter un costume d'halloween. C’est comme si je venais, l’espace d’une journée, d’entrer chez Alice au pays des merveilles, mais en plus « kétaine ».

Toutefois, je me suis prêté au jeu. Je suis une personne qui aime me déguiser, mais dans les partys en dehors de la "business" seulement. Je suis une figure d’autorité (en d’autre mots, un boss) dans la compagnie et je n’ai pas poussé trop loin; J’ai juste mis une perruque cheap et kitch de clown. C’est peut-être là le bobo. Soit on y va ou y va pas… Mais c’est une autre histoire. La réaction de mes employés fût amusante (on s’y attend). Le malaise n’est pas là. Il est plutôt du côté de la pseudo-cérémonie durant le diner dans la cafétéria. Même si l’intention des organisateurs et participants est louable, il y a un malaise qui flotte dans l’air. Nous sommes supposés avoir du fun, rire et se bidonner, mais c’est tout le contraire qui se produit. C’est comme si nous nous retrouvions dans une autre compagnie. Le même genre de feeling lors des partys de Noel lorsqu’il y a quelqu’un qui en met trop. Nous pourrions dire que c’est comme un tabou. Pourtant, dans les jours normaux, convivialité et fou-rires impromptus sont omniprésents sur l'heure du diner. J’en déduis donc que, soit nous somme une belle gang de coincés, soit se déguiser au travail est trop paradoxale avec la nature même de l’exercice entrepreneurial.

Finalement, est-il possible d’avoir du VRAI fun au bureau? Comment ça se passe chez-vous?


*********AJOUT DE DERNIÈRE MINUTE ***************
Je viens de remarquer cette photo sur le site web de Radio-Canada. C'est l'image qui désigne leur section spéciale sur l'état de l'économie Canadienne. Si vous prenez le temps de bien regarder et si l'on considère que l'image représente comment fonctionne l'économie, c'est normal que ça ne marche pas... le voyez-vous? Y'a quelque chose qui va briser dans cette mécanique si l'on force trop les moteurs...

Bon weekend!

vendredi 24 octobre 2008

Les coups de tête…. dans le mur

(photo par Brownhorse sur Flicker)

Après avoir discuté musique avec quelques uns d’entre vous, l’inspiration de ce billet « pre-weekend » m’est venue de Noisette Sociale et je l’en remercie. Il y a aussi un peu de Lutopium dans ce billet. En effet, nous parlions d’achat sur un coup de tête. J’en ai fait en masse dans ma vie, surtout du côté musical. Je voulais encore tenter l’expérience, sachant que presque 100% du temps, l’achat s’avérait heureux. Lutopium me suggérait du Philip Glass, suite à mon billet sur la musique électronique et minimaliste. Je connaissais cet artiste de réputation et j’étais curieux. Je savais que ça n’allait pas être facile, vu le catalogue plus qu’imposant de cet artiste.

J’ai donc été me procurer une valeur sûr : le dernier de Angèle Dubeau & La Pietà, qui rend hommage à ce pionnier du minimalisme. C’est un merveilleux disque et j’y reviendrai probablement plus tard. Par contre, lorsque je suis dans un magasin de disque, je vire fou. Je ne peux sortir qu’avec un album. J’ai donc décidé de pousser l’expérience plus loin et d’acheter un album de Philip Glass proprement dit (et au hasard): Music In Twelve Parts. Tout excité, je plante ce disque dans mon lecteur et me débouche une bouteille de vin, avec l’espoir que ce moment sera mémorable. En effet, il le fût. AU SECOURS! Je n’étais pas du tout préparé à ça. Mon coup de tête s’est transformé en mal de tête. Plus répétitif et minimaliste que ça, on ne joue que deux notes de façon aléatoire pendant 30 minutes. Ma pauvre bouteille de vin gaspillée et quelques structures hyper-répétées plus tard, je me suis résolue à le mettre de côté (bien loin) en me promettant de réessayer de comprendre ça un jour. En gros, c’est la même expérience que lorsqu’un disque vinyle saute. Écoutez un disque qui saute pendant deux heures et vous comprendrez.

