jeudi 10 mai 2007

La Seigneurie évolue

Certains d’entre vous connaissent déjà mon immense amour de la musique. Préparez-vous, car votre humble serviteur démarre son propre « podcast » ou une balladodiffusion. La première émission devrait être mise en onde dimanche soir, le 12 mai 2007. Soyez vigilant et surveillez l’apparition de l'émission sur le site suivant :

http://librepenseedelaseigneurie.mypodcast.com/index.html

Cette diffusion sera très éclectique et aura pour but de faire connaitre des oeuvres et surprendre l'auditeur (défier?). Cœur sensible et conservateur s’abstenir. En d’autres mots, si vous écoutez Radio Rock-Détente depuis des années et que vous n’êtes pas encore écœuré, soyez prévenus. Il y a peu de chance que vous y entendiez des "étoiles épidémie". Sans diminuer l'énorme influence que ces interprètes ont sur la culture québécoise, je crois sincèrement qu'il y a baucoup plus que ces troubadours pour nous divertir.

En ce qui concerne les droits d’auteurs, je fais depuis quelques semaines des pieds et des mains pour me soumettre à la réglementation en place. Par contre, il existe actuellement un flou juridique. La commission des droits d’auteurs du Canada se penche présentement sur une réglementation appelée « Tarif 22 » demandé par la SOCAN. Plusieurs fois j’ai tenté de joindre quelqu’un à la SOCAN à ce sujet et je n’ai toujours pas de réponse. On ne peut être plus vertueux que le Pape. J’ai un énorme respect envers les artistes et leur travail. Ainsi, mon but n’est pas de propager la contrefaçon d’œuvres musicales, mais plutôt d’en faire la promotion. Cette activité ne m’apporte aucun revenu ni profit. Dans la mesure du possible, j’aurai déjà contacté certains artistes locaux avant la diffusion et utiliserai par moments des extraits libres de droit. Donc, en attendant que la commission sur les droits d’auteur délibère sur le « Tarif 22 » et sa réglementation sur la diffusion d’œuvre sur le web, je vais plutôt tenter de jouer un rôle pour promouvoir la diffusion de musique originale.

ENJOY!

Le "Going Out" de Boisclair et la déroute du PQ

Il était temps que cette histoire de chef mal-aimé prenne fin. Nous sommes (encore) à l’aube d’un changement au Parti québécois. Je persiste et signe, mon commentaire précédent sur l’abolition du PQ demeure. Certains me demanderont comment un souverainiste peut-il désirer la fin d’un rare outil qui œuvre à l’émancipation du Québec? La réponse est dans la question. Lorsque cet outil (pour emprunter le nouvel adage populaire de la boite à outils) est rouillé de l’intérieur, nul besoin d’essayer de le réparer en surface. Je vous le dis, la gangrène s’est installée et rien ne peut l’arrêter. Ni même une Marois (si « présidentiable » soit-elle) ou un Duceppe ne peut empêcher la désintégration lente du parti. Sans vouloir me répéter, la cause souverainiste n’est plus assez bien portée par le parti Québécois. Bernard Landry le savait bien; on ne peut diriger ce monstre avec moins de 80% d’appui. Lorsque le chef qui porte une cause n’est pas supporté par la très grande majorité de ses membres, c’est déjà un signe que quelque chose ne va pas à l’intérieur. Au-delà de gouverner, plusieurs membres du parti semblent avoir oublié l’article 1, sa raison de vivre. Ce parti est devenu un instrument d’émancipation de pouvoir personnel plus que de propagation d’une cause sociale. La cause d’un peuple ayant une culture différente du reste de l’Amérique et qui ne veut pas se perdre, s’entend. Bien sûr que les membres de ce parti ont à cœur la cause libératrice. Par contre, elle est de plus en plus étouffée par la soif de pouvoir grandissante et du grenouillage d’obscurs personnages qui sont souvent présidents de sections régionales ou organisateurs locaux.

Que diriez-vous de bâtir une nouvelle organisation qui aurait dans ces rangs un chef de la trempe de Joseph Facal, Pauline Marois ou de Jean-Pierre Charboneau ? Les oubliés de la course à la chefferie de 2005 seraient des atouts importants tels, Richard Legendre et Louis Bernard. Pourquoi ne pas persuader Mme Payette de joindre ce nouveau parti? Convaincre Daniel Turp de tromper le PQ et rapatrier quelques bloquistes qui n'apportent rien à Ottawa et le tour est joué ! À quand le prochain « pool » ?

