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mercredi 23 novembre 2011

Le carré rouge



Suivre ou non la parade? C’est la question que je me suis posé le 10 novembre dernier lors de la manifestation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. En cette ère où il est de bon ton de s’indigner et de vaquer à des occupations de contestation, dont je suis généralement d’une accointance morale, la grève illimité probable des étudiants l’hiver prochain soulève chez-moi un questionnement. Moi qui suis passé par l’université (et qui y suis encore à temps partiel) et qui est satisfait de ses conditions de travail, je me demande si je devrais me préoccuper du statu-quo demandé par les étudiants québécois. Voyons ce qui me pousse à me questionner, si j’utilise l’argumentaire et la froideur des chiffres soulevés par ceux qui sont du côté de la hausse des frais.



Premièrement, la ministre Beauchamp demande de faire passer de 72.26$/crédits de cours à 83.09$/crédits de cours pour la première année. Une augmentation d’environ 13% par année. Ainsi, quelqu’un qui a 10 cours à son horaire chaque année verra sa facture augmenter de 325$ par rapport à l’année précédente, sans compter l’indexation aux autres frais tels associations étudiantes et effets scolaires. L’augmentation du coût de la vie d’environ 2% par année n’entre pas non plus dans ma réflexion. Or, si l’on prend simplement la logique si populaire dans le commerce, ça fait moins d’un dollars par jours pour améliorer un tant soit peu le système universitaire au Québec. Et si je pousse un peu plus la réflexion démagogique s’apparentant aux radio-poubelles, ça fait un peu moins de deux consommations à 4$ à enlever des « partys » hebdomadaires pour compenser cette augmentation. Ce n’est pas si mal au fond.

Mais de façon plus pragmatique, c’est un montant de 1625$ que l’étudiant à temps plein devra absorber à la fin de son baccalauréat (je ne mentionne pas les grades supérieurs). Est-ce la fin du monde lorsqu’on pense que la moyenne d’endettement moyen d’un bachelier est de 14000$ à la fin de ses études au Québec? Non, ce n’est pas la fin du monde. Or, on entend aussi que l’on peut prévoir qu’un universitaire finira par retirer des bénéfices non-négligeables du côté salarial à cause de son grade. Or, c’est justement ce discours très à droite qui me fait croire que les étudiants à temps pleins ont raison de s’inquiéter de l’avenir. Car cette rhétorique ne s’applique pas à tous. Elle s’applique plus aux médecins, avocats, ingénieurs ou aux finissants en finance entre autres. Je ne pourrais affirmer la même chose pour ceux qui font un BAC en art ou même en soins infirmiers avec leurs conditions de travail exécrables. Et ne venez pas me dire que ce ne sont pas des domaines pertinents en 2011. Sans cautionner la demande de certains groupuscules pour une gratuité scolaire complète, me voici avec une envie forte de m’associer au mouvement. Pourquoi? Parce que les tenants de l’augmentation des frais se servent de fausses raisons pour promouvoir cette augmentation et lentement instaurer une pensé de droite dangeureuse pour la société à long terme; Parce que leur argumentation s’apparente aussi à de la propagande idéologique. Or, voici une petite déconstruction gentille de cette idéologie :

Lorsqu’on me dit que les étudiants universitaires gagneront plus que ceux qui n’y sont pas allés.
Comment peut-on aussi facilement comparer un enseignant au primaire avec ses 35 élèves par classe, une infirmière en chef au bord de la dépression, un psy de garde sous payé dans un CLSC, un journaliste pigiste qui court après sa queue ou même un artiste en musique expérimentale face à un soudeur qui travail de 7 à 4 et qui gagne une « fortune » en over-time à Malartic ou avec un technicien biomédical bardé d’assurances dans une grande entreprise privée. L’argument du gouvernement en ce qui concerne les salaires ne tient pas la route pour une bonne partie des domaines universitaires. Or, ce n’est plus l’argent qui compte le plus aujourd’hui pour les travailleurs, mais les conditions de travail et la flexibilité de l’employeur. L'université est aussi un endroit de génération d'idées, pas juste une machine à cash. Comme société, il est non-négligeable de tenir compte de la créativité qui bouillone en ces murs, sans nécéssairement avoir absolument comme résultat un effet économique immédiat. La créativité se paye aussi et il serait insjuste d'en limiter les frais aux étudiants seulement.

Lorsqu’on me dit que les coûts universitaires sont beaucoup moins élevés au Québec que dans les autres provinces du Canada.
Encore une fois, il est facile de constater que dans la plupart des cas, les charges fiscales ainsi que les salaires du « Rest Of Canada » sont plus avantageux que ceux du Québec, particulièrement en Ontario, d’où un exode des cerveaux de certain domaines vers ces cieux plus cléments pour leurs portefeuilles. Par ailleurs, une baisse des frais de scolarité est prévue l’an prochain en Ontario… Cette décision est justement fondée sur les problèmes d’accessibilité pour tous qui faisait défaut dans cette province. Encore -1 point pour le ministère de l’éducation.

Lorsqu’on me dit que les prêts et bourses seront majorés.
Je tique encore plus ici, car quelqu’un provenant d’un foyer gagnant plus de 60000$ en revenu familial par an ou un étudiant qui travaille 25 heures par semaine justement pour subvenir à ses propres besoins ne pourra pas automatiquement bénéficier de bourses. Donc, les prêts sont le seuls recours de cet étudiant. Et qui dit prêt, dit endettement. Et qui dit endettement universitaire veut aussi dire qu’une fois le prêt des études supérieure remboursé et les 4 années minimum d’études de plus que son voisin diplômé du CÉGEP, l'étudiant universitaire constatera que son cégepien de voisin aura de beaucoup avancé son remboursement d’hypothèque et aura peut-être même déjà son ti-bateau ou son chalet dans le nord à se la couler douce durant les fins de semaines. J’avoue que c’est un commentaire générique. Mais dans un système qui mesure justement sa santé financière collective par la consommation de ses habitants, c’est une donnée non négligeable. Ainsi, il en faudra du temps à l’étudiant universitaire pour rattraper le rythme de vie de son voisin à cause de ses études avancées… c’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Et ça m’a pris au moins dix ans pour réussir à me sortir du mode rattrapage.

Et qu’en est-t-il des gestionnaires universitaires, des investisseurs du privé et de la population?
Avant d’imposer cette augmentation aux étudiants, ces derniers sont en droit de demander un resserrement de la gestion des universités avant un resserrement du gousset "estudiantin". Nous n’avons qu’à penser au fiasco de l’Îlot Voyageur de L’UQAM pour craindre le pire à cet égard. De plus, une collaboration du secteur privé dans la recherche et le développement d’application réelle pour l’industrie devrait être revue et améliorée. Une collaboration étroite avec le secteur privé est positif pour l’étudiant et l’institution à court et long terme. Pour ce qui est de la population, elle en est à la croisée des chemins. Est-elle bien au fait de ce qui se trame pour l'avenir du Québec au sujet de l'éducation supérieure? Et serait-elle d'accord qu'on augmente aussi de 1 $ par jours sa contribution dans notre système d'éducation universitaire?


En conclusion, en dehors du fait qu’on ne peut nier la décrépitude de nos universités (labo, matériel, immobilier et qualité des services), il reste trop de sujets à débattre pour seulement faire porter le fardeau de la hausse des coûts universitaire aux étudiant seuls. Même si 1625$ sur cinq ans est relativement peu, accepter sans broncher cette hausse donne aussi un signal de faiblesse face à cette montée de l'idéologie de droite au Québec. Cela ne peut être ignoré. Les revendications des étudiants sont légitimes et demande à tout le moins au gouvernement de refaire ses devoirs et d’exposer à la clientèle universitaire ce qu’elle entend faire pour contrebalancer l’effort supplémentaire qu’on leur demande. Dire que le Québec paye moins cher que toutes les autres provinces est un argument purement politique et ne sert pas notre façon de voir l’éducation qui est différente du ROC. Or, il faut surtout tenter de garder l’accès aux études supérieures disponible pour tous, même aux petits génies provenant des milieux pauvre. Finalement, si les nouvelles mesures du gouvernement venaient à être appliquées, il ne me reste qu’à suggérer aux étudiants de bien réfléchir avant de poursuivre des études de plus haut niveau. Car la passion de ce que l’on fait comme métier ne sera probablement que le seul salut contre tout l’endettement accumulé et une économie nord-américaine qui ne va pas en s’améliorant. Si votre choix de carrière finit par vous déplaire, cette surcharge de coût vous fera doublement mal.


Or, le débat ne fait que commencer. Mon carré rouge (symbole de la contestation étudiante) est peut être pâlot, mais j’embarque tout de même dans la parade avec les étudiants. Il en va de l’avenir de mes enfants aussi.


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Liens intéressants :

Pour rire un peu :
http://sportnographe.radio-canada.ca/paul-et-la-hausse-des-frais-de-scolarite-17580.html

Pour pleurer un peu :
http://www.ledevoir.com/societe/education/336256/droits-de-scolarite-un-petit-carre-rouge-sur-ma-toge

Pour connaître les chiffres de la partie gouvernementale :
http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index.asp?page=cout


Source de la photo: http://dolarnsarkan.blogspace.fr/



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mardi 28 octobre 2008

Penser au 8 décembre me fait vomir...

(photo de Zelda from Myspace)

Je suis encore dans mon « cold turkey » des élections fédérales. J’ai le cœur sur le bord des lèvres. Et là, Jean Charest, mon persécuteur, revient me hanter.