AVIS : J’ai un peu exagéré ma critique, j’en conviens. Si vous voulez apprécier ce genre, il faut que le temps s’arrête et que votre rythme intérieur soit délibérément ralentit, à l’extrême. Seulement de cette façon pourrez-vous percevoir de minces variations qui s’échelonnent sur des périodes très longues. Mettez votre cerveau de côté et n’écoutez qu’avec votre corps en ne pensant à rien. Même le cœur n’a rien à voir la-dedans.

En résumé, je pense que la vitesse à laquelle notre société tourne aujourd’hui m’a fait complètement perdre cette possibilité de complètement faire le vide et de ralentir mon rythme presque au point mort. Même quand je dors, je suis plus actif que cette musique… C’est pourquoi, mon prochain coup de tête sera l’achat d’un livre de yoga. Au moins, Philip Glass m’a fait comprendre que je vis trop rapidement.

Pouvez-vous partager aussi des coups de tête qui n’ont pas eu l’effet escompté, mais qui au bout du compte, vous ont fait prendre conscience de quelque chose? Ce n’est pas obligé d’être un achat; ça peut être une situation ou un événement.

Bon Weekend (de coups de têtes)!

vendredi 8 août 2008

Comment combattre cet été morose

Pour combattre cet été morose, il faut soit travailler pour l’oublier, ou bien aller voir ailleurs si nous y sommes. J’ai décidé de faire ni l’un ni l’autre; je prends une semaine de vacance bien méritée mais je reste au Québec. En fait, je vais « m’évacher » le long du Saguenay avec mes enfants et quelques livres. Voici, entre autre, ce qu’il y a dans ma valise et qui servira probablement à une critique probable dans ce blogue (ou ailleurs…).

Premièrement, je vais me délecter de l’art de Moebius et Jodorowski en m’immergeant dans le monde de « L’Incal ». Mélange de science-fiction, humour, sexe, violence et surtout «anticipation». Un univers monté de toute pièce qui me sortira assurément de la pression quotidienne de la R&D.


Cependant, malgré qu’il ne se passe pas grand-chose au Québec, politiquement parlant, j’ai pensé profiter de cette accalmie pour réfléchir un peu sur la situation de l’identité québécoise, tout en m’amusant un peu. J’ai récemment mis la main sur un « collectif » qui regroupe des psychanalystes et psychologues connus, s’épivardant sur le problème de l’identité québécoise, suite au cirque de la commission Bouchard-Taylor. Ce livre s’appel « Le Québec sur le divan ». Voilà une belle façon de regarder une situation complexe sous l’œil des fouilleurs d’âme, sachant que le Québec est malade de son identité, et que cette maladie est probablement psychologique.




En conclusion, il ne me reste qu’a dire « bebye ». On se revoit quelque part en Août.

jeudi 24 juillet 2008

Encore de la pâtée médiatique pour imbécile

(même les chats n'en veulent pas...)
Après l’affaire de Sir ti-Paul, nous voilà encore sollicité par la bêtise humaine. Que veulent les soi-disant protecteurs des droits des francophones en tirant sur ce qu’il y a de plus anodin et inoffensif politiquement parlant, qu’un athlète olympique unilingue anglais ? Ce pauvre porte-drapeau canadien est la cible d’une affreuse bassesse politique de type estival. Veuillez constater l’aberration au lien suivant :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/07/23/002-porte-drapeau-unilingue.shtml

Si l’on met de côté tout le fla-fla du dopage, n’y a-t-il rien de plus rassembleur que les jeux olympiques (… ok, ok… ou le Mondial de soccer) ? Du moins, personnes n’est indifférents. Ainsi, je demande à Denis Coderre, fanfaron par excellence du PLC et aux autres « morrons » du Bloc Québécois qui supportent la plainte envers le fait que le porte drapeau de l’équipe canadienne soit unilingue anglais, retournent dans la léthargie des vacances au plus vite. J’espère seulement que les médias n’alimenteront pas encore une fois ce vide débat ou cette trombe dans un verre d’eau, seulement parce qu’il n’y a rien d’autre de plus excitant à publier.
Pourquoi Denis Coderre de s’époumone pas sur un dossier plus important comme celui des inspections alimentaires au lieu de porter son attention sur une niaiserie qui n’aidera pas le peuple francophone en Amérique à survivre? Tirer sur tout ce qui bouge fait plutôt perdre de la crédibilité ; surtout si on ne sait pas tirer correctement.

jeudi 17 juillet 2008

Pour en finir avec le 400e de Québec et Paul McCartney

La photo montrée plus haut parle beaucoup. On pourrait dire que Paul McCarteny se demande : « What is all the fuss about my show in Quebec City? », avec un soupir.