Il nous faut quelqu’un avec du charisme! Oubliez le style élitiste ou le genre branché. Il faut se rapprocher de la peuplade. Quelqu’un au franc parlé avec des idées nouvelles et surtout une conviction inébranlable. Cette conviction doit transpirer et influencer les souverainistes mous. Au risque d’en surprendre ou décevoir quelques-uns, laissez Gilles Duceppe où il est. Ce personnage n’a aucun charisme. Au lieu de rassembler et renforcer les indécis, il aura vite fait de frustrer certains membres avec son style dictateur. Beaucoup, y verront aussi l’acte d’un opportuniste. De toute façon, nous avons besoin d’un chien de garde à Ottawa et il y remplit son rôle à merveille.

Malgré ces vœux un peu irréalistes, souhaitons que le PQ se reprenne en main. Le temps est venu de brasser la cage, de se secouer un peu afin de faire sortir les puces qui nous grugent de l’intérieur. De toute façon, laissons l’ADQ faire son œuvre à l’opposition. Les libéraux en auront plein les bras. Nous avons la chance de nous ressaisir, sans trop de pression et ce, pour les deux prochaines années au moins.

mardi 24 avril 2007

Le cabinet sans Yvon Marcoux et la parité à tout prix

Monsieur Yvon Marcoux est déçu. Notre cher député de Vaudreuil n’est maintenant qu’un simple représentant de sa communauté. Sans vouloir tomber dans l’excès d’ironie, nous devrions le voir encore plus dans les journaux locaux et par conséquent, dans la région. J’aurai peut-être encore la chance de lui serrer la main et enfin l’opportunité de discuter des enjeux régionaux avec lui? Qui sait. Mais une présence dans le comté ne donne pas nécessairement plus de visibilité à Québec, là où ça compte. Vu la composition réduite du cabinet, il est plus que probable de voir aussi madame Nathalie Normandeau et Jean-Marc Fournier dans Vaudreuil au cours du prochain court mandat des libéraux.

À première vue, je comprends que les ministères de la Sécurité publique et de la Justice soient maintenant sous la responsabilité de monsieur Jacques Dupuis. Je me permets une inférence : l’expérience de monsieur Marcoux en la matière semble un peu moindre. D’ailleurs, le risque de le voir au comité du Conseil du trésor (comme auparavant) est plus qu’envisageable. L’avenir nous le confirmera. Par contre, de voir madame Julie Boulet aux transports est tout à fait surprenant et totalement aux antipodes de son expérience. Monsieur Marcoux était en terrain connu dans ce ministère et aurait probablement très bien fait dans ce poste.

Ceci m’amène à parler de la composition globale du cabinet. Sans vouloir redire ce qui à été dit, je considère que la volonté de créer la parité homme femme à tout prix est une erreur. Cette situation pourrait seulement s’avérer une bonne stratégie politique. Dans des conditions de gouvernement minoritaire avec un cabinet considérablement réduit, la tâche était un peu plus facile, n’en déplaise aux féministes purs et durs. Par contre, c’est un précédent qui causera bien des maux de tête pour un futur gouvernement majoritaire. En effet, le prochain gouvernement devra tout faire pour recréer la parité. Je vais être clair, il y autant, sinon plus de femmes avec de grandes qualifications au Québec, mais bien peu en politique active.

Lorsque je regarde de plus près les ministres choisies (à la va-vite, il ne faut pas se le cacher), il y a lieu de se demander si le choix n’a été fait que dans le but de redorer une image ternie par une campagne libérale un peu mauvaise. Il faut aller au-delà du féminisme « premier degré » et s’assurer que la compétence de ceux qui représentent un ministère soit à la hauteur. Vous voulez un autre exemple? Comment se fait-il que l’ancienne journaliste Christine St-Pierre soit nommée à la culture? Je plains les pauvres artistes. J’espère que madame St-Pierre à une bonne équipe derrière elle. Je suis certain que madame Beauchamp ne sera pas bien loin.
Enfin, ce ne sera pas les pelletées de terres qui vont manquer à monsieur Marcoux pour son prochain mandat, vu la vitesse démesurée du développement de la région. Gageons que le maire Guy Pilon en profitera pour renforcer ses relations… Ah, la vie ingrate de maire de « grandes » villes.

