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mercredi 14 décembre 2011

Un budget crédible, une attitude douteuse



La présentation du budget d'hier soir à la ville de Vaudreuil-Dorion s’est déroulée dans la convivialité. De plus, l’augmentation du taux de taxation global de 5.55 % n’a pas semblé trop ébranler la dizaine de citoyens présents; des citoyens alertes et ayant de bonnes questions sur ce qui se cache derrière les dépenses de la ville. Mais aussi des citoyens qui comprennent les enjeux auxquels fait face la ville de Vaudreuil-Dorion due à sa croissance. En effet, cette fulgurante ascension et la grande demande en service pour la population, accompagnée d’une construction d’amenée d’eau supplémentaire et de la nouvelle caserne de pompiers pourrait facilement justifier cette augmentation. Par ailleurs, le maire Pilon mentionne qu’il en sera de même pour les 3-4 prochaines années au moins, jusqu’à ce que la ville ait atteint son seuil maximal de croissance (soit tous les terrains occupés). Or, selon les comptables de la ville, la majorité des augmentations de coût se cachent derrière les quotes-parts données à la MRC, CMM, CIT, AMT, SQ et autres acronymes d’organisation tentaculaires dont fait partie Vaudreuil-Dorion et qui semblent hors de notre contrôle. Donc, c'est un peu la faute au gouvernement. Fait notable : l’augmentation du coût de la sécurité de 12 %. En plus de l’onéreuse SQ et ses calculs de frais hyper compliqués, une firme privée dédiée à la surveillance des règlements de la ville sera encore plus présente.



Toutefois, mon intérêt réside surtout dans les nouvelles tendances que le maire chérit particulièrement, les TOD (Transit-Oriented-Development) et le futur pôle institutionnel pour la venue d’un hôpital dans la ville. Il est difficile de suivre le maire Guy Pilon dans ses élucubrations au sujet du nouveau PMAD (Plan Métropoliain d'Amménagement et de Développement). Notre coloré représentant peut parfois être très rigolo lorsqu’il est frustré. Ainsi, après avoir voté contre le PMAD et dans sa missive après la parution du rapport publié le 8 décembre dernier, il déclare : « On va finir par construire n'importe quoi, n'importe où, et l'hôpital risque de se retrouver entre deux usines! » (Source ici.) Ha ha ha ha! Elle est bien bonne. Personne ne permettrait un tel affront. Alors, je demande au maire de prendre une grande respiration. Par ailleurs, un petit commentaire anodin prononcé hier soir, lors de la présentation du budget, m’a surpris : « Le PMAD est un grain de sable dans l'engrenage. À cause du PMAD, nous serons obligés de faire toutes les études pour les milieux humides et j’en passe. Ça va coûter plus cher. » La perception d’un simple citoyen qui ne trempe pas constamment dans les détails des objectifs du PMAD peut malgré tout adhérer facilement aux objectifs et critères généraux qui régiront l’urbanisation des municipalités membre de la CMM, dont fait partie Vaudreuil-Dorion. On ne peut passer outre les nouvelles exigences environnementales que la société a acceptées depuis quelques années maintenant.



Or, pourquoi le maire Pilon semble si anxieux devant les nouvelles normes imposées par le PMAD? Nous sommes en droit de nous inquiéter lorsqu’un maire laisse entendre qu’il est inconfortable avec les études environnementales qui freineraient le développement de sa ville. Ce genre de discours s’entendait au début des années 90. Nous sommes en 2011 et aucune croissance économique ne saurait justifier une implémentation quelconque, ni même un hôpital, sans études d’impact environnemental complètes et des consultations publiques. Ce que la MRC de Vaudreuil-Soulange propose se retrouve dans le mémoire présenté au PMAD (lire ici). Mais cette étude n’en est qu’une de logistique qui privilégie l’accessibilité et une stratégie de développement économique seulement. Mais l’empressement du président de la MRC et du maire de Vaudreuil-Dorion dans ce dossier laisse perplexe le citoyen que je suis. Surtout lorsque l’argumentaire pour renier les conclusions du PMAD se retrouvent dans la possibilité de développement chaotique, dans la fuite des entreprises vers l’Ontario, ou pires, dans le fait que le PMAD nuira au développement de la ville ou permettra une plus grande propagation de mode automobile comme moyen de transport. Peut-être que le maire devrait relire le rapport? C’est justement un des objectifs du PMAD de réduire l’utilisation de l’automobile. Il me semble par ailleurs que les TOD sont justement une bonne solution qui aidera à limiter l’augmentation de véhicules routiers par les citoyens. Étrange réaction donc, qui me fait dire que les raisons du maire Pilon et de la MRC de voter contre le PMAD se trouvent ailleurs. Sinon, comment expliquer que toutes les MRC, sauf Vaudreuil-Soulange, se soient ralliées au projet de la CMM, même à contre-cœur? Ne venez pas me dire que la réalité économique de Vaudreuil-Soulange diffère tant que ça de celle de Mirabel ou de Brossard! Tous vivent une expansion ahurissante! Tous sont confrontés aux mêmes problèmes de gestion de la croissance.