Lancez-moi la première « bière », traitez-moi de traître, de lâche, de peureux ou tout simplement de pragmatique cynique, mais je n’ai qu’un souhait : l’élection d’un parti Libéral du Québec majoritaire le 8 décembre. Je veux la paix, je veux du mouvement politique, je veux que les choses bouges en chambre…

… je veux que le PQ se refasse une beauté pour que dans quatre ans il revienne au pouvoir ou qu’il meurt…


Qui est-ce qui croit aux chance du PQ de former le prochain gouvernement? Pas moi.

jeudi 23 octobre 2008

Abolissez la période de question!

(Photo: Cacophonie Visuelle, essaie #36 de Guy Leroy)
J’ai eu la folle idée, hier soir, d’écouter la séance parlementaire de mercredi au complet en accéléré (et en différé juste ici). Je me suis dit qu’un bon citoyen devrait être au courant de ce qui se passe au parlement une fois de temps en temps. Il faut être craque-pot pour faire ça, j’en conviens. Mais pour répétez ce que l’on entend ad-nauséam au 98.5FM : « Ce sont mes taxe qui sont dilapidées, cher monsieur… ». N’écoutant que mon courage, je me suis fait une carafe de café, j’ai regardé et écouté.

Premier round (ça s’endure…)
Grossièrement, voici ce que j’y ai vu : Une fois passé l’ordre du jour, nous entrons dans la le débat d’une motion présentée par l’ADQ sur la mise en place d’un plan pour contrer les effets de l’économie chancelante qui nous affligera très bientôt. Oh surprise! Moi qui croyait m’endormir, malgré les longs discours pour justifier ce plan, les échanges subséquents étaient parfois musclés mais respectueux et efficaces. Par contre, on ne peut éviter les sempiternelles justifications du gouvernement en place (« nous avons déjà pris des mesures, nous avons fait ci, fait ça, vous n’avez pas etc…. »). La conclusion de ce débat s’est soldée, un peu plus tard dans la journée, par le vote positif pour accepter la motion et j’en fus fort aise. Un point pour le parlement.

Deuxième round (je suis presque KO…)
Or, après le diner, ce fut au tour de l’entrée du nouveau ministre de la santé, Yves Bolduc. Le protocole de la chose était nécessaire pour le parlement, mais pas pour le simple citoyen que je suis. J’ai dormi un peu. Ensuite, on annonce le départ du député de Notre-Dame-De-Grâce. C’est triste mais tout aussi ennuyeux. Ensuite, vint la fameuse période de questions. Ce fut d’une tristesse sans nom; Comme si les élus sortaient de la bienséance et entraient dans une arène. J’avais l’impression qu’ils jouaient à un jeu. C’est à celui qui jouera le mieux avec les mots qui gagnera. Au bout du compte, des questions furent posées, souvent pertinentes, parfois maladroites, mais aucune réponse satisfaisante n’en est sorti. J’avais l’impression d’assister à un épisode de la lutte du dimanche mais avec des lutteurs en veston-cravate. J’ai failli craquer et fermer mon ordinateur.

Troisième round (je suis amoché mais je survis…)
J’ai passé à travers et encore une fois, j’ai été surpris de voir que les exercices suivants semblaient faire avancer quelque chose. C’était en effet la période des motions et discussions sur les projets de loi. D’intelligentes interventions et réponses en sont sorties, particulièrement sur le système d’éducation et des commissions scolaires. Le tout s’est terminé vers 18hre. OUF! Un peu fastidieux mais intéressant. Or, tout ce qui s’est fait après la période de question s’est fait dans l’ordre et le respect et j’ai eu l’impression que les choses avançaient.

Le citoyens à-t-il gagné?
Ce n’est pas la première fois que j’assiste à la période de question. C’est vrai que c’est beaucoup plus vivant et près de l’actualité du jour. Mais jamais rien de vraiment constructif ne sort de cette période. C’est un moment ou les députés s’amusent. Il est évident qu’ils sont en récréation, juste à les entendre gueuler en « background » ou à sortir des phrases loufoques qui font souvent rire l’assemblée. De plus, je crois qu’une fois sur deux, à cause de leur manque d’expérience, ils n’avaient pas le temps de poser leurs questions ou de répondre car leur temps était limité et les micros se fermaient automatiquement. C’était pathétique. Par ailleurs, c’est à celui qui trouvera la formule assassine le premier. Quand je vois ça, moi aussi j’ai juste le goût de dire : « Heille! Arrêter de vous amuser à débattre sur des niaiseries! Ce n’est pas le temps de peaufiner l’art de la rhétorique et de la langue de bois! Ce n’est pas pour ça que je vous paye! ». Ainsi, je plaide fortement en faveur de l’élimination de la période de question, si divertissante soit-elle. Je ne veux pas que le gouvernement me divertisse, je veux qu’il travaille sur les dossiers. Je ne veux pas que vous vous donniez de « l’exposure » médiatique. Cette période est de la pâtée pour les « journaleux ». Je veux que vous fassiez avancer les choses et la période de question ne fait rien avancer. L’élimination pure et simple de la période de question permettrais à nos député de siéger plus facilement et longuement aux différentes commissions ou aux débat structurés autour d’une motion ou d’un projet de loi. Ça c’est efficace et productif.

Comment fait-on pour réaliser cette demande, au-delà du besoin de conserver les traditions? Quelqu’un vois un avantage à la période de questions? Expliquez-moi car je ne comprends pas.

mardi 21 octobre 2008

L’enfer des anges de l’enfer

(Peinture de William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) : Dante et Virgille en Enfer )

Il s’est produit quelque chose de curieux samedi soir passé, en cette paisible ville de Sorel. En effet, il roulait tout peinard dans sa voiture balisée aux couleurs brunes et jaunes, lorsqu’on lui assigna une mission spéciale. Un appel de détresse venait de parvenir du bunker de l’enfer. Oui, pour la première fois, il allait devoir aider des anges cornus à démasquer un ou deux démons qui furent jadis châtiés par la septième porte (Hêwîiyè – voir note). Notre ami se retrouva, l’instant d’une enquête de l’autre côté du miroir; là où les choses se passent à l’envers. C’est le lieu de l’arroseur arrosé et où l’on garde les chiens de la chienne, ou plutôt du Cerbère. Le voilà rendu à Leros, refuge d’Artémis, déesse de la chasse (chasse à l’homme?) qui règne en maîtresse sur la nature sauvage des vils hommes de la ville. Notre ami devra aller contre nature car au fond de lui, il sent qu’il aidera le voleur volé et le casseur cassé. Est-ce que ce malin privé de l’Éden privera l’enfer du droit de retrouver ses malins? Or, rien n’empêchera la grande balance de faire son œuvre. Notre héros eSQuesque réside depuis longtemps dans les Limbes, cette zone flou où souvent l’on doit intercepter l’indocile en transit. Mais cette fois, il devra plonger dans le feu, afin d’éviter que le prochain terrain pour l’Armageddon ne se fasse en terre blanche. Laisser ces anges de l’enfer régler leur compte eux même créera des remous du bon côté du miroir que nul esprit bienfaisant ne peut accepter.

Note : Le plus bas degré de l’Enfer et donc le plus chaud, c’est l’Hêwîiyè, l’Abîme, où les fraudeurs séjourneront pendant des siècles (selon le Coran).

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Le président de la chambre de la cacophonie

Juste un petit mot (après cette petit histoire de vertu contre les Hells Angels) pour signaler que Jean-Marc Fortier, leader du gouvernement à Québec ne réalise pas la chance que l’on a d’avoir un président de la chambre qui proviendrait de l’opposition. Il parait que ça fait depuis 1878 que cela n’est pas arrivé. Enfin, la situation de gouvernement minoritaire devient un peu inconfortable pour Jean Charest et ses apôtres. Il me semble qu’un gouvernement minoritaire veut dire aussi, concession. Ainsi, je plaide pour la nomination de François Gendron du PQ comme président de la chambre. Voilà une occasion en or de voir si l’équipe de Charest a vraiment le désir de faire fonctionner ce gouvernement, malgré que le président provienne de « l’autre côté ». C’est très intéressant comme situation.

mardi 26 août 2008

L’Aile Démagogique du Québec, souvent nommée l'ADQ

L’ADQ est en caucus pour préparer la prochaine rentrée parlementaire. Il n’en fallait pas plus pour Mario Dumont et sa clique démagogue pour faire une sortie qui reprend la même façon de faire qu’il y a deux ans, soit flatter le peuple dans le sens du poil en jouant sur la peur et les duplicités populaires, comme en fait foi cette sortie de Éric Caire (voir page 4 du lien précédent pour des détails savoureux sur ce député coloré) avec un retour aux petites politiques remâché et inutilement régurgité maintes fois sur l’emplacement du nouveau CHUM.

Un des principes que j’essais de maintenir dans mes carnets ou interventions dans d’autres blogues est de garder un regard critique, interrogateur ou observateur, tout en essayant d’aller au-delà de quelques fibres plus apparentes qui guident parfois ma pensée politique. Mais dans le cas de l’ADQ, c’est assez difficile; premièrement parce que ce parti n’est que la copie conforme de la méthode populiste des Conservateurs fédéraux et des politiques de Stephen Harper. Deuxièmement parce que ce parti en en apparence l’affaire d’un seul homme, Mario Dumont. Il vient encore d’en faire la preuve avec sa sortie simpliste contre les écoles publiques et ce qui s’est passé à Montréal-Nord. Un collègue commente d’ailleurs cette sortie avec justesse dans un de ses carnets. Cependant, il permet parfois à des Sébastien Proulx ou autres fantoches de s’exprimer sur des sujets aussi passionnants que le choix d’un président de l’assemblée nationale ou sur l’appui d’un quelconque parti fédéral dont l’exercice électoral est imminent. Cette apparente liberté offerte à ses apôtres cache un malaise car est probablement la réponse aux raisons de la démission récente de Sylvie Tremblay, jadis figure relativement importante à l’exécutif du parti.