La honte
La honte! La honte je vous dis. Devrions-nous nous ranger derrière Pierre Falardeau, Pierre Curzi et Daniel Turp avec leur vendetta contre le vieil impérialisme et leur sortie récente sur le 400e? La réponse est non. Il y a une nuance à faire entre le combat de l’affirmation du fait français et la présence de Paul McCartney pour égayer la fête.

De la cohérence...
Que Pierre Falardeau pense que ça fait provincial d’inviter ce géant de la culture pop pour, dit-il, seulement nous mettre sur la mappe, en dit long sur le peu de cohérence du regroupement qui s’est créé contre la venue de Paul McCartney en nos terres (source ici). Je trouve même que les propos de monsieur Falardeau vont à l’encontre de ce qu’il prône depuis longtemps: sortir le peuple Québécois de sa petitesse. Est-ce que d’avoir les groupes Mes Aïeux ou Kaïn en spectacle aurait été plus noble? De plus, les troubles fêtes veulent nous faire croire que la présence de Sir Paul est une « canadianisation » des festivités qui souligne la venue de Champlain. Ce faux débat démontre encore une fois le perpétuel problème de la scission qui existe de plus en plus au sein de la communauté souverainiste. D’un côté, les purs et durs, mal organisés, qui semblent se refermer sur eux même, au nom de la protection de la culture et de la nation. Ils sont en guerre, disent-t-ils. En fait, de par leurs méthodes douteuses, ils donnent parfois l’impression qu’ils font la guerre tout seuls… De l’autre côté du ring, il y a ceux qui sont aussi fier que les purs et durs de la culture du Québec, qui propage aussi le fait français et la spécificité de ce bout de terre d’Amérique, mais qui sont ouvert sur le monde et qui regardent et agissent vers l’avenir; pas vers le passé. À la lumière de l’arrestation d’il y a deux semaines, exagérée j’en conviens, des frères Racine, graffiteurs engagés dans la cause (lire ceci pour plus de détail), il y a lieu de se demander si des organisations comme le RRQ ou ce nouveau mouvement anti-Paul, se rendent compte que leurs actions font patates. En fait, elle créée plus de dommage envers l’option souverainiste que de bien. De toute évidence cette contestation ne génère aucune réaction politique concrète et réelle, ni au sein de la majorité péquiste ou dans l’opinion de celui qui ira avec plaisir ce déhancher au son d’une musique pop qui à fait école. Sachez que cette musique à influencée, même ici au Québec, les Beau Dommages, Harmonium, Cossette, Déry et autres Gilles Valiquettes.

Au 400e ou au Festival d'été de Québec?
La venu de Sir Paul, si Britannique soit-il, aide à faire du 400e de Québec la différence entre une fête de quartier pour francophiles et une fêtes aux dimensions internationales pour Québécois fiers de leur différence, qui veulent le montrer au monde entier, mais qui vivent au vingt-et-unième siècle. Le seul lien qui existe entre cet ex-Beatles et la conquête Britannique vielle de 200 ans est l’origine du musicien. Presque aucun autre groupe n’a été aussi rassembleur et unanimement appréciés, partout dans le monde, que Paul McCartney et ses comparses de Liverpool. Or, il me semble que la venue du groupe progressif Yes (tout aussi Britaniques) au festival d’été de Québec aurait pu causer autant de discussion? Mais non! Le festival d’été, c’est pas pareil, diront les opposants du 400e. En quoi la présence du groupe Yes à Québec serait-elle si différente lorsque l’on sait que les deux fêtes se partage à peu près la même audience et s’aident mutuellement à mousser la visibilité de l’un et l’autre. N’est-il pas ridicule de bouder son plaisir parce que ti-Paul vient au 400e? Cela aurait-il été mieux s’il était venu au festival d’été de Québec au lieu du 400e?