Selon moi, l’effet de la nouvelle autoroute 30 sera bénéfique pour la région et aussi Vaudreuil-Dorion. La venue d’un hôpital et d'une branche universitaires (UQTR?) est aussi une étape nécessaire. Mais pas au détriment de l’environnement ou d’étude d’impact sur les terres agricoles, même non utilisées depuis des années. Les nouvelles normes servent justement à offrir plus de transparences aux payeurs de taxe et ainsi diminuer l’impression de se faire avoir par les administrations de nos villes. Comment être contre le PMAD qui permettra justement aux citoyens d’être moins cyniques envers la politique municipale. Nécessairement, tout cela a un coût. Et comme société, je pense que de se permettre des garde-fous supplémentaires ne pourra qu’aider l’image politique à moyen terme et de s’assurer que la croissance se fasse au meilleur des intérêts des citoyens. Ainsi, prenez donc une grande respiration, monsieur Pilon. Et une analyse plus approfondie du rapport remis à la CMM devra être faite, autant par nos décideurs que par les citoyens dont je fais partie. Il y aura une suite à ce blogue...

lundi 23 août 2010

Maurice Richard doit se retourner dans sa tombe

(et selon la photo ci-dessous, il n'est pas content...)


N’est-il pas ironique que le débat sur la venue d’une nouvelle école à Vaudreuil se fasse au cœur du quartier du club de hockey le Canadien? Le Canadien à toujours été au centre des débats sociaux et sportif au Québec. Ce n’est donc pas sans surprise qu’une bataille d’idée se tienne au sein du quartier des légendes de la sainte flanelle.


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Avant de commencer, j’aimerais vous inviter à réagir à mes commentaires. C’est le but d’un blogue, soit créer un échange courtois d’idées et d’oppositions saines. Vous êtes les bienvenues, que vous soyez d’accords ou non avec mes propos. Vous pouvez vous abonner en cliquant sur le bouton à cet effet à droite si vous désirez être averti de la publication d’un nouvel article.
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À la lumière de l’article de madame Meloche-Hulobowski dans le journal local Première Édition de samedi dernier, la polémique s’est installée entre les rues Toe-Blake et Maurice-Richard. Ce dernier, qui a toujours trimé dur (et à sa manière) pour l’émancipation d’un peuple doit se retourner dans sa tombe face à l’opposition d’une école dans le quartier (remarquez que je m’amuse un peu ici…). Le premier réflexe des opposants est de brandir le drapeau de la démocratie comme si c’était une technique pour garantir une certaine tranquillité de vie. Devrais-je leur rappeler que dans toute bonne démocratie, après que le peuple ait voté, le pouvoir s’exerce à travers ceux qui ont été élu?

Toutefois, là où je rejoins les « hostiles », c’est lorsque je constate qu’en effet, tout le conseil de ville provient du même parti et qu’aucun conseiller n’est indépendant ou ne peut apporter quelque bémol que ce soit à la démarche de PPU. Il est très difficile, en effet de faire face à un gros bloc qui avance dans la même direction. Et c’est tout un bloc qui s’avance maintenant près de la gare. Personnellement, j’aurais mieux aimé vivre un référendum au sujet de l’école en militant et en m’y annonçant en faveur, que de maintenant devoir accepter tout le développement d’un quartier en bloc sans mot dire.