Mais qu’est-ce que l’ADQ au fond? Voici quelques points, qui reflètent une perception grandissante un peu antipathique face à ce parti qui se perd trop souvent en conjecture.

* Une bonne opportunité mal dirigée : L’ADQ, sous la gouverne de Mario Dumont existe au départ grâce au rapport Allaire et aux conclusions de la commission Bélanger-Campeau sur la constitution canadienne. L’échec du lac Meech à donné des munitions aux Libéraux déçu et à permis la création de l’ADQ et de son idée plus autonomiste qui a su se développer au fils des ans. Par contre, l’attitude de Dumont à transformer une idée au départ intéressante en ramassis imprécis d’idées adaptée au goût du jour et selon l’humeur de l’opinion publique démontre un manque de vision et de leadership.

*Il y a une idéologie droitiste vacante au Québec? Remplissons simplement le vide! : Il y avait en effet une tendance souvent heureuse mais parfois pernicieuse au Québec depuis l’arrivée du PQ au pouvoir en 76 : L’émancipation de l’étatisme et du néo-libéralisme ayant pris toute la place dans l’opinion publique jusqu’à très récemment, il était inévitable que le vide laissé un peu plus à droite se remplisse un jour ou l’autre. C’est l’ADQ qui l’a comblé, maladroitement et de façon souvent tendancieuse. Comment se servir des effets pervers du 11 septembre? Demandez à Mario Dumont. Il a la recette parfaite, avec ces remarques parfois frôlant les sermons dogmatiques de Bush et de Harper.


*Une bouée pour une jeunesse blasée et désillusionnée : Ils ont su, par un discours populaire et en ayant en ses troupe des jeunes, souvent opportunistes, donner une image de changement mais qui, au fond, ne fait qu’appuyer les discours rétrograde mais se cachant derrière une façade réformatrice inspirée de la doctrine néo-conservatisme si populaire chez les Républicains Américains.


*Une apparence dictatoriale et quelques manipulateurs déguisés : Il convient à un parti politique et à ses membres de maintenir un propos cohérent et en lien avec la ligne de pensée du parti. Dans le cas de l’ADQ, cette ligne de parti est mince et peu étoffée. Ce qui à poussé l’éternel chef et parfois à quelque commandos (et d’autres cellules militantes sans expériences) à expérimenter un contrôle sur certains membres et alliés depuis que la popularité de l’ADQ s’est accrue. L’apparente liberté d’expression affichée lors de son dernier conseil général de 2007 s’est finalement soldée par la sortie expresse d’un plan vert incomplet et maladroit dont on attend toujours les détails financiers. Sans vouloir répéter ma dernière sortie contre le fonctionnement de l’ADQ, l’apparence de sérénité est trompeuse et ne sert qu’à camoufler une désorganisation des idées en tentant de démontrer que l’ADQ écoute et veut prendre action.


*Un autonomisme revampé? : En ressortant le précepte autonomiste de la garde-robe poussiéreuse de l’ère Duplessiste, Mario Dumont essai de rejoindre la tranche de la population qui tergiverse entre l’indépendance du Québec et ceux qui se love dans le confort fédéraliste d’Ottawa. Or, en se positionnant comme le parti des laissés pour contres, l’équipe Dumont se place constamment dans une position fragile car l’humeur des électeurs est très volatile, d’où l’image de girouette que projette le leader adéquiste. Cette propension à la flexibilité intellectuelle s’assoit sur un concept de l’époque de la grande noirceur et profite de la mémoire courte des gens pour promouvoir une illusion de changement, mais qui au bout du compte sont des idées veillottes.

En somme, c’est avec une apparence d’image jeune que l’ADQ tente de monter dans l’estime des québécois. Par contre, les idées sont peut-être trop copiées sur certaines politiques Américaines ou sur la pensée de droite qui demande, entre autre, plus de contrôle sur l’immigration, l’éducation, le légal et la sécurité, tout en essayant de profiter des bienfaits du fédéral. Nous assistons à l’émancipation d’un parti qui se star-académifie, selon l’humeur de la populace. Ce genre d’attitude ne dure qu’un temps, comme n’importe laquelle star du show-business. Voulons-nous d’un gouvernement qui s’adapte tel un caméléon aux humeurs du temps, ou bien d’un gouvernement qui fait avancer la société québécoise sans user de démagogie?



jeudi 17 juillet 2008

Pour en finir avec le 400e de Québec et Paul McCartney

La photo montrée plus haut parle beaucoup. On pourrait dire que Paul McCarteny se demande : « What is all the fuss about my show in Quebec City? », avec un soupir.

La honte
La honte! La honte je vous dis. Devrions-nous nous ranger derrière Pierre Falardeau, Pierre Curzi et Daniel Turp avec leur vendetta contre le vieil impérialisme et leur sortie récente sur le 400e? La réponse est non. Il y a une nuance à faire entre le combat de l’affirmation du fait français et la présence de Paul McCartney pour égayer la fête.

De la cohérence...
Que Pierre Falardeau pense que ça fait provincial d’inviter ce géant de la culture pop pour, dit-il, seulement nous mettre sur la mappe, en dit long sur le peu de cohérence du regroupement qui s’est créé contre la venue de Paul McCartney en nos terres (source ici). Je trouve même que les propos de monsieur Falardeau vont à l’encontre de ce qu’il prône depuis longtemps: sortir le peuple Québécois de sa petitesse. Est-ce que d’avoir les groupes Mes Aïeux ou Kaïn en spectacle aurait été plus noble? De plus, les troubles fêtes veulent nous faire croire que la présence de Sir Paul est une « canadianisation » des festivités qui souligne la venue de Champlain. Ce faux débat démontre encore une fois le perpétuel problème de la scission qui existe de plus en plus au sein de la communauté souverainiste. D’un côté, les purs et durs, mal organisés, qui semblent se refermer sur eux même, au nom de la protection de la culture et de la nation. Ils sont en guerre, disent-t-ils. En fait, de par leurs méthodes douteuses, ils donnent parfois l’impression qu’ils font la guerre tout seuls… De l’autre côté du ring, il y a ceux qui sont aussi fier que les purs et durs de la culture du Québec, qui propage aussi le fait français et la spécificité de ce bout de terre d’Amérique, mais qui sont ouvert sur le monde et qui regardent et agissent vers l’avenir; pas vers le passé. À la lumière de l’arrestation d’il y a deux semaines, exagérée j’en conviens, des frères Racine, graffiteurs engagés dans la cause (lire ceci pour plus de détail), il y a lieu de se demander si des organisations comme le RRQ ou ce nouveau mouvement anti-Paul, se rendent compte que leurs actions font patates. En fait, elle créée plus de dommage envers l’option souverainiste que de bien. De toute évidence cette contestation ne génère aucune réaction politique concrète et réelle, ni au sein de la majorité péquiste ou dans l’opinion de celui qui ira avec plaisir ce déhancher au son d’une musique pop qui à fait école. Sachez que cette musique à influencée, même ici au Québec, les Beau Dommages, Harmonium, Cossette, Déry et autres Gilles Valiquettes.

Au 400e ou au Festival d'été de Québec?
La venu de Sir Paul, si Britannique soit-il, aide à faire du 400e de Québec la différence entre une fête de quartier pour francophiles et une fêtes aux dimensions internationales pour Québécois fiers de leur différence, qui veulent le montrer au monde entier, mais qui vivent au vingt-et-unième siècle. Le seul lien qui existe entre cet ex-Beatles et la conquête Britannique vielle de 200 ans est l’origine du musicien. Presque aucun autre groupe n’a été aussi rassembleur et unanimement appréciés, partout dans le monde, que Paul McCartney et ses comparses de Liverpool. Or, il me semble que la venue du groupe progressif Yes (tout aussi Britaniques) au festival d’été de Québec aurait pu causer autant de discussion? Mais non! Le festival d’été, c’est pas pareil, diront les opposants du 400e. En quoi la présence du groupe Yes à Québec serait-elle si différente lorsque l’on sait que les deux fêtes se partage à peu près la même audience et s’aident mutuellement à mousser la visibilité de l’un et l’autre. N’est-il pas ridicule de bouder son plaisir parce que ti-Paul vient au 400e? Cela aurait-il été mieux s’il était venu au festival d’été de Québec au lieu du 400e?

Nous assistons malheureusement à une démonstration d’un des sports favori de certains Québécois : le « cherchage » de pou. Tout cela n’aide en rien les souverainistes comme moi à joindre les rangs des plus radicaux de nos troupes. Comment, après cela, rester crédible aux yeux des « autres » avec notre option? Je vous le demande.

jeudi 19 juin 2008

La petite séduction

(ou l’art de ne pas brasser la « marde »)


"Tout va très bien bien, madame la marquise, tout va très bien." Cet œuvre lyrique de Paul Misraki composée en 1934 reste tout à fait dans le ton en 2008. C’est en effet ce que le PLQ est en train de souffler à l’oreille du Québécois endormi. Elle pourrait tout aussi bien être fredonnée par Jean Charest à Pauline Marois, mais c’est une toute autre histoire. Or, l’édition du journal Le Devoir de ce matin fait état d’une augmentation du taux de satisfaction des Québécois envers Jean Charest. Qui plus est, les intentions de vote de l’ensemble des régions semblent se déplacer un peu vers la couleur rouge.

