Le dogme est contesté par la libre pensée. Ici, rien ne sera épargné. Le roi surveille autant le pion que la reine.
mercredi 7 décembre 2011
Pour que les gazouillis se meurent en salle sombre
Je n’ai pu passer sous silence l’article suivant.
http://www.lepost.fr/article/2011/12/06/2654314_twitter-des-sieges-reserves-pour-tweeter-au-cinema.html
Or, je ne suis qu'un pauvre puriste qui tente encore de percevoir le cinéma comme quelque chose de beaucoup plus grand qu'un bien de consommation rapide (comme offre trop souvent Hollywood aujourd'hui). En laissant le twitteux œuvrer d'aise dans les salles (même en arrière-banc), je pense qu'on banalise le rituel qui existe encore parfois entre un bon réalisateur et son auditoire. C'est peut-être aussi le signe d'un grand essoufflement de l'industrie Hollywoodienne. Elle qui ferait n'importe quoi pour ne pas perdre son dernier bastion de consommation de masse, soit les plus jeunes. Tant que le cinéma progressera vers la médiocrité pour ne servir que le vil côté commercial du 7iem art, les twitteux et facebooqueux des salles de cinéma auront tout le loisir d'user de leur cellulaire (ou pire! du iPAD). Donnez de la qualité cinématographique à ces gens blasés et vous verrez s'éteindre les conversations. Continuez à servir de la merde cinématographique en quantité et bientôt on pourra y jaser comme dans un lounge bar avec le film en trame de fond... parce qu'il n'y aura rien d'autre à y faire.
mercredi 23 novembre 2011
Le carré rouge
Suivre ou non la parade? C’est la question que je me suis posé le 10 novembre dernier lors de la manifestation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. En cette ère où il est de bon ton de s’indigner et de vaquer à des occupations de contestation, dont je suis généralement d’une accointance morale, la grève illimité probable des étudiants l’hiver prochain soulève chez-moi un questionnement. Moi qui suis passé par l’université (et qui y suis encore à temps partiel) et qui est satisfait de ses conditions de travail, je me demande si je devrais me préoccuper du statu-quo demandé par les étudiants québécois. Voyons ce qui me pousse à me questionner, si j’utilise l’argumentaire et la froideur des chiffres soulevés par ceux qui sont du côté de la hausse des frais.
Premièrement, la ministre Beauchamp demande de faire passer de 72.26$/crédits de cours à 83.09$/crédits de cours pour la première année. Une augmentation d’environ 13% par année. Ainsi, quelqu’un qui a 10 cours à son horaire chaque année verra sa facture augmenter de 325$ par rapport à l’année précédente, sans compter l’indexation aux autres frais tels associations étudiantes et effets scolaires. L’augmentation du coût de la vie d’environ 2% par année n’entre pas non plus dans ma réflexion. Or, si l’on prend simplement la logique si populaire dans le commerce, ça fait moins d’un dollars par jours pour améliorer un tant soit peu le système universitaire au Québec. Et si je pousse un peu plus la réflexion démagogique s’apparentant aux radio-poubelles, ça fait un peu moins de deux consommations à 4$ à enlever des « partys » hebdomadaires pour compenser cette augmentation. Ce n’est pas si mal au fond.
Mais de façon plus pragmatique, c’est un montant de 1625$ que l’étudiant à temps plein devra absorber à la fin de son baccalauréat (je ne mentionne pas les grades supérieurs). Est-ce la fin du monde lorsqu’on pense que la moyenne d’endettement moyen d’un bachelier est de 14000$ à la fin de ses études au Québec? Non, ce n’est pas la fin du monde. Or, on entend aussi que l’on peut prévoir qu’un universitaire finira par retirer des bénéfices non-négligeables du côté salarial à cause de son grade. Or, c’est justement ce discours très à droite qui me fait croire que les étudiants à temps pleins ont raison de s’inquiéter de l’avenir. Car cette rhétorique ne s’applique pas à tous. Elle s’applique plus aux médecins, avocats, ingénieurs ou aux finissants en finance entre autres. Je ne pourrais affirmer la même chose pour ceux qui font un BAC en art ou même en soins infirmiers avec leurs conditions de travail exécrables. Et ne venez pas me dire que ce ne sont pas des domaines pertinents en 2011. Sans cautionner la demande de certains groupuscules pour une gratuité scolaire complète, me voici avec une envie forte de m’associer au mouvement. Pourquoi? Parce que les tenants de l’augmentation des frais se servent de fausses raisons pour promouvoir cette augmentation et lentement instaurer une pensé de droite dangeureuse pour la société à long terme; Parce que leur argumentation s’apparente aussi à de la propagande idéologique. Or, voici une petite déconstruction gentille de cette idéologie :
Lorsqu’on me dit que les étudiants universitaires gagneront plus que ceux qui n’y sont pas allés.
