jeudi 19 juillet 2007

La souveraineté économique vous-dites?

Il arrive parfois que je discute souveraineté avec des fédéralistes. Comme ça. Simplement entre parents et amis (oui, on peut avoir des amis fédéralistes). Ces mêmes amis (parfois collègues de travail) s’interrogent légitimement sur les réelles motivations du mouvement indépendantiste. Mon premier réflexe (et celui de bien d’autres souverainistes) est d’expliquer notre besoin de conservation de notre identité mais surtout, j’essais de leur rappeler notre culture, notre histoire, les événements marquants de notre épopée.

En lisant le billet de Gérald Fillion ce matin, j’ai commencé à avoir des sueurs froides (voir le lien ici-bas).

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Carnets/plusRecent/2062.asp

C’est bien beau la souveraineté identitaire ou culturelle mais qu’en est-t-il de notre capacité de survivance en cette ère de globalisation économique? Est-ce que ce concept pécunier peut faire parti d’un éventuel Québec souverain? J’ai bien peur que non.

Je ne peux qu’être désolé en observant l’imperméabilité du domaine économique devant cette idée d’autonomie. Je ne parle pas de notre capacité d’innover ou même de subsister dans une république du Québec; Plusieurs rapports et certains experts (dont Bernard Landry) en font foi. Non. Je parle de notre aptitude à faire face aux envahisseurs économiques tel la Chine, l’Inde et les États-Unis. Or, je me pose la question suivante : que vaudra une souveraineté identitaire lorsqu’à un autre niveau, les grandes compagnies de notre pays sont contrôlées par des étrangers? Pire, quand nos grandes sociétés sortent du Québec pour aller là où les coûts de production (et bientôt de conception) sont moins élevés. Y-a-t-il lieu de s’alarmer?

Sachez que nous ne sommes pas les seuls qui font face à cette menace économique. Rien ne peut arrêter la machine de l’investissement, des acquisitions et de l’expansion des marchés. La globalisation n’a ni sentiments, ni frontières. La clé du succès dans un tel cas n’est pas simple mais demande un changement radical de la philosophie dont le Québec à longtemps entretenu le mythe pour s’émanciper, surtout dans les années 70 et particulièrement en régions. Il est fini le temps ou des compagnies comme Alcan, Abitibi-Price ou autres colosses employaient directement ou indirectement une région toute entière. Cela à eu comme effet de créer des emplois où la plupart des métiers étaient loin du processus de décision et d’innovation. Heureusement, tout cela tend à changer. C’est justement avec une innovation technologique, culturelle et économique originale que nous sauront faire face aux géants du 21iem siècle. Être les premiers en tout domaine, utopie ou non, sera notre salut même si éventuellement, nos innovations ou nos nouvelles sociétés finiront aux mains d’investisseurs étrangers.

jeudi 12 juillet 2007

Faites-moi rire, monsieur Rozon


Si vous êtes dans l’antichambre de l’amertume, comme vous le dites si bien, monsieur Rozon, je me dit que vous ne vivez plus les mêmes défis que le Québécois moyen a à affronter au quotidien.

http://www.info690.com/nouvelle-gilbert_rozon_vide_coeur-327522-27.html

C’est bien là le problème, l’élite québécoise dont vous faites parti semble vivre sur un nuage qui embrume votre vue sur la réalité. Si je comprends vos propos tenus dans les deniers jours, monsieur Rozon, vous devenez un Lucide? (Remarquez qu’il ne suffit que d’un changement de lettre pour que Lucide devienne Lucien …) Puis-je vous demander de rester dans votre champ de compétence? Vos envolées lyriques publiques sur la société Québécoise sonne faux.

En effet, vos propos sentent la frustration à plein nez. Il est malheureux que vous vous serviez de la situation précaire de beaucoup de Québécois (40% selon vos dires) afin de faire avancer votre cause qu’est le festival Juste Pour Rire. Je considère votre festival très important pour la visibilité de Montréal. De plus, c’est une entreprise (et je mets l’accent sur ENTREPRISE) qui apporte beaucoup à la région. Nul besoin de préciser que des événements de la trempe de votre festival, tout le monde qui est en moyen de contribuer doit participer. Les impôts sont là pour ça! Je ne conteste pas le fait que cet argent publique ne vient pas assez vite. Je comprends donc vos demandes répétées aux différents paliers de gouvernements et vous supporte pleinement là-dessus.