« Le PLQ peut aussi se réjouir, car la satisfaction à l'égard du gouvernement de Jean Charest ne cesse de croître; elle atteint 57 %, en hausse de huit points de pourcentage. Les électeurs insatisfaits, pour leur part, sont 40 %. » (source : Le Devoir du 19 juin 2008)

Comment doit-on interpréter ce sondage préparé par la firme Leger Marketing ? Que se passe-t-il dans la bergerie pour que la peur du loup se soit tant amenuisée ?

Le régime minceur
Après avoir presque battu un record honteux de basses heures passées en chambre et en commissions parlementaires (moins de 1200 heures pour 125 députés en comparaison à presque 1600 l’an dernier), le mince menu législatif du gouvernement Charest fait état d’un effet pervers généré par le gouvernement minoritaire. De ce fait, il est évident que le gouvernement libéral ne désire pas se mouiller afin de ne pas créer de remous dans l’opinion publique. Ainsi, nous avons pu assister à de multiples annonces complaisantes comme la confirmation de l’agrandissement de l’aire protégé de Mont-Orford, l’annonce de la voiture électrique basse vitesse qui ne profitera à personne, les petites mesures pour contrer l’hypersexualisation ou la violence au hockey mineur et pour couronner le tout, le projet pour forcer les détaillants d’essence à justifier la hausse du prix gazier, pour ne nommer que ceux-là. Nous ne sommes pas loin de la gouvernance populiste que l’ADQ nous propose depuis plusieurs années. Ceci n’est que la pointe du petit iceberg, car derrière la session parlementaire du printemps 2008 se cache le chiffre trompeur de 58 lois adoptées. Par contre, les libéraux eux même, par la bouche de leur leader parlementaire Jean-Marc Fournier, confirme que la grande majorité des lois adoptés ne sont que des technicalités sans grands impacts.

La passivité, une tendance au Québec?
Ainsi, si nous lisons entre les lignes de l’article de la journaliste du devoir, Kathleen Lévesque, nous pouvons facilement déceler des tendances lourdes dans l’électorat Québécois : l’indulgence et l’apathie. Il m’apparaît de plus en plus claire que le peuple aime se faire flatter dans le sens du poil, au détriment des changements qui peuvent faire mal, mais qui améliorera à moyen et long terme l’état de notre société. Vous voulez des exemples de dossiers chauds mis de côtés? Il y a entre-autre la remise en question des frais de scolarités et le problème récurent des urgences. À la lumière du dernier sondage, qui place le PLQ en tête à 42% des intentions de vote, Jean Charest semble avoir trouvé la recette du succès : surfer sur la vague des dossiers « soft » et des petites craintes populaires pour en tirer profit ; le tout en évitant les bourdes qui pourrait remettre en question son leadership ou l’image des ses troupes. Ce genre d’inertie ou de gouvernance tranquille plait aux citoyens et crée l’illusion d’une bonne gestion de l’état, ce qui est malheureusement un leurre. Il suffit encore une fois de se rappeler les différents dossiers, qui sont encore de petites poudrières, pour se convaincre que ce gouvernement n’a pas la liberté voulue pour se mouiller. Par exemple, le fait de dissiper les effets néfaste des PPP (partenariats public-privé) comme les projets d’autoroutes 25 et 30, le fiasco du nouveau pavillon de l’UQAM, le dossier du CHUM qui s’enlise dans les problèmes de gestions, l’amenuisement des conclusions du rapport Bouchard-Taylor et ses accommodements déraisonnables, le projet Rabaska, le sous-financement des arts et j’en passe. Heureusement pour Monsieur Charest et son équipe, l’été est à nos portes et la dernière chose que les gens du pays veulent entendre parler, c’est de la politique. De belle vacance se pointent à l’horizon pour le PLQ.

Dormons citoyens !
La province s’est dotée pour la première fois, il y a plus d’un an, d’un gouvernement minoritaire. Tous pensaient qu’un nouveau jour de plus grande surveillance populaire venait d’arriver. C’est totalement le contraire qui s’est produit. En fait, il ne pouvait y avoir pire situation politique pour le Québec en cette ère tourmenté par les différents problèmes économique et sociaux qui nous guette et qui est déjà présent au États-Unis. C’est justement avec une attitude d’autruche que le peuple se lance dans la crise à venir. Par contre, le seul effet positif de ce sondage Leger Marketing se traduit par une possibilité accrue de déclenchement d’élection à l’automne. Jean Charest voudra probablement se servir de sa popularité pour s’offrir un gouvernement majoritaire, pendant que les deux autres partis majeurs se cherchent encore. Ceci aura au moins pour effet de laisser tomber la petite politique populiste et de travailler sur des dossiers sensibles. Avec la fin des classes qui arrivent à grands pas, je ne peux que souhaiter à mes concitoyens de bien dormir cet été. Ça me rappelle justement la fable de la cigale et la fourmi ; nous sommes évidemment les cigales…

lundi 21 avril 2008

La décrépitude


Depuis peu, nous entendons enfin parler de l’ADQ dans les médias. Ce qui n’est pas sans me réjouir... En effet, pour ceux qui tentent de suivre l’actualité politique québécoise, la présence de l’ADQ s’y faisait discrète depuis trop longtemps. Par contre, il semble que ce parti fasse l’actualité malgré lui.

On se souviendra du ménage de la semaine dernière dans le comté de Chauveau, où monsieur Gilles Taillon, numéro deux de l’ADQ, semblait avoir maille à partir avec quelques organisateurs adéquistes locaux. L’histoire a fait ses frais dans la majorité des médias importants. Il y a par contre une facette du chef qui demeure importante à soulever dans cette histoire: c’est la propension de Mario Dumont à vouloir sauver la face de tous membres du caucus adéquiste, peu importe les allégations qui pèsent contre eux. C’est en effet avec brio qu’il joue le jeu du chef de parti en pseudo-contrôle. En contrepartie, certaines règles de l’ADQ semblent cacher une méthode de gestion de crise un peu douteuse pour un parti qui prône la démocratie et qui « cri le nom de la liberté » (Radio X vous dit quelque chose?). Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre Mario Dumont dire aux médias que ça ne l’intéresse pas de connaître la méthode employée par son lieutenant pour congédier un organisateur rebelle.


En d'autres mots, du moment que le ménage se fait. Ainsi, des relents de dictateur se font encore sentir au sommet de ce parti.

Or, nous assistons, pour la énième une fois à une scène de lavage de linge sale en public venant de la part même des membres du parti de droite, aux couleurs mi-libérale, mi-socialiste; mi-figue mi-raisin serait aussi convenable. Que se passe-t-il au sein du groupe qui prétendait sauver le Québec il n’y a pas si longtemps? La réponse est simple : le grenouillage s’est installé tel gangrène sur tissu en hypothermie. La fièvre des prochaines élections partielles, la venue toujours possible d’élection générale au Québec et la fatigue de ses militants qui par leur inexpérience, s’essoufflent, sont quelques pistes de réflexions. Ainsi, comment qualifier le départ impromptu de la vice-présidente du conseil exécutif de l’ADQ, madame Sylvie Tremblay? Si ses allégations sont vraies, nul ne pourra maintenant prétendre que ce parti n’est pas malade.
Nous ne saurons probablement jamais si les affirmations de madame Tremblay sont véridiques. Par contre, une sortie de cette nature, qui impliquerais aussi de l’intimidation venant de cellules obscures de l’ADQ, fera du tord au parti à court terme. Nous pouvons certainement nous attendre à une réplique mielleuse de super Mario, si ce n’est déjà fait. Calmer le jeu est maintenant le modus operandi de Mario Dumont depuis un mois.

Ce ne sont pas les seuls exemples de magouillage souterrains que ce parti semble vouloir occulter. Le monde du WEB 2.0 à déjà aussi fait parti des cibles de l’ADQ. Tel un scénario de Terry Gilliam et son Brazil, la manipulation de l’opinion et de l’information est devenue un des fleuron adéquistes. Certains se souviendront, entre-autre, des péripéties lyriques d’un obscur blogueur hermaphrodite. D’autres carnétistes le qualifiaient de « troll » de l’internet. Pour vous remémorer l’histoire, cliquez sur le lien ci-dessous.
http://www.ledevoir.com/2007/09/28/158572.html

Heureusement pour Mario et sa troupe, ces récits auront bientôt fait de disparaître dans la brume de la mémoire collective. Merci aux spin doctors. C’est pourquoi il est impératif de souligner ces événements au gros trait pour qu’enfin soit éclairé les côté sombre de l’ADQ; Un parti qui prétend être la solution au vieux regroupements, mais qui, lorsque l’on creuse un peu plus profondément, fait apparaître les vers blanc grouillant et la pourriture des vieux principes. Peut-être que l’ADQ est victime de sa jeunesse. Mais avec l’adolescence viennent aussi les boutons jaune pustuleux. Ces vielles techniques de camouflage existent sûrement chez les libéraux et les péquistes. Cependant, ces vieux partis savent les travestir de belles façon. Ce que l’on ne sait pas ne fait pas mal…

lundi 17 mars 2008

« Mitrovica » se traduit-il par "Montréal"?


« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » a dit Anaxagore. Cette phrase, à portée universelle, s’applique très bien à la situation qui a cours au nord Kosovo; s’applique-t-elle au Québec?