Comment peut-on aussi facilement comparer un enseignant au primaire avec ses 35 élèves par classe, une infirmière en chef au bord de la dépression, un psy de garde sous payé dans un CLSC, un journaliste pigiste qui court après sa queue ou même un artiste en musique expérimentale face à un soudeur qui travail de 7 à 4 et qui gagne une « fortune » en over-time à Malartic ou avec un technicien biomédical bardé d’assurances dans une grande entreprise privée. L’argument du gouvernement en ce qui concerne les salaires ne tient pas la route pour une bonne partie des domaines universitaires. Or, ce n’est plus l’argent qui compte le plus aujourd’hui pour les travailleurs, mais les conditions de travail et la flexibilité de l’employeur. L'université est aussi un endroit de génération d'idées, pas juste une machine à cash. Comme société, il est non-négligeable de tenir compte de la créativité qui bouillone en ces murs, sans nécéssairement avoir absolument comme résultat un effet économique immédiat. La créativité se paye aussi et il serait insjuste d'en limiter les frais aux étudiants seulement.
Lorsqu’on me dit que les coûts universitaires sont beaucoup moins élevés au Québec que dans les autres provinces du Canada.
Encore une fois, il est facile de constater que dans la plupart des cas, les charges fiscales ainsi que les salaires du « Rest Of Canada » sont plus avantageux que ceux du Québec, particulièrement en Ontario, d’où un exode des cerveaux de certain domaines vers ces cieux plus cléments pour leurs portefeuilles. Par ailleurs, une baisse des frais de scolarité est prévue l’an prochain en Ontario… Cette décision est justement fondée sur les problèmes d’accessibilité pour tous qui faisait défaut dans cette province. Encore -1 point pour le ministère de l’éducation.
Lorsqu’on me dit que les prêts et bourses seront majorés.
Je tique encore plus ici, car quelqu’un provenant d’un foyer gagnant plus de 60000$ en revenu familial par an ou un étudiant qui travaille 25 heures par semaine justement pour subvenir à ses propres besoins ne pourra pas automatiquement bénéficier de bourses. Donc, les prêts sont le seuls recours de cet étudiant. Et qui dit prêt, dit endettement. Et qui dit endettement universitaire veut aussi dire qu’une fois le prêt des études supérieure remboursé et les 4 années minimum d’études de plus que son voisin diplômé du CÉGEP, l'étudiant universitaire constatera que son cégepien de voisin aura de beaucoup avancé son remboursement d’hypothèque et aura peut-être même déjà son ti-bateau ou son chalet dans le nord à se la couler douce durant les fins de semaines. J’avoue que c’est un commentaire générique. Mais dans un système qui mesure justement sa santé financière collective par la consommation de ses habitants, c’est une donnée non négligeable. Ainsi, il en faudra du temps à l’étudiant universitaire pour rattraper le rythme de vie de son voisin à cause de ses études avancées… c’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Et ça m’a pris au moins dix ans pour réussir à me sortir du mode rattrapage.
Et qu’en est-t-il des gestionnaires universitaires, des investisseurs du privé et de la population?