Après la parution de l’article du journal local (dont il me semble que j’y sois dépeint comme un rustre, ce qui est faux… mais c’est un autre sujet), je me suis demandé si les arguments des opposants pouvaient tenir la route lorsque l’on parle de l’installation d’une nouvelle école dans une ville.

• À qui profite la venue d’une école? En premier lieu aux résidents dudit quartier, pardieu!

• De quel trafic parle-t-on au juste? Des autobus jaunes qui parcourront la rue André-Chartrand entre 8 heures le matin et 3 :30 l’après-midi. On parle aussi des parents qui arrivent à 18 heures ou qui déposent leurs bambins dès l’ouverture du service de garde à 7 heures le matin? En quoi ce genre de trafic est-il dérangeant? Pour la majorité des résidents actifs du quartier, tout cela sera transparent. Par ailleurs, les révoltés devraient craindre un peu plus le trafic du centre multidisciplinaire (autre très beau projet) que celui des enfants parcourant à pied le trajet de la maison vers l’établissement scolaire.

• Au contraire de ce que pensent les belligérants, la valorisation d’un quartier passe par l’ajout d’institutions en son sein (parcs, jeux d’eau, école, aréna ou gymnase). Un quartier qui ne contient que des maisons cossues, en plus d’être morne, stagne en valeur et est plutôt sujet aux lois du marché immobilier et à l’économie de petite échelle. En fait, l’installation d’un bâtiment à vocation communautaire ajoute à la croissance, la valeur à grande échelle et à la vie d’un quartier.

Jusqu’à maintenant, l’argumentaire de l’opposition ne pèse pas lourd. Quel sera la prochaine contestation? Un veto à un potentiel parc de rouli-roulant (skate-park) dans le parc Aurèle-Joliat parce qu’il y a risque d’attroupement de jeunes délinquants qui fument du pot et écoutent du Linkin Park dans leur iPod (tout en faisant peur à nos petit chérubins dans leur balançoire)? Pauvre Maurice Richard. En espérant que ton regard de feu fasse encore de l’effet sur les résidents de la rue qui portent ton nom.

NOTE : L’idée du parc de rouli-roulant n’est que ma propre fabulation. Quoiqu’en y pensant bien, je devrais aller proposer cela à la prochaine réunion du conseil de ville…

mercredi 18 août 2010

Enfin du leadership

L’attitude de Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion, s’inscrivait souvent en faux avec mes propres visions d’une saine et efficace communication avec les citoyens. J’ai cité à quelques reprises des exemples dans mon blogue. Souvent, mes propos reflétais une crainte de perte de contrôle du développement de la ville au profit de « contracteurs » trop entreprenants ou en laissant libre cours au capitalisme éhonté. Mais j’avais par-dessus tout la crainte de perdre l’identité fragile de notre jeune communauté (malgré l’âge vénérable de la ville elle-même) en s’arrimant aux façons de faire d’autres banlieues typiques comme Terrebonne ou autres Lachenaie de la couronne de Montréal, là où centre d’achat rime avec expansion à outrance.


Or, le maire Pilon et son conseil de ville vont utiliser le Programme Particulier d’Urbanisme (PPU) comme tremplin d’une foule de nouveaux règlements qui permettront le développement du secteur de la gare de Vaudreuil. Celui-ci offre en réponse à l’opposition mal informée ou atteinte dans leur individualité nombriliste et surtout contre-productive, un vent de fraîcheur dans cette ville à la croissance fulgurante. Les détails de ce PPU seront donnés prochainement lors d’une assemblée publique donnée par la ville (d'ici 2-3 mois). Ainsi, le maire aura démontré finalement qu’il a des couilles. Je le percevais quelque peu expansionniste avec une vision un peu flou de la direction urbaniste et sociale que devait prendre la ville de Vaudreuil-Dorion, mais je me rallie tranquillement. En effet, la progression de l’autoroute 30 doit maintenant être prise en compte comme jamais et le secteur stratégique de la gare en fait le point tournant pour l’arrimage de la vile avec ce carrefour qui changera à jamais la vocation de la ville, n’en déplaise à ses détracteurs.