Dimanche, les troupes de sécurité policière de l’ONU et de l’OTAN, qui étaient de garde depuis plusieurs années à Mitrovica, dûmes se retirer de la ville à majorité Serbe. Tout cela était prévisible. Probablement avec l’assentiment de Belgrade (et de Moscou), les occupants protestataires d’un tribunal de la ville auraient fait usage d’armes automatiques et de grenades. Ceci eut pour effet de blesser quelques constables. Ainsi, les effets de l’auto-proclamation d’indépendance du Kosovo se font sentir de plus en plus de façon négative. Ce n’est malheureusement qu’un début.

Ne réveillez pas l’ours qui dort!
En contrepartie, il est aisé de faire un rapprochement avec notre propre situation sur l’île de Montréal. Malgré un taux de francisation important de la jeune génération à travers le milieu scolaire, les idéologies fédéralistes dans l’ouest de l’île de Montréal ont peu changées. Nous serions portés à croire qu’elles se sont amenuisées, mais il en reviendrait à imaginer qu’un ours n’hiberne pas. Or, il serait faux de penser que la francisation peut limiter une potentielle réaction négative des communautés anglophones et allophones de Montréal advenant la création de la république du Québec. La riposte de la minorité Serbe est tout à fait compréhensible, malgré un usage répréhensible de la violence. Nous ne saurons probablement jamais si Belgrade a commandité ces manifestations. Par-contre, nous serions en droit de penser qu’Ottawa pourrait en faire de même avec de sombres groupuscules fédéralistes endurcies pour déstabiliser une éventuelle émancipation. C’est une bonne façon d’agir directement sur l’opinion publique tout en déresponsabilisant un gouvernement contrarié. Nous sommes heureusement loin de Mitrovica et la culture fédéraliste n’en est pas encore aux manifestations troubles; souvenez-vous du « love-in » de 1995 pour vous en convaincre…

L’opération charme du PQ s’amorce
C’est quand même une peur de la violence, entre-autre, qui lie une majorité croissante de Montréalais non-anglophone au fédéralisme; la peur de se faire brasser par des extrémistes pro-rocheuses. Ce qui se passe à Mitrovica ne peut que renforcir cette idée rétrograde chez les fédéralistes mous de chez nous. L’effet pervers d’une nouvelle comme celle du retrait de l’ONU dans une ville aussi instable que ce « West-Island » du nord Kosovare donne des munitions aux démagogues fédéralistes Canadiens. La stratégie que le Parti Québécois à choisi de prendre, en mettant la souveraineté au calendre Grecque et en se concentrant sur le développement de l’identité culturelle Québécoise, semble un bon remède à long terme. Ainsi, l’application de la maxime d’Anaxagore au contexte multiculturel Montréalais, vu sous l’angle péquiste du congrès de la fin de semaine dernière est alléchante. En effet, les allophones n’ont rien à perdre à s’intégrer à une culture francophone dynamique et évolutive (rien ne se perd). Leur crainte ne se justifie que par l’illusion de la nécessité de conserver un état fédéral, qui lui-même entre plus souvent qu’autrement en contradiction avec les compétences propre des provinces, peu importe laquelle. Ces paradoxes sont la plupart du temps inexistants aux yeux des nouveaux arrivants. Il est important de rappeler que la situation Kosovare est en tout point différent à celle du Québec moderne, où la relative tranquillité existe depuis plus de cent ans. Des représailles musclées venant du « West-Island » ou une possible annexion de ce château-fort rouge à une ville comme Vaudreuil-Dorion ou même Cornwall en Ontario est peu probable (rien ne se crée). À la lumière du récent congrès du PQ, du positif dans le paysage souverainiste en en train de naître. Par exemple, le fait de soulever les passions populaires face au renforcement de l’identité québécoise, à travers les débats que propose Madame Pauline Marois et son équipe, est une belle façon de transformer l’idée mal reçue de la souveraineté en idée constructive (tout se transforme). Enfin, le PQ se donne du temps pour une opération charme en se déliant de sa première clause contraignante et en se donnant la chance de prouver que ce parti peut aussi gouverner, sans toujours marteler les fédéraliste d’une potentielle scission de leur idéal. C’est justement avec cette stratégie que le nouveau gouvernement du Kosovo pourrait devenir un modèle de bonne préparation mentale pour les Québécois. Nous avons beaucoup à apprendre de ce jeune pays.

mardi 5 février 2008

« Swing la baquaise dans le fond de la Rabaska! »


C’était écrit dans le ciel de Lévis
Le gouvernement Libéral du Québec semble avoir un problème chronique avec la transparence. Lorsque l’on apprend que la plupart des avis et études internes des ministères ayant un lien avec le projet Rabaska ne sont pas disponibles à la consultation publique, j’ai soudainement des chansons folkloriques d’André Lejeune dans la tête; comme un crieur de sets carrés qui nous lance : « Faites tourner votre partenaire! » ou encore, « Tout le monde à « drète » pour la grande finale… ». On nous demande de faire confiance au gouvernement lorsque le projet repose sur le privé. C’est beaucoup nous demander.

De plus, pourquoi cet énervement soudain des journalistes d’enquête de Radio-Canada? Cette réaction du gouvernement Charest n’est pas surprenante et cette nouvelle n’en est pas une. Depuis la publication du rapport favorable du BAPE (encore lui), la machine est lancée et rien ne peut plus l’arrêter maintenant.

http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/rabaska/index.htm

En effet, le BAPE est devenue un outil politique puissant malgré ses apparences de scrutateur/analyste sans faille. Pour arrêter ce projet, il ne reste que les recours juridiques; outils très peu accessible pour la majorité des groupes de citoyens.

Entrez dans la danse des flammes bleues
Les premiers balbutiements publics du projet du triumvirat entrepreneurial, qui inclut l’entreprise Gaz Métro, se sont fait sentir lorsque les belles publicités de l’énergie bleue sont apparues sur nos écrans. Déjà nous pouvions percevoir l’effort de séduction que Gaz Métro amorçait et fait encore aujourd’hui. Nous est ensuite apparu l’épisode de Beauharnois avec la centrale thermique du Suroit. Ce préambule au projet Rabaska confirmait avec plus de clarté les intentions du gouvernement Charest de contrôler une autre source d’énergie. Le geste est louable en théorie. Par contre, nous connaissons tous la fin de l’épisode. Apparemment, la pression du peuple et des environnementalistes fût trop forte pour notre bon gouvernement. C’est ce qu’il tentait de nous faire croire jusqu'à ce que la carte caché de Rabaska arrive sur la table en 2006. Il est évident que les intentions derrière ces deux projets, qui technologiquement sont différents, restent les mêmes : satisfaire le lobby énergétique. Il est intéressant de constater que l’utilisation de la peur est une des armes importante du gouvernement pour la promotion de ce projet. En effet, on nous fait croire à grands cris que les besoins énergétiques sont croissants et que l’offre ne suffira plus pour subvenir aux besoin des particulier et des entreprises. Le débat était ainsi lancé.

Les sempiternelles hérésies
Je comprends le gouvernement Charest et les promoteurs de Rabaska d’essayer de justifier le projet en caressant tendrement les gens dans le sens du poil. Il faut aller voir le site de Rabaska pour s’en convaincre.

http://www.rabaska.net/page.php?idS=13&idL=fr

Avec tous ces communiqués, les belles photos et le merveilleux travail des professionnels de la communication, le projet semble très alléchant, vu sous l’angle des promoteurs. Par contre, nous ne sommes pas dupes. Il faut lire le rapport du BAPE pour en saisir toutes les particularités. Or, le comité de consultation publique fait très attention de ne pas trop pencher sur un côté plus que l’autre, comme il le fait toujours. Cependant, on peut remarquer un clivage important entre les deux belligérants dans le dossier. D’un côté, il y a les porte-paroles économique et de l’autre, les environnementalistes et les citoyens résidents. Comme l’a probablement fait le gouvernement Charest et ses nombreux ministères, j’ai lu la conclusion avant tout le reste. On y dit, entre autre, que le côté économique du projet aura un impact majeur et positif sur la région (ce que je ne contredit point) seulement si des mesures compensatoires sont prises pour la chose environnementale. Ce qui est malheureux avec ce rapport, c’est que la compensation de l’impact environnemental est ramenée, en grande partie, à l’échelle provinciale. Il est clairement spécifié que les gens du coin sentiront les effets de cette installation gazière (par le souffre). Par contre, le BAPE suggère que d’autres mesures ailleurs en province pourra compenser afin d’atteindre les objectifs de Kyoto. Laissez-moi rire! Il est certain que je ne sentirai pas directement les effets néfastes de Rabaska, moi qui demeure dans la région Montréalaise. À la lecture du rapport, on me permet de croire que des mesures dans d’autre secteurs pourront être prises pour compenser le tord fait à cet environnement. Merci Rabaska!

Grâce à Rabaska, on nous laisse aussi croire que le prix du gaz ainsi réduit (ça reste à voir) sensibilisera les gens à utiliser un peu plus cette ressource. Il est évident que les seuls bénéficiaires de ce projet ne seront pas les particuliers mais plutôt nos voisins du sud ou quelques corporations importantes. Je conviens que certaines entreprises pourront en profiter mais quels en seront les coûts? Je ne suis pas le seul à le penser, on donne le sentiment que le gouvernement Charest reçoit de la pression de l’ouest Canadien, d’où provient le gaz naturel en ce moment. En effet, l’Alberta en aura énormément besoin pour la transformation des sables bitumineux. Le puzzle se met en place.