Avant d’imposer cette augmentation aux étudiants, ces derniers sont en droit de demander un resserrement de la gestion des universités avant un resserrement du gousset "estudiantin". Nous n’avons qu’à penser au fiasco de l’Îlot Voyageur de L’UQAM pour craindre le pire à cet égard. De plus, une collaboration du secteur privé dans la recherche et le développement d’application réelle pour l’industrie devrait être revue et améliorée. Une collaboration étroite avec le secteur privé est positif pour l’étudiant et l’institution à court et long terme. Pour ce qui est de la population, elle en est à la croisée des chemins. Est-elle bien au fait de ce qui se trame pour l'avenir du Québec au sujet de l'éducation supérieure? Et serait-elle d'accord qu'on augmente aussi de 1 $ par jours sa contribution dans notre système d'éducation universitaire?
En conclusion, en dehors du fait qu’on ne peut nier la décrépitude de nos universités (labo, matériel, immobilier et qualité des services), il reste trop de sujets à débattre pour seulement faire porter le fardeau de la hausse des coûts universitaire aux étudiant seuls. Même si 1625$ sur cinq ans est relativement peu, accepter sans broncher cette hausse donne aussi un signal de faiblesse face à cette montée de l'idéologie de droite au Québec. Cela ne peut être ignoré. Les revendications des étudiants sont légitimes et demande à tout le moins au gouvernement de refaire ses devoirs et d’exposer à la clientèle universitaire ce qu’elle entend faire pour contrebalancer l’effort supplémentaire qu’on leur demande. Dire que le Québec paye moins cher que toutes les autres provinces est un argument purement politique et ne sert pas notre façon de voir l’éducation qui est différente du ROC. Or, il faut surtout tenter de garder l’accès aux études supérieures disponible pour tous, même aux petits génies provenant des milieux pauvre. Finalement, si les nouvelles mesures du gouvernement venaient à être appliquées, il ne me reste qu’à suggérer aux étudiants de bien réfléchir avant de poursuivre des études de plus haut niveau. Car la passion de ce que l’on fait comme métier ne sera probablement que le seul salut contre tout l’endettement accumulé et une économie nord-américaine qui ne va pas en s’améliorant. Si votre choix de carrière finit par vous déplaire, cette surcharge de coût vous fera doublement mal.
Or, le débat ne fait que commencer. Mon carré rouge (symbole de la contestation étudiante) est peut être pâlot, mais j’embarque tout de même dans la parade avec les étudiants. Il en va de l’avenir de mes enfants aussi.
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Liens intéressants :
Pour rire un peu :
http://sportnographe.radio-canada.ca/paul-et-la-hausse-des-frais-de-scolarite-17580.html
Pour pleurer un peu :
http://www.ledevoir.com/societe/education/336256/droits-de-scolarite-un-petit-carre-rouge-sur-ma-toge
Pour connaître les chiffres de la partie gouvernementale :
http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index.asp?page=cout
Source de la photo: http://dolarnsarkan.blogspace.fr/
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mardi 9 août 2011
Des couguars en liberté à Vaudreuil
Attention à la gent masculine. Des couguars sont en libertés dans le secteur Dorion. Je ne parle pas de l’animal, mais plutôt d’une faune féminine nocturne qui fait baver certains tigres de la région. Or, une page de l’histoire de Vaudreuil-Dorion est peut-être en train de se tourner. En effet, le Miss Dorion à été la proie des flammes durant la journée de lundi le 8 août 2011. Et ça ne semble pas un incendie mineur. Il fallait y voir les badauds se rassembler tout près et se demander ce qu’il adviendra d’un des derniers résidus du secteur.
Certains nostalgiques d’une autre ère verseront probablement quelques larmes, mais pas moi. Pour notre plus grand malheur visuel il suffisait de passer par la route principale (A20) à Dorion pour que ce grand « Môtel » nous ouvre toute grande ses jambes crasseuses et flétries. Malgré tout, cet édifice « culturel » particulier alimentait quand même tous les fantasmes, dans une ville qui devient de plus en plus « propette ». Je me demande par ailleurs s’il y a quelqu’un qui s’est déjà baigné dans la piscine du Miss Dorion… mais c’est un autre sujet.