Toutefois, je soutiens toujours les oppositions raisonnables de mes concitoyens lors de projets mal définis, vagues ou déconnectés des besoins immédiats. Néanmoins, rien ne permettait une telle levée de bouclier face à l’installation d’une nouvelle école dans le quartier de la gare (district #3) il y a quelques semaines. Il m’est aisé de croire que la désinformation à guidé une petite poigné d’individualistes afin d’empêcher un projet qui ne peux qu’aider les gens du secteur et aussi valoriser le dit lopin de terre d’un quartier sans-vie. J’en sais quelque chose… j’habite le district.

En revanche, alors que prendra forme le PPU, il sera d’autant plus important de suivre à la trace le conseil de ville dans ses démarches. Comme en fait foi le maire dans un article du journal Première Édition du 14 août dernier, il ne permettra pas d’opposition à son projet. Il faudra donc s’assurer que cela ne devienne pas une habitude et que le conseil se transforme en petite dictature pour le reste de son long mandat. Il est important de préserver la démocratie, plus particulièrement au niveau municipal, là ou certains patronages et copinages restent encore fréquents. Toutefois, sous entendu dans le mot démocratie, il y a, en plus de « saine opposition », la nécessité de décision. C’est ce qu’a fait notre conseil de ville et je l’en félicite. J'ajoute cependant un petit bémol à un commentaire probablement empressé de monsieur Pilon à l'effet qu'il fera une demande pour empêcher les citoyens de s'opposer aux projets de règlements sur les institutions tels garderies. J'aimerais bien qu'il approfondisse sa pensée parce qu'il y a possibilité de dérapage inquiétant si sa réponse trouve un écho au gouvernement; ce que je doute fort. Va pour les écoles et les hopitaux, mais il y a trop apparance de magouille dans les garderies privées pour laisser ça au conseil de ville sans droit de regard.

Ainsi, je donne mon appui au maire de Vaudreuil-Dorion et à son conseil , sachant que la mise en place d’un PPU était probablement le seul moyen d’appliquer une vision constructive et profitable sans qu’une poignée d’inconscients égoïstes viennent freiner le bien être d’une plus grande quantité de citoyens. Si nous avions des reproches en profondeur à faire au conseil, ce fût lors des dernières élections de le faire en posant notre candidature (sachant que plusieurs conseillers n’ont pas eu d’opposition). Ainsi, il ne nous reste qu'à regarder autre chose que la mousse de notre nombril, soit agir et penser en société pour le bien être de Vaudreuil-Dorion.

vendredi 13 août 2010

Le syndrome de Lucky Luke parasite le conseil de ville




Je reviens de vacances. D’une part, je reviens d’une longue traversée du désert; Désert du vide de la pensée critique, tel que certain l’auront constaté dans ce blogue depuis presque deux ans maintenant. D’autre part et de manière plus concrète, je reviens d’une belle semaine à la mer, comme on le cite souvent dans les chansons. Du bon temps avec les enfants, la blonde (qui à en fait les cheveux noirs) et quelques parentés. Tout simple, tout bon.



Toutefois, ce que j’ai lu cette semaine me fait abruptement tomber de mon nuage et me force à sortir de mon cloître et de mon mutisme auto-imposé. Un simple et court article du journal local en est la cause. Dans cet entrefilet synthétisé par une journaliste de L’étoile de Vaudreuil, j’y subodore un malentendu qui transpire le syndrome du pas-dans-ma-cour typique de tout bon banlieusards qui me met hors de moi et qu’il m’est impossible d’ignorer cette fois-ci. Moi qui normalement supporte les mouvements intelligent d’oppositions citoyennes, me voilà qui sort les dents contre mes semblables.