La transparence du brouillard
La façon dont le projet nous est présenté est tout à fait censée, en théorie. Par contre, ce que les journalistes de Radio-Canada nous montrent, en mettant au jour le refus de plusieurs ministères de dévoiler leurs avis sur le projet Rabaska, leurs intentions deviennent plus claires. Politiquement, le gouvernement Charest ne veut pas que l’épisode du Ministre Couillard se répète. La précarité du gouvernement actuel y est probablement pour quelque chose. Certains se souviendront peut-être que le ministre de la santé ne recommandait pas ce projet, au début. Quelques mois plus tard, monsieur Couillard changeait d’avis et supportait Rabaska. J’aimerais bien croire monsieur Claude Béchard lorsqu’il soutient que tout les ministères concernés ont donné un avis favorable. Mais je me souviens trop bien des déboires entourant le Mont Orford pour me laisser séduire par ce pantin. On nage encore en plein smog politique et c’est là où le bat blesse.

Youppi! Nous pourrons voir des transporteurs méthanier!
On cherche toujours à se rassurer lorsque l’on se retrouve devant un fait accompli et que rien ne nous semble possible pour renverser la vapeur ou lorsque l’on cherche des réponses. Alors comme quelques autres internautes « convaincus », je retournerai lire le site de Rabaska et me laisserai bercer par les ritournelles que l’on m’offre. De plus, lors de mon prochain passage sur l’Ile-D’Orléan, je contemplerai ces magnifique nouveaux bateaux, que peu de yeux ont pu contempler jusqu’à maintenant. Dire que certains pensaient que le tourisme allait en être affecté…

mardi 30 octobre 2007

Projet de loi 195 : Calmez-vous, Monsieur Charest!


Quelle arrogance! Vous osez vous enticher de la mémoire de René Lévesque pour faire valoir un point de vue totalement biaisé du projet de loi 195. L’avez-vous vraiment lu, Monsieur Charest? Vos « spins » commencent-ils à manquer de jugement? Vous sentez la soupe chaude Monsieur Charest? Pour répondre du tac au tac à votre lettre ouverte, je ne me sens pas assiégé (lire la lettre au lien suivant), loin de là.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071030/CPOPINIONS02/710300681/6732/CPOPINIONS

Certains arguments que vous soulevez dans votre boniment demeurent essentiels mais n’est pas en contradiction avec le projet de loi 195. Au contraire. Ce dernier ne fait que renforcir notre position et clarifier ce qui semble flou pour beaucoup de nouveaux arrivants.

Qu’en est-il vraiment (mes perceptions) :

* Comme l’ont déjà dit plusieurs de mes collègues (voir blogues souverains), ce projet de loi est aussi une stratégie. En effet, malgré les faibles chances d’approbations sous la gouvernance actuelle, le PQ montre ses couleurs. Rien de plus normal lorsque l’on aspire au pouvoir.

* Ce projet de loi est une excellente façon de faire parler de notre identité propre, sans même utiliser le mot « référendum » comme il le fût ad-nauseam depuis près de 25 ans (et même plus).

* La question de la francisation est tout à fait légitime dans un contexte où la définition d’une identité passe par sa culture et sa langue. Ce processus de francisation existe déjà. Vous le savez, j’en suis sûr. J’en fais personnellement l’expérience en entreprise. Évidemment, cela se fait sur une base volontaire pour le moment. En collaboration avec Emploi-Québec et le Fonds National de formation de la main-d’œuvre, les subventions à la francisation sont disponibles et généreuses. Ainsi, une fois l’immigrant employé par une entreprise, il est facile de l’aider à s’intégrer un peu plus au monde qui l’entoure avec cette subvention. Ce geste lui permet de ne pas s’enclaver dans des ghettos qui restreignent sa qualité de vie. Ce volontariat face à la francisation doit changer. Plus de détail sur cette subvention se trouve dans le lien suivant :

http://www.emploiquebec.net/francais/entreprises/loiformation/interventregion.htm

* La question de la charte Québécoise fait parti de l’officialisation des démarches mentionnées dans le projet de loi 195. Cette charte, qui se veut inclusive est la pierre angulaire des convictions d’un peuple qui défini son identité. Comme vous le dites si bien, Monsieur Charest, nous somme une minorité en Amérique. Toute minorité est confronté un jour ou l’autre à une forme parfois sournoise d’asservissement. Voici justement une belle occasion de nous prémunir de moyens permettant de crier haut et fort que nous aimons notre statu différent, notre culture, si variée soit-elle et notre histoire.

* Il est faux de croire que le fait de résider au Québec veut aussi dire que ses immigrants connaissent réellement ce qu’est le Québec. Plus souvent qu’autrement, de fausses perceptions sont véhiculées. Le fait de vouloir demander une compréhension de l’histoire d’une terre d’accueil, si superficielle soit cette compréhension, ne peut que renforcir l’appartenance à cette terre. Ais-je besoin de rappeler que la majorité des personnes qui entrent dans le pays du Québec ont fait ce choix de façon éclairé? Il nous incombe donc de soutenir leur introduction et créer ainsi une symbiose de cultures tout en respectant le peuple qui reçoit. Ici, « le peuple » veut dire tout les citoyens établis sur cette terre, inclusivement…

* La commission Bouchard-Taylor n’est que la pointe de l’iceberg d’un processus d’identification. Vous vous trompez, Monsieur Charest, en mentionnant que cette commission est une fin en soi. C’est seulement un des outils à notre disposition pour bien définir ce que les Québécois veulent pour leur avenir.

Ainsi, veillez à ce que vos « spins » vous transmettent la bonne information. Avec cette lettre que vous avez publiée ce matin, vous ne faites que confirmer votre nervosité face à une opposition beaucoup plus proactive que vos troupes.
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mercredi 26 septembre 2007

Banir "l'autobahn"


Cette nouvelle n’a pas levée très fort dans les médias car elle à été embuée par l’élection partielle dans Charlevoix et les sondages qui s’en suivirent. C’est triste. Par contre, je ne peux passer sous silence l’impact majeur que cette nouvelle aura à moyen et long terme. En effet, je prédis, sans boule de cristal, une diminution significative de la qualité de l’air dans l’est de l’Ile-Jésus (Laval-Est/Terrebonne) en 2011; Finalement, le pont de l’autoroute 25 sera construit, Dieu bénisse les Libéraux et leur vision à court terme.

Expansion économique, oui mais…
Les tenants du discours économique pour justifier la construction de cette génératrice à smog ne font qu’une simple équation mathématique; la plus simple qui soit, celle du 1$ + 1$ = encore plus de $$. Bravo! Ils ont raison. Cette construction majeure aura un impact positif sur le développement économique de cette région. Le maire de Laval jubile car cela signifie plus de revenu provenant de l’exode des citoyens de Montréal vers ce nouveau Klondike résidentiel et économique. Ce secteur bénéficiera probablement du même genre d’essor que connaît la ville de Vaudreuil actuellement avec la venu prochaine de l’autoroute 30 et d’une éventuelle refonte de la 20. Par contre, ce pont payant aura également des effets pervers qui semblent avoir été mis de côté par le BAPE. C’est pourquoi il existe encore un regroupement opposé à cet accès direct vers l’est de Laval. Le dossier qui démontre certaines irrégularités dans l’étude du BAPE se retrouve en ce moment à l’étude devant la cour.

Afin de se bidonner un peu et amplifier le cynisme entourant ce projet, je vous invite tout d’abords à lire les objectifs officiels derrière cette réalisation (et particulièrement la suivante :
« accroître le sentiment de confort et la sécurité des usagers de la route »
Gens de Laval, vous pouvez dormir tranquille. Votre sécurité sera améliorée…

http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/entreprises/zone_fournisseurs/centre_affaires/projets_routiers/parachevement_a25
De plus, la ministre Courchesne d’ajouter lors du point de presse de lundi:

«L'étape que nous franchissons aujourd'hui constitue un pas de plus vers la réalisation d'un projet qui répond aux attentes d'une importante partie de la population de la grande région métropolitaine de Montréal. Ce parachèvement de l'autoroute 25 permettra d'améliorer la qualité de vie des citoyennes et des citoyens (automobils et automobiles :) ) en réduisant leur distance de parcours ainsi que leur temps de déplacement. Il permettra également une économie des coûts d'entretien et d'exploitation des véhicules ainsi que la réduction de la pollution causée par les véhicules»
Wow ! Le peuple est comblé ! Merci monsieur Charest ! Voici une autre démonstration de l’étroitesse d’esprit de votre parti ; ceci sans même mentionner votre incapacité de gouverner face à l’adversité.

Étalement urbain
Sans tomber dans la démagogie, cette propension vers l’étalement urbain éhonté nous montre à quel point ce gouvernement n’a pas de vision pour la région Montréalaise de demain. On peut facilement associer cette décision à de l’opportunisme électoral en essayant de freiner l’expansion de l’ADQ dans le 450. Vous aimez ça les bonbons, gens de Laval? Voyons voir si vous êtes dupes et facilement influençables. Les libéraux font fit de toutes recommandations de groupes environnementaux. Même la ville de Montréal, qui s’oppose farouchement à ce projet, pour des raisons évidentes d’étalement urbain, est bâillonnée dans ce dossier.

Le premier PPP au Québec, un outil de propagande Libéral
Les Libéraux se targuent d’être les premiers à mettre sur pied un premier projet PPP (Partenariat Public-Privé) au Québec. Jean Charest semble vouloir faire des PPP son prochain cheval de bataille pour les prochaines élections. Observez comment il ne cesse de nous marteler cette idée en invoquant la pénurie de fonds dans les coffres du gouvernement. Or, nous nous dirigeons dangereusement vers un état encore plus contrôlé par les lobbys et les grandes compagnies. J’en conviens, il est difficile d’avoir une vision à long terme de nos gouvernements à cause de notre système électoral déficient. Mais je ne suis pas dupe pour autant; je supporte aussi le fait que sans le privé, nous pouvons oublier les projets d’envergures. Or, ce n’est pas une raison pour précipiter les choses au détriment de l’environnement ou au détriment d’une saine démocratie. Voyez ce qui arrive en ce moment avec les éoliennes. C’est le « free for all ». Le gouvernement (et le peuple) à perdu le contrôle! J’entends déjà les défendeurs de ce genre de projet crier que le BAPE est une instance tout à fait démocratique et qu’il suffit de s’en servir. Je suis d’accord mais admettons que cet instance propage une image de moins en moins efficace. Que le BAPE soit pour ou contre un projet, ce n’est, à la fin, qu’un outil de consultation. Le gouvernement à le dernier mot et c’est là que le bat blesse.