Par contre, ne mélangez pas l’immobilisme gouvernemental et son statu quo avec saine et constructive opposition du pauvre peuple. Comprenez que l’imposition d’idées d’envergure, qui sonne parfois comme une dictature après une défaite, ne passe plus chez nous. Nous ne somme plus dans les années 50. Si les « architectes » du Québec de demain ne peuvent surmonter les débats, peu importe leur teneur, vous n’avez qu’à vous apitoyer sur vous-même et sur votre manque de préparation. Il ne suffit plus de présenter des maquettes en 3D par ordinateur avec des graphiques prometteurs pour convaincre les gens, peu importe les méthodes de revendications ou même les types de contestation, si futiles soient-ils.

Si les « entrepreneurs » de gros projets étaient plus convaincants, mieux préparés et écoutaient vraiment les petites gens qui n’ont qu’au bout du compte que leur voix pour se faire entendre, il serait beaucoup plus aisé de faire avaler vos propositions. Rappelez-vous que vous n’êtes pas le gouvernement, vous n’êtes pas les décideurs. Vous êtes l’initiative, l’influence, les lobbyistes et sculpteurs du Québec. Retourner à vos planches à dessin et revenez-nous encore meilleur. De toute façon, n’est-ce pas votre but dans la vie?

vendredi 29 juin 2007

« Criss » qu’on a la mémoire courte


En cette journée de protestation des autochtones, j’aimerais rappeler à tous ceux (> 63% selon le sondage plus bas) qui pensent que les méthodes utilisées par les amérindiens pour rappeler qu’ils existent (tel bloquer routes et rails) sont exagérées, ont la mémoire courte en tab@&*!$.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070629/CPACTUALITES/706290615/6730/CPACTUALITES

Ce qui se passe aujourd’hui chez les amérindiens est tout à fait légitime et essentiel.

Avons-nous déjà oublié que le Québec tel qu’on le connaît, avec les gens qui le colonisait et qui le construisait à LEUR image fût conquis? Nos ancêtres venues de vieux continents autre que les décideurs de l’empire Anglais ont été maintenus dans la pauvreté monétaire et intellectuelle pendant des décennies aux dépends de l’envahisseur. N’est-ce pas aussi ce que la France à fait à son tour avec les « Indiens » en mettant les pieds au Québec il y a fort longtemps?

Comme les premières nations d’aujourd’hui, nos aïeuls ont protestés contre les conquérants anglais. Comme ces Iroquoiens ou autres Algonquins, encore aujourd’hui nous crions haut et fort notre différence. Comment nous, aujourd’hui devenus riches et puissants, avons-nous oublié qu’il n’y à pas si longtemps, il a fallu que nos pères se battent pour démontrer nos capacités de leaderships et d’innovations? N’étions nous pas, en majorité, de simples « Yes Man » à la solde de grosses compagnies qui exploitaient notre vulnérabilité? Avons-nous déjà oublié que l’élite francophone à commencé à s’émanciper avec les protestations, parfois tranquilles, parfois violentes, mais toujours dans le bût de se faire entendre?

Je comprends que nous soyions dérangé dans nos petites routines; Que l’argent que nous leur donnons n’est pas bien administré; Que parfois, l’impression que nous avons de leur incapacité à se sortir du marasme dans lequel NOUS les avons mis, semble augmenter d’année en années. Il y a longtemps que nous avons cessé de les écouter. L’attitude de nos gouvernements ressemble plus à un une opération, probablement inconsciente, de bouchage de trou, voire hypnotisation avec bonbons et autre illusions. Les méthodes employées d’aujourd’hui pour contenter ces « faiseurs de troubles », comme certains les qualifies, ne sont pas très loin des « miroirs et alcools contre fourrures ». Pire encore, nous en sommes rendus à « territoire contre menue monnaie ». Évidemment, tout cela se fait en douce.