Voici le contexte : Un projet de construction d’école francophone volète dans les rumeurs de la ville. Qui plus est, cette dernière s’installerait dans un nouveau cartier résidentiel dont je suis nouveau migrant depuis 4 mois, près de la gare de train de Vaudreuil. Or, comment une petite poignée de résidents ait pu faire annuler, il y a plus d’une semaine, un règlement de dézonage permettant la mise en marche de ce projet et ainsi faire fléchir le maire Guy Pilon avec une cinquantaine de nom seulement? Qui plus est, pour des raisons douteuses d’augmentation de trafic dans le quartier! Soit il y a anguille sous roche ou bien le conseil de ville à vraiment besoin de vacance, vu sa molesse dans le dossier. Nous avons ici un conseil de ville qui, à l’image du héros de bande dessiné Lucky Luke, semble avoir été très rapide sur la gâchette. Comme il était possible de le faire, un référendum élargi aux citoyens qui seraient potentiellement desservis par cette école aurait été approprié. Le conseil en a jugé autrement et à tout simplement retiré le projet de règlement. Affaire close. Les stupides « pas-dans-ma cours » ont gagné une autre manche. En fait, de cause à effet, il a repoussé l’établissement d’une nouvelle école dans Vaudreuil aux calendes grecque, elle qui en a pourtant énormément besoin à cause de sa croissance fulgurante. Quelle pression le conseil à-t-il subi? Qu’est-ce qui justifiais un tel retrait sans au moins avoir usé au préalable du règlement des référendums pour les municipalités? La ville a-t-elle tenté de convaincre ces citoyens pitbulls avec de la bonne information? Un projet de cette envergure et avec une telle nécessité ne peut mourir comme cela au feuilleton. Je dis non. D’ailleurs, je me demande pourquoi mes concitoyens ne s’objectent pas au nouveau complexe sportif qui sera aussi installé dans notre beau cartier?


À cette étape-ci, il serait inutile d’élaborer quelques élucubrations ou même l’ombre d’une conspiration que ce soit, constatant qu’aucun procès verbal n’est encore disponible sur le site de la ville et que les commentaires du maire à ce sujet viendront bientôt. Cependant, je reste aux aguets. Ce dossier sera un excellent laboratoire pour une étude de la bêtise banlieusarde. À partir de maintenant, je vais tenter d’expliquer ce qui caractérise l’homo-banlieusardus dont le cri pour effrayer tous prédateurs et toutes nuisances semble avoir muté de façon très rapide et fait maintenant office de normalité effrayante. Peut-être devrais-je renommer ce blogue : Libre pensée sur la bêtise seigneuriale. À suivre.

mardi 19 août 2008

Ma première Place des arts… municipaux

Mes parents m’ont toujours dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ils ont encore eu raison au début du mois. En effet, je suis allé pour la première fois assister au festival des arts de la complainte citoyenne, qui à lieu deux fois par mois dans ma ville. Cet événement peut aussi porter le nom de « séance du conseil de ville ».

La préparation
Je me suis pointé bien candidement, sans trop savoir à quoi m’attendre et sans grande préparation. Jadis, j’avais déjà lu quelques procès verbaux en temps (très) perdus, afin de m’initier au charabia de la législation municipale. Ces procès verbaux ont été peu efficaces sur le pouvoir d’exciter ma fibre politique; d’où la constante résurgence de la fameuses maxime : « J’ai d’autres choses à faire que d’assister aux séances du conseil municipal… » . Or, c’est avec la crainte du puceau que je suis entré dans la salle sans âme. Malgré les vacances estivales, il y avait tout de même au-delà de 20 personnes qui attendaient nerveusement leurs cinq minutes de gloire. Afin de me fondre dans cette faune aux dents acérées, je n’avais que pour parures un crayon et un carnet. J’étais ainsi prêt à entendre (et noter pour le bien de ce blogue) les doléances de mes concitoyens.

Que le spectacle commence
À ma grande surprise, il n’y a pas eu de moment de prière ou de moment de réflexion au début de la séance. Pas d’accommodement inutile ou de catholicisme exacerbé à la Jean Tremblay, clownesque maire de Saguenay. De toute façon, une prière, ou un moment de silence aurait eu un effet analgésiant sur les intervenants qui se préparaient à entrer sur scène lors de la première période de question (la partie la plus intéressante de la soirée). J’accorde ici, à la manière d’un Dumbledore, un point aux élus municipaux.