Expansion du smog
Lorsque l’on regarde les épisodes grandissants de smog dans la région métropolitaine, il y a lieu de s’inquiéter de l’impact sur la qualité de l’air qu’aura un tel projet. Pour vous en convaincre, voir mon commentaire précédent à ce sujet : http://librepenseedelaseigneurie.blogspot.com/2007/05/lapocalypse-est-nos-portes.html

Cet événement reflète encore un peu plus notre incapacité de faire passer nos messages face à des gouvernements totalement manipulés par une opinion publique biaisée par les lobbys. De toute façon, la communauté devient tellement « me, myself and I » que le gouvernement peut manœuvrer d’aise sans crainte d’une réelle opposition.

Si vous voulez approfondir vos connaissances entourant ce projet, je vous invite à lire les mémoires présentés au BAPE (comme celui-ci par exemple) :
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/autoroute25/documents/DM22.pdf

Site officiel : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/autoroute25/index.htm

lundi 24 septembre 2007

Un peu de baume sur notre PQ


Chapeau bas, chers Charlevoisiens! Rien de bien imprévisible ici; les péquistes se donnent la chance de se refaire une image. D'autant plus que la nomination de Pauline Marois comme députée s'est incarnée en domination majeure du nombre des votes sur son adversaire adéquiste, monsieur Harvey.

N'en déplaise aux droitistes-autonomistes désillusionnés, cette élection témoigne de l'envie des indépendantistes de se doter d'une voix importante au PQ et au parlement. En voyant de tels résultats, je constate que l'option souveraine n'est pas morte. Cette journée électorale met un peu de baume sur mon PQ endolori.

Votre humble soldat se soigne. Madame Marois, que la guerre commence!

mercredi 12 septembre 2007

Le PQ et la petite séduction …


Tel que prévu, l’effet ADQ est bénéfique dans le comté si convoité de Charlevoix. En effet, forcée par la candidature surprise de Conrad Harvey dans les élections partielles prochaines, madame Marois poursuit sa campagne de façon plutôt discrète. Son nouveau cheval de bataille?: Le PQ semblerait avoir trouvé des solutions au problème forestier Québécois.

Sa première solution, qui consiste à obliger les constructeurs immobiliers d’utiliser du bois d’ici selon un pourcentage établi, est très peu détaillée. Reste à savoir quel serait ce pourcentage afin d’éviter de tomber dans le protectionnisme éhonté à l’américaine. De plus, cette démarche ne fait que garder une industrie mal en point sur le respirateur artificiel. Dans un marché global où les frontières n’existent plus et où les coûts sont tirés vers le bas, il serait plus sage de souscrire aux conclusions du rapport Coulombe en matière d’étude du territoire, de gestion des ressources et d’innovation. Malheureusement, il semble que ce rapport soit déjà relégué aux oubliettes.

Il est inutile ici de vouloir jouer au clone de Richard Desjardins ou répéter ce qu’il y a dans le fameux rapport Coulombe. Ainsi, je perçois malgré tout la sortie de madame Marois comme un pas dans la bonne direction; un peu opportuniste, j’en conviens; Sachant que si elle s’était présentée dans un compté moins rural, le dossier forestier ne serait probablement jamais sortie de son sac à projet.

C’est en effet ce genre de sortie qui me fait peur. On semble ménager la chèvre et le chou : D’une part, on veut faire plaisir à l’industrie en souscrivant à l’idée de forcer la main des constructeurs en contrôlant la provenance du bois utilisé. D’autre part, on souligne en gras un réflexe collectif bien à la mode par les temps qui court et qui consiste à vouloir protéger une plus grande superficie de forêt (jusqu’à 12%, mais quand?). Tout le monde est d’accord avec cette proposition, mais est-ce faisable? Encore une petite séduction qui aura son effet que de façon temporaire.

Le seul point positif potentiellement réalisable dans le plan péquiste consiste à mettre en place des infrastructures de deuxième et troisième transformation du bois. En effet, les secteurs secondaires ont été trop peu exploités au Québec. Or, c’est exactement à cause de cela que nous nous retrouvons avec des crises d’emplois majeurs, non seulement dans le secteur forestier mais dans tous les secteurs primaires où les géants comme Alcan, les usines-porcheries/"volailleries", Hydro et ses barrages ou autres supers chantiers temporaires, ont su créer des communautés entières, dévouées à leur compagnie sans craindre aucune compétition ou quelques soulèvements. Il en résulte une situation ou on semble vouloir étouffer les questions importantes pour le futur de ces mêmes communautés, que ce soit au niveau économique ou environnemental.

Malheureusement, je ne crois pas que ce plan soit entendu par beaucoup de monde. Nos commissaire Bouchard-Taylor prennent toute la place en ce moment avec la commision sur le chialage populaire envers le multiculturalisme. Voyons-voir si madame Marois et son équipe saura réellement prendre action sur le dossier de la diversification de l’industrie ou bien si elle ne fait que surfer sur la vague comme bien d’autres gouvernement auparavant (bleu ou rouge …).

jeudi 23 août 2007

Les Charlevoisiens et la démocratie


Vous ne pouvez savoir à quel point vous êtes chanceux, gens de Charlevoix. Vous serez les acteurs privilégiés du couronnement officiel de Pauline Marois. L’ADQ en légitime trouble-fête présentera aujourd’hui un candidat contre madame Marois pour les élections partielle du 24 septembre prochain dans ce beau comté.

Enfin un premier test de popularité pour la cheffe du PQ. On ne pouvait demander mieux comme accueil au parlement. Loin de moi l’idée de m’associer à l’ADQ mais peu importe le candidat qu’ils présenteront, je crois qu’ils ont pris la bonne décision. Je pense aussi que c’est une bonne façon de faire parler d’eux (et de Mario) sans trop investir. Ceux qui croyaient que Pauline Marois l’aurait facile … Cela forcera peut-être le PQ à user de stratégie pour ce comté qui est probablement déjà gagné mais qui permettra de mieux connaître notre « sauveresse » et son plan pour l’avenir. C’est peut-être aussi un avant goût de futurs combats ADQ-PQ pour une éventuelle élection provinciale? Voyons voir si l’ADQ saura mener un vrai combat au lieu de seulement vouloir jouer les enquiquineurs sans substances.

mardi 21 août 2007

Ce que vaut la forêt boréale


C’est intéressant d’observer le combat que se livre Greenpeace et le conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ). La réputation alarmiste et démagogique de Greenpeace n’est plus à faire. Il est tout naturel aujourd’hui de faire avancer une idée en soumettant le pire des scénarios au simple citoyen et plus particulièrement le citoyen généralement déconnecté des régions; celui-là même qui a le plus grand choix relativement aux grandes chaînes de consommation tant décriés par Greenpeace. « L’urbain » est si sensible aux causes à la mode…

http://www.greenpeace.org/raw/content/canada/fr/documents-et-liens/documents/destruction-en-chaine.pdf

Parce que l’industrie forestière est encore aujourd’hui un moteur économique très important pour certaines régions, la voie de la négociation est la seule solution à moyen terme. Bien que le CIFQ ait en parti raison avec son argumentaire économique, il n’en est pas moins alarmiste. Ce débat, mis à jour de façon plus radical par nos amis de « la paix verte » et que Richard Desjardins à amorcé il y a plus de 5 ans, continue de bien mauvaise façon. Nous assistons actuellement à une partie de souque à la corde entre deux belligérants de fort calibre. Honnête avec lui-même, Monsieur Chevrette ne mâche pas ses mots et fait encore un très bon usage des meilleures techniques de tournures de phrase qui montrent le CIFQ sous un angle salvateur. En effet, comment ne pas prendre position en faveur d’un argument comme « la mise en valeur de la ressource forestière ». Quoique très positive, cette phrase me laisse perplexe en pensant à ce qui s’y cache. En fait, nous pouvons aisément comprendre que le CIFQ ne regarde la forêt qu’en termes de valeur économique. D’ailleurs, que vaut la forêt boréale au-delà du simple signe de piastre?

Bien sûr, Guy Chevrette et ses acolytes sont sensibles à la valeur sociale que peut avoir une forêt. C’est exactement en utilisant cette facette de l’économie forestière que le CIFQ cherche à se faire du capital politique. Imaginez une seconde l’effet du boycott proposé par Greenpeace sur des régions comme le Saguenay - Lac St-Jean, qui à été développé grâce à l’industrie forestière; cette même région qui continue malheureusement à être en bonne proportion dépendante de cette industrie et ce, même après plus de 150 ans d’exploitation. C’est en effet son cheval de bataille. Nul ne peut exclure le fait que des milliers de travailleurs directs et indirects sont touchés par les changements qui s’installent lentement par rapport à l’exploitation forestière.