Cher Québécois, ouvrez votre tiroir de la mémoire. Vous verrez que les revendications des premiers arrivés demandent d’être considérées au même niveau que notre besoin criant d’être souverain. Dans le fond, ils veulent exactement la même chose que nous : qu’on reconnaisse leur différence et que l’on n'oubli pas qu’ils étaient ici avant nous… Il m’arrive parfois de m’attrister à la pensée que si nous les intégrions un peu plus (considérant qu’ils le veulent aussi), nous découvririons des trésors cachés de nouvelles idées, de penseurs révolutionnaires et de génies en tout domaines. Malheureusement, notre société pense qu’on peut très bien se passer de ces gens. Nous pensons nous en sortir seuls, et ce en toute occasions… Après cela, comment osons-nous revendiquer notre propre émancipation souveraine?

mardi 26 juin 2007

Tambour battant, accueillons Mme Pauline Marois


Malgré mon cynisme des dernières semaines, et parce que c’est la seule solution concrète pour l’heure, accueillons avec allégresse madame Pauline Marois comme chef du Parti Québécois. En effet, réjouissons-nous car ce moribond parti a bien besoin d’une direction claire, si l’on en croit les paroles récentes de notre future « cheftaine ».

À défaut d’avoir une représentation autre que le PQ en chambre pour promouvoir l’idée souveraine de façon plus radicale et efficace, rallions-nous et essayons de créer une stabilité au parti qui peut donner confiance aux indécis. En contrepartie, if faut articuler la vérité sur les enjeux du projet et les potentielles conséquences d’un tel acte. Cessons d’ignorer les probables heurts en usant de séduction à l’eau de rose et faisons face à notre avenir comme société en mettant un peu de côté nos petits besoins individuels. C’est pourquoi je suis heureux de dire que le regroupement des bloggeurs souverains, malgré quelques écarts anodins pour faire de l’argent avec nos commentaires, est probablement un excellent outil pour faire avancer cette idée.

http://plumesouverainiste.com/blogueurs-souverainistes/

Si notre sainte Pauline se démarque un tant soit peu de feu Boisclair et se rapproche de l’idéalisme d’un Landry, la réflexion de cette automne sur la création d’une future république sera bénéfique.

J’ai déjà hâte à la prochaine session parlementaire…

jeudi 14 juin 2007

L’effigie de la Reine, sur mon dollar Canadien, rougi …


Je viens tout juste d’utiliser un huard Canadien afin de satisfaire mon besoin en gras trans, fourni allègrement par une machine distributrice. Quelle surprise! La joue vieillissante de la Reine, incrustée dans la pièce dorée s’est mise à rougir de honte. Suis-je empathique devant cet embarras? Je ne suis pas ému pour « 1 cent ».

L’ancienne Lieutenant-gouverneur du Québec (déjà j’ai mal à la tête, juste à prononcer ces termes) à fait des folies? Qu’à cela ne tienne! Profitons de ce moment d’allégresse afin d’assister au prochain spectacle des commissions d’enquête et d’investigation des forces de l’ordre sur l’utilité de la représentation de la mère patrie en nos terres. Certains me dirons que je mets la charrues avant les bœufs (les bœufs… la pognez-vous?). Nul besoin d’une enquête policière pour constater que notre système politique attaché à cette représentation britannique est archaïque et dépassée (pour ne pas dire coûteuse). Nous n’avons pas besoin non plus d’un courtisant de la cour de Buckingham pour officialiser une éventuelle et prochaine fin au gouvernement minoritaire de Monsieur Charest. Les libéraux sont capables de se défaire tout seul.

Alors, que faut-il faire afin d’éviter d’autres dérapages de ce genre par les sous-fifres de notre Reine à tous? Tout le monde ensemble, et surtout très haut et fort, faisons l’INDÉPENDANCE!

Dépêchons-nous car il commence à faire chaud dans mes poches; mes sous rougissent de plus en plus …