Or, j’ai eu droit, dès le début, à une histoire de vidange enlevante et passionnée; le genre d’histoire qui démontre la complexité du fonctionnariat municipal, en ce sens qu’une compagnie de détritus ne ramasse pas les vidanges d’un groupe de citoyen lorsqu’elles sont déposés à la frontière de deux villes. En effet, les deux compagnies pensent que c’est à l’autre d’en disposer. Malgré le discours enflammé du citoyen, qui était à la hauteur d’un indigné au FM parlé de Montréal, les conseillers ont été très respectueux et ont écouté le pugiliste jusqu’au bout, parfois même en opinant du bonnet! Il y a même eu un vent de résolution de problème qui s’est pointé. C’est peu dire comment je suis impressionné. Mon cynisme envers les élus municipaux a commencé à en prendre pour son rhume. J’accorde ici un deuxième point à la gent municipale. Ainsi, les minutes passèrent et les intervenants aussi. J’ai pu, par exemple, ouïr les complaintes de citoyens mal informés sur le développement potentiel d’un concessionnaire automobile derrière leur quartier (des citoyens genres « pas dans ma cours SVP »). J’ai aussi entendu des questions très courtes qui auraient pu être répondu simplement en appelant à la ville (c’était un peu pathétique). Malgré le petit nombre de badaud, l’auditoire était hétéroclite à souhait et respectueux de la bienséance. Vais-je voir de l’action?

Est-ce qu’on m’en passe une vite?
L’action devra attendre encore un peu. Après la première période de question, ce fût le moment du charabia légal, le temps de la valse des autorisations spéciales, des approbations de subventions diverses et d’octroi de contrat ça et là (comme le déneigement des rues… oui déjà…). Une bonne proportion des citoyens présents ont dû quitter la salle pour cause « d’endormite » aigus. J’avais du mal à suivre et je me demandais légitimement si je me faisais passer des petites vite à la vue de tous ces amendements à quelques budgets mal évalués au départ.

De l’usage de la démocratie locale
C’est ainsi que la deuxième période de question revenait à l’ordre du jour, sans grands remous. Le moment fort de l’assemblée est apparu à la toute fin, lorsque l’un des conseiller a fait une remontrance aux deux journalistes locaux présents, entre autre pour divulgation de fausses informations. Ce conseiller, dont j’oubli le nom, mais que je surveillerai de plus près la prochaine fois, à mentionné à quel point l’usage de la démocratie par les citoyens fait défaut. Pour bien illustrer son propos, ce dernier faisait état du fait qu’une de ces journalistes a mentionné dans son article polémique quelques plaintes de citoyens mécontents par rapport à l’implantation probable d’un concessionnaire Honda entre le Château Vaudreuil et le rond point de la voie de service de la 40 est. Ayant reçu plus de 60 appel de citoyens inquiets ou mécontents directement à sa résidence, le conseiller s’était préparé au pire lors de la séance où j’étais présent. Ce conseiller à pu constater que, malgré ses invitations, seulement 2 citoyens ont mentionné de façon officielle leur inquiétude face au développement de la bande de terre susmentionnée. Je ne peux qu’adjoindre ma voix à ce fougueux conseiller et soulever le fait que la majorité des gens sont capable de se plaindre dans un semi-anonymat, mais lorsqu’on leur demande d’utiliser les canaux officiels de la démocratie municipale pour faire valoir leur point de vue, c’est le silence, c’est le néant. On se demande alors pourquoi les choses se font sans notre consentement… J’accorde encore un point de plus au conseil de ville (et beaucoup de points en moins pour les citoyens).

Un cynisme difficile à enrayer
Cependant, il y a place à amélioration. Toute cette mascarade du conseil de ville cache certains vices. Par exemple, si nous voulons contester un projet, les votes sur les projets de la ville se déroulent souvent au beau milieu de la journée, à des heures qui ne conviennent qu’aux têtes blanches de notre patelin. D’un côté, on nous dit de se présenter en grand nombre au conseil de ville, mais de l’autre, les outils proposés ne sont accessible qu’à une minorité. Face à ce constat, comment ne pas y voir une manipulation de la part des élus, afin de minimiser l’opposition? Vu la teneur plutôt estivale de cette séance du conseil de ville (le maire Pilon et deux autres conseillers étant en vacance), je me promets de retourner visiter mes élus locaux cet automne et ainsi parfaire ma compréhension des arts… municipaux… et ainsi voir si on peut avoir la piqure pour la politique municipale et ses dossiers de voiries...

vendredi 20 juin 2008

La minute régionale 2


Le maire de Pincourt en remet…
Je commence sérieusement à m’intéresser aux déclarations loufoques des maires et représentants politique des différentes villes qui font partie de la MRC de Vaudreuil-Soulange. Je pense même créer une base de donnée qui fera autant état des bonnes comme des mauvaises sorties de nos décideurs. Là-dessus, je tiens à remercier les journaux locaux comme L’Étoile, Hudson Gazette et Première Édition pour leur intégrité dans la publication d’entrevue qu’ils ont avec nos élus locaux. Je lève mon chapeau aux journalistes de ces hebdomadaires qui, dans le but de transmettre le plus fidèlement possible l’information, limite la censure dans le but de montrer autre chose que seulement le bon côté des choses. Parlez-moi de neutralité!