Or, est-ce que la ville prendra action pour remplacer cet antre de la contre-culture, après avoir bien-sûr « rasé » cette Miss Dorion? Voilà une opportunité en or pour nos dirigeants de faire preuve de créativité et ainsi permettre à ce secteur de prendre un second souffle. Reste à savoir si le propriétaire actuel consentira à vendre ce terrain à un entrepreneur ayant des idées qui cadrent mieux avec la nouvelle génération de la ville. C’est un endroit stratégique important à Dorion et le potentiel « commercial » est prometteur.
Même si le Miss Dorion fait parti du paysage depuis bien avant que je puisse comprendre ce que voulais dire « danse à dix », la sauvegarde de cette « institution » ne serait que le symbole d’un capitalisme crasse et sans vision pour une ville qui commence seulement à prendre le contrôle de son développement. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres dit-on. Mais je suis certains que ces « autres » sont majoritaires dans cette histoire. Or, pour les nostalgiques, il restera quand même quelques histoires cochonnes à raconter au sujet du Miss Dorion, et c’est bien suffisant.
Pour ce qui est des couguars en liberté, je suis persuadé que l’autre « bâtisse » située au « dessus de la colline » dans le secteur de la route Harwood pourra leur offrir un refuge… nul besoin d’appeler la SPCA.
jeudi 26 août 2010
Dieu est partout? Non! Il est dans l’asphalte!
• Préparation :
o 30 pieds minimum de tuyau d’arrosage
o 1 sortie d’eau extérieure
o 1 entrée en bitume ou en pavé uni
o 1 pistolet à eau qui se branche dans une extrémité du tuyau
NOTE: Utiliser un compresseur est préférable car le bruit aide votre asphalte à se remonter le moral en croyant qu’elle est une route achalandée
o 3 à 4 voisins qui s’en foutent
o Avoir très peu de conscience sociale et environnementale est absolument requis (le contraire rendra l’expérience désagréable et générera de la culpabilité)
o 30 minutes (minimum) de temps à perdre
o Facultatif : Avoir de l’eau dans le lac des Deux-Montagnes (source d’approvisionnement de Vaudreuil)
o À Proscrire : Balai
Une fois les ingrédients rassemblés, il ne vous suffit que de suivre les instructions suivantes :
• Revenez du travail tout en ignorant l’avertissement d’interdiction d’arrosage à l’entrée de tout bon quartier de Vaudreuil.
• Ne pas se demander s’il y a mieux faire dans la vie
• Ne pas se demander s’il y a d’autres façons de faire
• Branchez le boyau à la prise d’eau
• Tournez allègrement la valve de la prise d’eau pour que le fluide s’écoule dans le tuyau
• Appuyez fermement sur le pistolet en prenant soin de ne pas diriger l’eau vers vous, mais plutôt vers votre entrée de garage
• Faites descendre sable et grenailles de pierres vers la rue en utilisant le jet d’eau
• Optionnel mais recommandé: Poussez la saleté plus loin dans la rue car il y moins de risque que la saleté revienne
• Facultatif : Pendant que vous aidez votre pavé à mieux se porter, discuter avec votre voisin, qui lui, arrose son gazon à quatre heure de l’après-midi et « chialez » tout les deux sur le conseil de ville.
• Faites comme le pape à sa sortie d’avion (vénérez votre entrée)
• Recommencez la semaine suivante après avoir lavé votre voiture
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J'ai beaucoup de bon chef-cuisinier dans mon quartier. Si au moins ce qu'ils concoctent sentait bon...
Mes détracteurs diront que je n’ai qu’à discuter de la problématique avec mes voisins chef-cuisinier en bitume. Or, voilà un sujet délicat. Je tenterai de développer ma pensée sur les relations entre voisins dans un article prochain. Et vous? Êtes-vous un bon chef cuisinier pour votre "driveway"? Allez! Soyez honnête! Que celui qui n’a jamais « arrosé » me lance la première « bière ».
lundi 23 août 2010
Maurice Richard doit se retourner dans sa tombe
(et selon la photo ci-dessous, il n'est pas content...)
N’est-il pas ironique que le débat sur la venue d’une nouvelle école à Vaudreuil se fasse au cœur du quartier du club de hockey le Canadien? Le Canadien à toujours été au centre des débats sociaux et sportif au Québec. Ce n’est donc pas sans surprise qu’une bataille d’idée se tienne au sein du quartier des légendes de la sainte flanelle.