Nous assistons malheureusement à une démonstration d’un des sports favori de certains Québécois : le « cherchage » de pou. Tout cela n’aide en rien les souverainistes comme moi à joindre les rangs des plus radicaux de nos troupes. Comment, après cela, rester crédible aux yeux des « autres » avec notre option? Je vous le demande.

vendredi 4 juillet 2008

Les doigts perdus (dans la nostalgie)

Hummmm! Les filles qui s’habillent Au Coton, mes deux chandails Vuarnet trop chers, la Laurentide de mon père, les multiples macarons de U2 sur mon manteau en jeans délavé et la revue mensuel Fan Club; mon univers était simple (simpliste?), la vie pas compliquée et la musique tout aussi frugale (mais efficace). En effet, que ce soit avec Voïvod, The Cure ou Duran Duran, ma jeune adolescence inspirée de Degrassi High (mais en région) s’est déroulée plutôt paisiblement, avec ses poussés d’hormones, ses apparitions de poils et ma naïveté face à la vie adulte qui approchait.

Pourquoi cette soudaine nostalgie? Simplement parce que je me suis précipité sur le premier « long jeu » du groupe The Lost Fingers, une des révélations du dernier Festival de Jazz de Montréal. J’ai réalisé que je n’étais pas le seul perdu dans les années quatre vingt, sachant qu’il y avait foules à tout les jours au chapiteau « Heineken » pour ouïr quelques grands et parfois kétaine tubes de la génération New Wave. Le FDJM a même chambardé la programmation de son spectacle de fermeture pour y inclure (à la dernière minute) ces troubadours inspirés d’un autre temps. Or, ce que les « Lost Fingers » nous proposent n’est pas kitsch. Ces émules de Django Reinardt revisitent avec brio (et avec instruments à cordes) quelques classiques comme « Pump Up the Jam », « Tainted Love » et même Céline Dion avec son fameux « Incognito ». Nous sommes à des années lumière de toutes revues musicales peu originale, trop souvent offertes par le casino de Montréal ou dans les autres salles du même type ailleurs au Québec. Leur musique est dépouillée de tout artifice, sympathique mais non dénuée de complexités harmoniques. C’est en effet en entendant leur remodelage de « Billie Jean », de feu Michael Jackson (quoi? Oups… on me dit à l’oreille qu’il n’est pas mort…) que j’ai compris que ces talentueux musiciens ont mis tout le sérieux nécessaire afin de ne pas tomber dans les clichés. Ça fait plaisir à entendre et l’exercice est très satisfaisant pour mes oreilles de gars qui, il n'y a pas si longtemps, à « switché » son Bérurier Noir pour du Feist ou Cinématic Orchestra… Je m’assagi, je suppose.

C’est ainsi que le petit voyage dans le temps, à saveur gypsy, nous transporte de Kool & The Gang à Bon Jovi, en passant par AC/DC et Samantha Fox (!?) avec virtuosité digne des plus beaux paysages Tziganes. Malgré un périple un peu inégal accentué par une reprise peu convaincante de « Staight Up » de Paula Abdul, l’ensemble fait beaucoup sourire et arrive au bon moment dans cet été qui a peur de s’installer. Cet album me fait penser un peu au merveilleux « Strummin' With The Devil: Bluegrass Tribute to Van Halen » sorti en 2006 et qui se prend très bien avec un Whisky de votre choix. La recette fonctionne encore ici.

Voici enfin l’opportunité de se sortir du marasme radiophonique qui afflige nos stations à ondes hertziennes commerciale. Cependant, « Lost in the 80s » n’aura probablement pas d’intérêt pour la génération plus jeunes (disons 20 ans en descendant) ou pour les plus de 60 ans. À moins que, tout comme moi, vous ayez bombardé continuellement les oreilles de vos pairs avec vos musiques sur cassette au Dioxyde de Chrome et que ma clique fredonne encore avec plaisir (et parfois avec gêne). Seulement dans ce cas, les personnes d’une autre époque pourront apprécier les subtilités de ces interprétations. Au pire, ils peuvent se rabattre sur la qualité technique du groupe et son excellent sens du rythme. De toute façon, en écoutant les « Lost Fingers », je me disais que rien ne sert de bouder son plaisir.