Ceci étant dit, j’amorcerai cette courte minute régionale en relevant une autre belle déclaration du maire Michel Kandyba de Pincourt (encore lui) sur les nouvelle disposition de sécurité prise par cette ville la semaine dernière (voir l’article en question ici). En effet, c’est en octroyant un contrat à une firme se sécurité privé que la ville de Pincourt compense par le manque d’effectif de la SQ dans la région, pour surveiller les méfaits mineurs comme le non respect des règlements municipaux. Or, c’est avec beaucoup de mépris que le maire Kandyba fait état d’un potentiel problème avec les attroupements de jeunes dans les parcs de sa communauté. Il y va avec cette déclaration au journal Hudson Gazette: “If youths cannot respect the rules of the parks, they should move on to another town!”. Ceci peut être facilement traduit par : « Si le jeunes ne peuvent respecter les règlements des parcs, ils n’ont qu’à aller dans une autre ville ! ». Je me demande ce que les maires Roy de L’Île-Perrot ou Pilon de Vaudreuil-Dorion pensent d’une telle déclaration totalement absurde.

Il est probablement inutile de mentionner au maire de Pincourt que les jeunes sont sous NOTRE responsabilité et celle de leurs parents. Monsieur Kandyba se trompe totalement de cible. Qu’en est-t-il de son financement pour des infrastructures saines comme une maison des jeunes (qui semble inexistante dans cette ville) et le financement des ressources pour les occuper, comme c’est le cas à Vaudreuil-Dorion ou à l’Île-Perrot justement?

La protection de l’environnement prend racine dans le compté

Le nouveau président de la division régionale du Parti Vert du Canada, monsieur Jean-Yves Massenet recommence à faire parler de lui. Après avoir participé comme candidat au dernier scrutin provincial pour le Parti Vert du Québec, voilà qu’il revient avec la création du Vaudreuil-Soulanges Trails/Sentiers Vaudreuil-Soulanges. Cet organisme sans but lucratif est possible grâce à la participation d’autres grands noms régionaux de la préservation de l’environnement tel le journaliste/éditeur en chef du Hudson Gazette, monsieur Jim Duff. C’est une initiative extraordinaire qui vise à générer des mécanismes différents de ceux utilisés à travers les standards lourds et ineffectifs des municipalités pour la protection des milieux humide et vierges non-développé dans la région. Monsieur Massenet invite les gens qui sont touchés par ce dossier et qui désirent s’impliquer à le contacter au numéro suivant : 450-458-0940 ou par courriel à jeanyvesmassenet@yahoo.ca.

vendredi 6 juin 2008

Un péage qui enrage?


C’est bien connu, tout le monde veut le beurre et l’argent du beurre. C’est le genre de consensus qui s’installe dans l’opinion publique lorsque vient le temps de parler d’amélioration du transport en commun et des problèmes du réseau routier. La ville de Montréal parle depuis quelques temps de l’installation d’un système de péage sur les ponts qui mènent des banlieues vers l’île; un dossier déjà chaud mais dont le fourneau, qui en fera un aliment sain, n’est même pas encore en mode préchauffe.