Il serait donc sage d’agir de façon responsable et ne pas inciter certaines personne trop sensible (et ils commencent à être nombreux) à agir sans réfléchir aux conséquences du boycott proposé par le « géant vert »; conséquences qui les affecteront aussi de façon indirecte. En attendant le Sommet sur l’avenir du secteur forestier, nous assisteront encore à un dialogue de sourd qui aura pour effet de mettre au jour des arguments douteux et bien souvent, à sens uniques. Le raisonnement des deux solitudes devra tôt ou tard se rejoindre afin de permettre une exploitation sereine et respectueuse, sans pour autant compromettre totalement ses bienfaits sociaux-économiques de la forêt boréale Québécoise.

lundi 20 août 2007

Un combat de "poules" ?


Il y peu de temps, nous étions en possibilité de croire qu’un vent de changement soufflerait sur le PQ. Ma propension à laisser la chance au coureur a tendance à s’effriter avec les années, mais je me suis rallié à madame Marois (voir articles précédents). En apprenant la démission de Diane Lemieux , ministre éclairée et bonne combattante politique, mes appréhension au sujet de madame Pauline Marois sont un peu ébranlés. Je m'explique:

Certains diront que l’histoire se répète au sein du PQ. Les batailles intestines prennent encore le dessus au détriment d’un franc parlé parfois nécessaire. En effet, je suis en droit de me demander si on ne cause pas plus de tord avec ces sorties fracassantes comme la député de Bourget l'a fair aujourd'hui. Pour sûr, une pression politique s’était installée et jouait contre madame Lemieux. En simple observateur, cet événement devient un exercice de routine en politique canadienne et québécoise. Sachez que les Illuminatis du PQ sont toujours aux aguets afin de continuer de panser les blessures causés aux égos de certains députés encore amer suite à la démission de monsieur Landry et Boisclair. Par contre, je crois qu’ils ont échoués lamentablement dans le cas de madame Lemieux. Parfois, il est bon, lors d’un changement de chef, de museler les « haut-parleurs » pour ainsi donner l’illusion que tout roule sur des roulettes.

Malheureusement, il semble que madame Marois et ses sbires n’ont pas su calmer les ardeurs de Diane Lemieux. La situation actuelle est finalement assez triste pour le seul parti qui porte la cause souverainiste sur son dos. Encore une fois, la crédibilité du PQ en prend pour son rhume. Les blessures causées par le départ des deux précédents commandants sont encore loin d’être cicatrisées si vous voulez mon avis. Aurait-il été mieux d'entendre comme raison de sortie une Diane Lemieux qui nous chante la chanson un peu hypocrite du "Je veux passer plus de temps avec ma famille"?En contrepartie, si on y regarde de plus près, est-ce que le parti aurait pu fonctionner avec le tandem Marois-Lemieux? En prenant connaissance de l’analyse de l’excellent Jean-Pierre Charbonneau en entrevue aujourd’hui, il semble que non. Qui voudrait, en cette période de réorganisation, de quelqu’un qui parle trop fort sans pour autant aider à la refonte du PQ? Madame Diane Lemieux a péri a cause de sa trop grande ingérence ou disons plus poliment, sa trop grande "volonté". L’eau est déjà assez brouillée comma ça. Il est vrai qu’il sera beaucoup plus facile pour madame Marois de vaquer à son statu de cheffe avec le député Gendron comme « leader » parlementaire. Il ne fallait pas que la députée de Bourget en remette avec son soi-disant caractère bouillant. Madame Marois n’a fait qu’appliquer le théorème de précaution.

En cette nouvelle ère du PQ, la circonspection est de mise afin de permettre à Pauline Marois de rehausser le contenu du programme du PQ. Je me range donc encore du côté de la nouvelle tête du PQ, mais pour combien de temps? Malheureusement, ce que je retiens avec cette nouvelle plus ou moins surprenante, c'est que le PQ est probablement voué à pourrir de l’intérieur, n’en déplaise aux nostalgiques.

jeudi 12 juillet 2007

Faites-moi rire, monsieur Rozon


Si vous êtes dans l’antichambre de l’amertume, comme vous le dites si bien, monsieur Rozon, je me dit que vous ne vivez plus les mêmes défis que le Québécois moyen a à affronter au quotidien.

http://www.info690.com/nouvelle-gilbert_rozon_vide_coeur-327522-27.html

C’est bien là le problème, l’élite québécoise dont vous faites parti semble vivre sur un nuage qui embrume votre vue sur la réalité. Si je comprends vos propos tenus dans les deniers jours, monsieur Rozon, vous devenez un Lucide? (Remarquez qu’il ne suffit que d’un changement de lettre pour que Lucide devienne Lucien …) Puis-je vous demander de rester dans votre champ de compétence? Vos envolées lyriques publiques sur la société Québécoise sonne faux.

En effet, vos propos sentent la frustration à plein nez. Il est malheureux que vous vous serviez de la situation précaire de beaucoup de Québécois (40% selon vos dires) afin de faire avancer votre cause qu’est le festival Juste Pour Rire. Je considère votre festival très important pour la visibilité de Montréal. De plus, c’est une entreprise (et je mets l’accent sur ENTREPRISE) qui apporte beaucoup à la région. Nul besoin de préciser que des événements de la trempe de votre festival, tout le monde qui est en moyen de contribuer doit participer. Les impôts sont là pour ça! Je ne conteste pas le fait que cet argent publique ne vient pas assez vite. Je comprends donc vos demandes répétées aux différents paliers de gouvernements et vous supporte pleinement là-dessus.

Par contre, ne mélangez pas l’immobilisme gouvernemental et son statu quo avec saine et constructive opposition du pauvre peuple. Comprenez que l’imposition d’idées d’envergure, qui sonne parfois comme une dictature après une défaite, ne passe plus chez nous. Nous ne somme plus dans les années 50. Si les « architectes » du Québec de demain ne peuvent surmonter les débats, peu importe leur teneur, vous n’avez qu’à vous apitoyer sur vous-même et sur votre manque de préparation. Il ne suffit plus de présenter des maquettes en 3D par ordinateur avec des graphiques prometteurs pour convaincre les gens, peu importe les méthodes de revendications ou même les types de contestation, si futiles soient-ils.

Si les « entrepreneurs » de gros projets étaient plus convaincants, mieux préparés et écoutaient vraiment les petites gens qui n’ont qu’au bout du compte que leur voix pour se faire entendre, il serait beaucoup plus aisé de faire avaler vos propositions. Rappelez-vous que vous n’êtes pas le gouvernement, vous n’êtes pas les décideurs. Vous êtes l’initiative, l’influence, les lobbyistes et sculpteurs du Québec. Retourner à vos planches à dessin et revenez-nous encore meilleur. De toute façon, n’est-ce pas votre but dans la vie?

mardi 26 juin 2007

Tambour battant, accueillons Mme Pauline Marois


Malgré mon cynisme des dernières semaines, et parce que c’est la seule solution concrète pour l’heure, accueillons avec allégresse madame Pauline Marois comme chef du Parti Québécois. En effet, réjouissons-nous car ce moribond parti a bien besoin d’une direction claire, si l’on en croit les paroles récentes de notre future « cheftaine ».

À défaut d’avoir une représentation autre que le PQ en chambre pour promouvoir l’idée souveraine de façon plus radicale et efficace, rallions-nous et essayons de créer une stabilité au parti qui peut donner confiance aux indécis. En contrepartie, if faut articuler la vérité sur les enjeux du projet et les potentielles conséquences d’un tel acte. Cessons d’ignorer les probables heurts en usant de séduction à l’eau de rose et faisons face à notre avenir comme société en mettant un peu de côté nos petits besoins individuels. C’est pourquoi je suis heureux de dire que le regroupement des bloggeurs souverains, malgré quelques écarts anodins pour faire de l’argent avec nos commentaires, est probablement un excellent outil pour faire avancer cette idée.

http://plumesouverainiste.com/blogueurs-souverainistes/

Si notre sainte Pauline se démarque un tant soit peu de feu Boisclair et se rapproche de l’idéalisme d’un Landry, la réflexion de cette automne sur la création d’une future république sera bénéfique.

J’ai déjà hâte à la prochaine session parlementaire…

jeudi 14 juin 2007

L’effigie de la Reine, sur mon dollar Canadien, rougi …


Je viens tout juste d’utiliser un huard Canadien afin de satisfaire mon besoin en gras trans, fourni allègrement par une machine distributrice. Quelle surprise! La joue vieillissante de la Reine, incrustée dans la pièce dorée s’est mise à rougir de honte. Suis-je empathique devant cet embarras? Je ne suis pas ému pour « 1 cent ».

L’ancienne Lieutenant-gouverneur du Québec (déjà j’ai mal à la tête, juste à prononcer ces termes) à fait des folies? Qu’à cela ne tienne! Profitons de ce moment d’allégresse afin d’assister au prochain spectacle des commissions d’enquête et d’investigation des forces de l’ordre sur l’utilité de la représentation de la mère patrie en nos terres. Certains me dirons que je mets la charrues avant les bœufs (les bœufs… la pognez-vous?). Nul besoin d’une enquête policière pour constater que notre système politique attaché à cette représentation britannique est archaïque et dépassée (pour ne pas dire coûteuse). Nous n’avons pas besoin non plus d’un courtisant de la cour de Buckingham pour officialiser une éventuelle et prochaine fin au gouvernement minoritaire de Monsieur Charest. Les libéraux sont capables de se défaire tout seul.

Alors, que faut-il faire afin d’éviter d’autres dérapages de ce genre par les sous-fifres de notre Reine à tous? Tout le monde ensemble, et surtout très haut et fort, faisons l’INDÉPENDANCE!

Dépêchons-nous car il commence à faire chaud dans mes poches; mes sous rougissent de plus en plus …