Ainsi, je vais courir les voir en fin de semaine et fredonner ces chansonnettes en cœur avec les autres nostalgiques de ces années roses bonbon; comme si nous étions une troupe de « tripeux » de Jeunesse D’aujourd’hui qui se retrouve en Floride pour entendre Pierre Lalonde. En serions-nous déjà rendus là? Je ne peux pas croire que bientôt, il y aura des émissions spécialement conçue pour assouvir l'inévitable soif de nostalgie de notre génération, comme elle existe en trop grande quantité pour les baby boomers. Cette pensée me donne des frissons dans le dos… (Oh! on me dit à l’oreille que le canal Musimax à déjà commencé à en diffuser…) Vite, ma dose de « Lost Fingers » pour me ressaisir un peu.

jeudi 6 mars 2008

Bob l’éponge… consommateur (1ière partie)


Salut. Je suis Bob. Je consomme. Tout ce qu’il y a de nouveau sur le marché des bébelles, je l’absorbe sans réfléchir. Au diable la qualité. Je suis l’instrument parfait des grandes multinationales de la haute technologie et du marketing hypnotique éhonté.

Laissez-moi vous expliquer comment mon cerveau (et celui de la majeure partie des autres éponges) fonctionne : je carbure à la quantité plus qu’à la qualité. Je peux absorber une quantité phénoménale de merde sans même avoir peur d’être saturé. Par exemple, on me gave de multiples séries télévisées ou de balades FM plus ou moins digestes, on m’inonde de fausse-réalité et on me fait croire que la fin est proche en tout domaine. Je gobe tout sans réagir. Par contre, mon éponge commence à suinter le trop plein de technologie. Cet article dégraissant parle de la surconsommation électronique au détriment de la qualité. Cependant, ce brûlot n’est pas un décrottage de l’évolution normale de la technologie. Cette sortie se veut une démonstration que nous, éponges, participons activement à l’émancipation morbide des Sony, Apple et autres « BitTorrent » de ce grand lavabo limoneux qu’est le monde de la technologie de consommation. Par exemple, notre société est passée, en moins de 30 ans à travers plus de dix différents supports audio destinée au grand public. Nous le gobions simplement parce que c’était ce que tout le monde consommait; comme ça, sans vraiment réfléchir. Je me confesse; j’essais d’oublier mon utilisation intensive du lecteur « 8-tracks » de mon père (que j’ai fais rouler et dérouler au moins jusqu’en 1987…). Même s’il nous faut être à la page et suivre l’évolution technologique, que pouvons-nous apprendre de ces cassettes huit pistes et du combat auquel nous assistons entre les MP3 et l’industrie du disque?

La musique comme un gâteau de fête
Mes vinyles veulent vivre. Je ne parle pas ici de mes différents instruments et accoutrements sadomasochistes, mais de la palette de plastique musicale pleine de sillons. Ces disques ne veulent pas mourir, même après leur extinction annoncée à la fin des années quatre vingt. Je me suis demandé pourquoi ; pourquoi soudainement ce regain de vie du disque 12 pouces ? Imaginez ! Autant Bjork, Radiohead que Coldplay sortent aussi leurs opus en format platine (particulièrement au Royaumes-Unis). Voici mon explication personnelle : toute éponge que nous somme a besoin de contact réel pour se remplir. J’ai un peu perdu le contact avec le concept global de l’art musical lorsque les MP3s sont arrivés dans les années quatre vingt dix (et je ne suis pas le seul). Pour moi, le concept de l’art musical inclus, entre-autre, la conception d’une pochette, d’une présentation, d’un emballage, d’une ambiance qui invite à donner le goût de voir ce qu’il y a en dessous du crémage. Combien de temps ais-je passé à écouter une version vinyle de Stravinsky – Le sacre du printemps, par exemple, en contemplant sa pochette qui arborait une peinture de la période moderne.