La banlieue ne dort plus
Nous avons eu droit hier à la réaction négative d’un responsable de la ville de Longueuil sur ce dossier. Il y en aura d’autre. En fait, on peut s’attendre à au moins autant de réaction qu’il y a de pont autour de l’île de Montréal. Lorsque qu’il est question de faire payer ses citoyens, peu importe le sujet, la banlieue dortoir se réveil; et avec fracas. J’ai eu le plaisir de faire connaissance avec un autre maire coloré à travers un article du Hudson Gazette paru cette semaine (oui, il n’y a pas que le maire de Saguenay et celui de Québec qui font le clown). Je parle du maire de Pincourt, dans l’ouest de l’île de Montréal, monsieur Michel Kandyba. Je me demande bien humblement si le fait de gérer en majorité des dossiers de voiries (pour ne pas dire d’égouts) n’enlève pas un peu de lustre au métier de maire de petites municipalités. Il semble à tout le moins que cela ait réduit l’esprit critique de monsieur Kandbya. Lorsque je lis des inepties comme (traduction libre de l’anglais) : « S’ils se permettent de mettre des postes de péages sur les ponts, pourquoi ne le pourrais-je pas? Pincourt paye pour le déblaiement de ses rues? Alors il est seulement logique de mettre des postes de péage dans nos rue aussi ». WOW! Parlez-moi d’une logique simpliste! J’espère que les citoyens de Pincourt se distancieront de ce genre de propos. Il a aussi dit dans le même article: «Les ponts sont de juridiction provinciale et si vous traversez le pont Galipeau ( sur l’Île-Perrot), vous tombez directement sur l’autoroute 20. Où allez-vous mettre un poste de péage? On ne peut juste pas faire ça!». Laisser moi rire encore! Monsieur Kandyba semble ignorer qu’en cette ère menée par la technologie, il est maintenant inutile de mettre quelqu’un dans un guichet pour percevoir nos « 25 cennes »… N’a-t-il jamais entendu parler des systèmes automatisés par transducteur et des systèmes GPS (voir explication ici)? La Norvège, l’Allemagne et les États-Unis sont encore une fois en avance à ce sujet. Pourquoi pas nous? Je comprends que les stations à péage manuel auraient beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. Par-contre, voici une opportunité de nous distinguer, en utilisant les nouvelles technologies à notre avantage. Malheureusement, où sera la volonté politique lorsque nous seront confrontés à cette nouvelle tendance? Ais-je besoin de répondre à cette question, lorsque notre plus grande préoccupation du moment sont les seins de madame Couillard ?

Les automobilistes ont le capot large
Il est tout à fait normal pour les gens des couronnes de l’île de s’inquiéter de leur avenir en tant que fier usager des autoroutes. Le maire de Montréal (un autre Tremblay) et ses conseillers, usent de tout leur pouvoir de (petite) séduction afin de rassembler les maires des banlieues autour de la table a discutions. Avant que le peuple sorte dans la rue pour faire pression contre cette « taxe » supplémentaire, il est d’une importance capitale de bien définir les objectifs réels de ce projet et comment seront redistribués les revenus de ce nouveau fardeau pour les automobilistes. Des solutions de rechange devront être mises sur la table afin de palier à la colère montante des usagers de la route. Mais le plus important réside dans la façon de présenter cet inévitable passage vers la modernité. Un débat public devra se faire et des discussions devront avoir lieu dans toutes les banlieues affectées.

Mes maires troubadour préférés
Nous connaissons maintenant deux farouches opposant de plus, ci-nommés les maires de Pincourt et Longueuil, aux péages sur les ponts de banlieues de Montréal. Ce sera une histoire passionnante à suivre. Après le maire de Saguenay et sa prière, nous aurons l’opportunité d’assister à encore plus d’incongruités verbales enflammées et douteuses de nos maires régionaux. Heureusement, le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, modère un peu le sujet en proclamant ceci, dans une rare déclaration sensée dans le journal Hudson Gazette: « Ce péage sera moins attirant pour les gens qui ont à aller travailler sur l’île de Montréal. Par contre, ces ponts payants attireront plus de compagnies hors de l’île pour s’installer dans nos banlieues. Je pense que cela aura un avantage pour nous ». J’ajouterai à cette parole pleine de sens que cela aura une influence importante sur les résidents lorsque sera venu le temps de considérer un emploi dans leur banlieue ou dans les environs. Avec la venue de l’autoroute 30, qui sera de toute façon payante soit dit en passant, cela ne peut qu’être positif. Enfin, avec la croissance fulgurante du prix de l’essence, il est grand temps que le peuple sorte de sa léthargie banlieusarde et commence à reconsidérer leur façon de se déplacer, leur façon d’organiser leurs temps, leur façon de vivre.