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Avant de commencer, j’aimerais vous inviter à réagir à mes commentaires. C’est le but d’un blogue, soit créer un échange courtois d’idées et d’oppositions saines. Vous êtes les bienvenues, que vous soyez d’accords ou non avec mes propos. Vous pouvez vous abonner en cliquant sur le bouton à cet effet à droite si vous désirez être averti de la publication d’un nouvel article.
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À la lumière de l’article de madame Meloche-Hulobowski dans le journal local Première Édition de samedi dernier, la polémique s’est installée entre les rues Toe-Blake et Maurice-Richard. Ce dernier, qui a toujours trimé dur (et à sa manière) pour l’émancipation d’un peuple doit se retourner dans sa tombe face à l’opposition d’une école dans le quartier (remarquez que je m’amuse un peu ici…). Le premier réflexe des opposants est de brandir le drapeau de la démocratie comme si c’était une technique pour garantir une certaine tranquillité de vie. Devrais-je leur rappeler que dans toute bonne démocratie, après que le peuple ait voté, le pouvoir s’exerce à travers ceux qui ont été élu?
Toutefois, là où je rejoins les « hostiles », c’est lorsque je constate qu’en effet, tout le conseil de ville provient du même parti et qu’aucun conseiller n’est indépendant ou ne peut apporter quelque bémol que ce soit à la démarche de PPU. Il est très difficile, en effet de faire face à un gros bloc qui avance dans la même direction. Et c’est tout un bloc qui s’avance maintenant près de la gare. Personnellement, j’aurais mieux aimé vivre un référendum au sujet de l’école en militant et en m’y annonçant en faveur, que de maintenant devoir accepter tout le développement d’un quartier en bloc sans mot dire.
Après la parution de l’article du journal local (dont il me semble que j’y sois dépeint comme un rustre, ce qui est faux… mais c’est un autre sujet), je me suis demandé si les arguments des opposants pouvaient tenir la route lorsque l’on parle de l’installation d’une nouvelle école dans une ville.
• À qui profite la venue d’une école? En premier lieu aux résidents dudit quartier, pardieu!
• De quel trafic parle-t-on au juste? Des autobus jaunes qui parcourront la rue André-Chartrand entre 8 heures le matin et 3 :30 l’après-midi. On parle aussi des parents qui arrivent à 18 heures ou qui déposent leurs bambins dès l’ouverture du service de garde à 7 heures le matin? En quoi ce genre de trafic est-il dérangeant? Pour la majorité des résidents actifs du quartier, tout cela sera transparent. Par ailleurs, les révoltés devraient craindre un peu plus le trafic du centre multidisciplinaire (autre très beau projet) que celui des enfants parcourant à pied le trajet de la maison vers l’établissement scolaire.
• Au contraire de ce que pensent les belligérants, la valorisation d’un quartier passe par l’ajout d’institutions en son sein (parcs, jeux d’eau, école, aréna ou gymnase). Un quartier qui ne contient que des maisons cossues, en plus d’être morne, stagne en valeur et est plutôt sujet aux lois du marché immobilier et à l’économie de petite échelle. En fait, l’installation d’un bâtiment à vocation communautaire ajoute à la croissance, la valeur à grande échelle et à la vie d’un quartier.
Jusqu’à maintenant, l’argumentaire de l’opposition ne pèse pas lourd. Quel sera la prochaine contestation? Un veto à un potentiel parc de rouli-roulant (skate-park) dans le parc Aurèle-Joliat parce qu’il y a risque d’attroupement de jeunes délinquants qui fument du pot et écoutent du Linkin Park dans leur iPod (tout en faisant peur à nos petit chérubins dans leur balançoire)? Pauvre Maurice Richard. En espérant que ton regard de feu fasse encore de l’effet sur les résidents de la rue qui portent ton nom.
NOTE : L’idée du parc de rouli-roulant n’est que ma propre fabulation. Quoiqu’en y pensant bien, je devrais aller proposer cela à la prochaine réunion du conseil de ville…
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