La musique comme un simple objet de consommation
Je passe sous silence l’avènement de la cassette, car encore une fois, seul le besoin de transporter la musique où l’on voulait justifiait ce format mécanique et archaïque, plus au service de l’industrie (et de Columbia House) qu’au service de l’auditeur. Autant la cassette que le CD nous annonçaient la fin d’une partie importante du concept global de la diffusion de l’art musical. En effet, comment montrer les intentions d’un artiste derrière une œuvre lorsque l’on dispose d’une surface de moins de douze centimètres carré ? La sortie des cassettes au Dioxide de Chrome a participé à la mise à mort de la musique comme œuvre comportant plusieurs niveaux artistiques. Aujourd’hui, ce crémage peu sembler superflu par rapport à l’essentiel qui est la musique elle-même. Ceci s’explique par le fait que nous ayons oublié comment une belle présentation contribuait à l’ensemble d’une œuvre. Ainsi, l’avènement des MP3 aura été le chant du signe de deux choses essentielles, la conception de pochettes intéressantes et de livrets informatifs, en plus de réduire la qualité globale du son. Nos oreilles d’éponges se sont malheureusement habituées à entendre des « glitch » électronique et une image sonore réduite comparée au CD ou au vinyle. De plus, mon éponge d’ordinateur n’a jamais autant possédé de « tounes » de toute sa courte vie. J’ai été poussé, un peu à mon insu, à remplir les giga-octets de mon iPod et de mon disque dur. Cette obsession de l’espace inutilisé est devenue comme une drogue. Il FAUT que je remplisse ces espaces binaires libres. Peu importe avec quoi. Imaginez ! J’ai même des amis éponges qui regarde des films de piètres qualités sur leur cellulaire ! Nous avons clairement abaissé nos standards de qualités. Les bonzes de l’industrie électronique peuvent bien jubiler…

Salut à toi, oh artiste!
Depuis quelques années déjà, j’ai délaissé les téléchargements boulimiques pour le combler avec un peu plus de raffinement (et aussi en payant mes téléchargements). En effet, notre rédemption réside dans la consommation musicale intelligente et responsable. Mon petit doigt d’éponge me dit aussi que le salut des artistes émergents réside justement dans la montée en puissance du format musical électronique sans support physique. Je suggère ainsi aux artistes marginaux de profiter de l’accessibilité et de la flexibilité des formats électronique comme les WMA ou les MP3 au maximum. J’ai la conviction qu’internet 2.0 peut servir la création de concepts originaux entourant la musique comme jamais elle ne l’a été auparavant. Regardons seulement l’avènement des MySpace et Facebooks. Tout ces portails sont encore très mal exploités et ne servent encore qu’à faire la promotion de l’art musical de façon très basique (si on oubli tout le côté « rencontre » de la chose). Or, mon deuil d’œuvre de HR Giger sur les disques de ELP ou les peintures plus grandes que nature de Roger Dean sur les pochettes de Yes en est aujourd’hui au niveau de l’acceptation. Par contre, il y a de l’espoir; ne serais-ce que par un abonnement à eMusic ou par une participation active aux sites comme Bande à Part, CBC radio 3 ou Pitchfork. Tout ça nous rapproche un peu plus des artistes et éloigne nos pores spongieux des grands monopoles du disque, qui se targuent de vouloir protéger une industrie moribonde. C’est en effet à travers ces portails que l’art entourant la simple ritournelle pourra évoluer. Et c’est nous, éponges consommatrices qui auront un impact majeur sur cette évolution. Des exemples?
Créer un contenu plus interactif, comme le font déjà les Arcade Fire en exploitant Internet 2.0
Un contact direct avec les artistes et leur nouveautés, comme l’a fait Radiohead avec « In Rainbow » avant la période des fêtes 2007 (nous pouvions acheter leur album au prix qui nous convenait!! – Parlez-moi d’une révolution.)
Exercer une pression plus grande sur les géants du disque en arrêtant d’acheter les formats physique et en passant par d’autres canaux que par les HMV de ce monde. Ceci aura pour effet de forcer l’évolution hors de cette façon rétrograde de commercialiser la musique.

En conclusion, malgré une évolution fulgurante des technologies sonores, il est temps pour les artistes et le simple consommateur de se réapproprier ce qui jadis était beaucoup plus près de nous. Les grandes firmes sont actuellement déstabilisées par la venue des formats musicaux tout électronique. Il est temps de cesser de pleurer nos pochettes colorées de douze pouces presque disparues et de travailler sur les innovations artistiques que nous permet l’Internet 2.0. Tout ça peut se faire en proche collaboration avec les artistes eux même. Le K.O. fatal donné au conservatisme des pseudo-corporations de l’art musical s’en vient, il ne faut pas rater notre chance.
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Surveillez la deuxième partie de ma sortie spongieuse sur les technologies destinées aux consommateurs de masse très bientôt sur ce blogue.

vendredi 21 septembre 2007

Journée internationale de la quoi ?


C’est en effet la question que je me suis posée en me faisant rappeler que c’était la journée internationale de la paix en ce 21 septembre. Il paraît que L’ONU fait de la paix son but premier. Que c’est réconfortant…


La Journée internationale de la paix a été instaurée en 1981 par les Nations Unies pour faire observer tous les ans une journée de cessez-le-feu et de non-violence dans le monde. Chaque année, partout dans le monde, on honore la paix de différentes manières le 21 septembre.



C’est aussi l’équinoxe d’automne (officieusement bien-sûr, car c’est officiellement le 23). J’éprouve de la tristesse en y pensant un peu. Au fait, à quoi sert cette journée ? À nous rappeler comment nous sommes loin « d’avoir la paix » ? Je ne parle pas seulement de la fin des guerres dans le monde, cette utopique idée qui flotte dans les esprits naïfs et rêveurs. Non, car pour plusieurs, la guerre est nécessaire. Tout est une question de contexte et de quel côté nous sommes. Je ne parle pas de la paix qui ne semble jamais arriver lorsque je regarde la télé ou lorsque je me gave de médias d’information de toutes sortes.


Je parle d’autres sortes de paix. Celle que j’aimerais avoir plus souvent au quotidien et qu’on oubli parfois de célébrer, soit le plaisir d’être en famille, de laisser couler le temps, de boire un coup entre amis ou de simplement se réveiller le matin en sachant que l’on ne travaille pas cette journée là (sans bruit de tondeuse).

C’est une vision terre-à-terre et peut-être égocentrique mais je suis porté à croire que la paix, tel que vu par l’ONU peut seulement commencer lorsque l’on à conscience de ces autres « moments de paix ».

jeudi 12 juillet 2007

Faites-moi rire, monsieur Rozon


Si vous êtes dans l’antichambre de l’amertume, comme vous le dites si bien, monsieur Rozon, je me dit que vous ne vivez plus les mêmes défis que le Québécois moyen a à affronter au quotidien.

http://www.info690.com/nouvelle-gilbert_rozon_vide_coeur-327522-27.html

C’est bien là le problème, l’élite québécoise dont vous faites parti semble vivre sur un nuage qui embrume votre vue sur la réalité. Si je comprends vos propos tenus dans les deniers jours, monsieur Rozon, vous devenez un Lucide? (Remarquez qu’il ne suffit que d’un changement de lettre pour que Lucide devienne Lucien …) Puis-je vous demander de rester dans votre champ de compétence? Vos envolées lyriques publiques sur la société Québécoise sonne faux.

En effet, vos propos sentent la frustration à plein nez. Il est malheureux que vous vous serviez de la situation précaire de beaucoup de Québécois (40% selon vos dires) afin de faire avancer votre cause qu’est le festival Juste Pour Rire. Je considère votre festival très important pour la visibilité de Montréal. De plus, c’est une entreprise (et je mets l’accent sur ENTREPRISE) qui apporte beaucoup à la région. Nul besoin de préciser que des événements de la trempe de votre festival, tout le monde qui est en moyen de contribuer doit participer. Les impôts sont là pour ça! Je ne conteste pas le fait que cet argent publique ne vient pas assez vite. Je comprends donc vos demandes répétées aux différents paliers de gouvernements et vous supporte pleinement là-dessus.

Par contre, ne mélangez pas l’immobilisme gouvernemental et son statu quo avec saine et constructive opposition du pauvre peuple. Comprenez que l’imposition d’idées d’envergure, qui sonne parfois comme une dictature après une défaite, ne passe plus chez nous. Nous ne somme plus dans les années 50. Si les « architectes » du Québec de demain ne peuvent surmonter les débats, peu importe leur teneur, vous n’avez qu’à vous apitoyer sur vous-même et sur votre manque de préparation. Il ne suffit plus de présenter des maquettes en 3D par ordinateur avec des graphiques prometteurs pour convaincre les gens, peu importe les méthodes de revendications ou même les types de contestation, si futiles soient-ils.

Si les « entrepreneurs » de gros projets étaient plus convaincants, mieux préparés et écoutaient vraiment les petites gens qui n’ont qu’au bout du compte que leur voix pour se faire entendre, il serait beaucoup plus aisé de faire avaler vos propositions. Rappelez-vous que vous n’êtes pas le gouvernement, vous n’êtes pas les décideurs. Vous êtes l’initiative, l’influence, les lobbyistes et sculpteurs du Québec. Retourner à vos planches à dessin et revenez-nous encore meilleur. De toute façon, n’est-ce pas votre but dans la vie?