vendredi 20 avril 2007

Virginia Tech et nous

Tout le monde à une opinion sur les événements de Virginia Tech. Tout le monde cherche aussi une réponse. Afin d’appuyer le fameux cliché, je dirais qu’il n’y a pas d’explications faciles. Je trouve malheureux que la société soit inondée de l’image de ce Cho Seung-Hui. Il est clair que le fait de voir cette pauvre âme partout dans les médias (et surtout l’entendre) ne fait qu’assouvir de bas instincts de morbidités. Mais ce qu’il y a de plus grave, c’est que de mettre l’accent sur cet homme ne fait qu’augmenter l’ombre sur les causes réelles de la tragédie. Sans être trop cynique, c’est justement l’intention de certaines associations pro-arme ou des intellectuels d’extrême droite.

Mais qu’est-ce que cela veut dire pour nous, « pauvres » banlieusards de l’ouest de l’ile de Montréal? Les possibilités que cela se produise dans notre belle communauté tranquille sont aussi grandes qu’à Virginia Tech si vous voulez mon avis. Ce genre d’événement peut facilement se produire autant à l’école de la Cité des Jeunes de Vaudreuil, à la polyvalente de Jonquière en passant par l’Université de l’Abitibi-Témiscamingue. Des personnes comme ce Cho Seung-Hui, on en trouve partout. Ni registre d’arme à feu, ni 60 secondes de silence ne peuvent changer ce fait. Le problème se trouve à un plus haut niveau que cela. Ce ne sont certainement pas les TQS de ce monde qui vont nous aider à comprendre ce qui se passe avec leurs débats superficiels et leurs pseudospécialistes. Il y a plus d’une raison qui peut expliquer ce drame. Je ferai mon pseudospécialiste aussi. Allez, j’énumère quelques raisons entendues ici et là, en partant de la plus facile à celle qui demande plus de réflexion : l’accessibilité aux armes, la pression des gangs de rues, l’immigration mal intégrée à la culture occidentale, la maladie mentale, la surconsommation et l’élitisme.

L’élitisme je vous entends dire ? Indeed, I say! Il y a deux significations à ce terme : on parle d’élite dans le sens de « meilleur » dans une branche donné. Mais je veux surtout soulever l’élitisme défini selon l’erreur sémantique populaire : la haute société ou « les riches ». N’avez-vous pas observé que ces événements surviennent toujours dans les milieux éducationnels (Polytechnique, Concordia, Dawson …). Ce sont des centres de concentration de futures élites dans les deux sens du terme. Pour celui qui n’a pas la chance de fréquenter ces chefs-lieux du savoir ou qui ne réussit pas selon les normes établies par ces sociétés, l’élitisme devient inatteignable et frustrant. Comment dans ces conditions, un esprit un peu faible ou malade ne peut-il pas s’aliéner envers ce palier? Je crois que nous sommes les instigateurs de notre propre malheur en ne valorisant pas assez le peuple ordinaire avec leurs capacités ordinaires. Nous bâtissons un clivage toujours plus large entre nous, les « élites » et les moins veinards de la collectivité.

En effet, la base de cette division repose sur la consommation de masse. Nous sommes esclaves de la consommation. Nous voulons toujours plus afin d’être les « meilleurs » et parfois bien paraître. Comment ne pas être sollicité par toutes ces publicités, ces messages qui hypnotisent, ce besoin d’avoir la plus grosse « piaule » et le plus gros « bazou » ou le gazon le plus vert? Nul besoin de vous dire que cette surexposition ne nous rend que plus esclaves et robots. Cette surconsommation demande soit un endettement ou une aisance financière. Comment devient-on aisé? Pour beaucoup, c’est en allant à l’Université et en essayant de suivre une élite qui tend à être maintenant plus une obligation qui distortionne la réalité. Je crois que notre ami Cho Seung-Hui à perdu les repères essentiels de l’être humain et s’est fait ensorcelé par cette créature dont le monde en général a perdu le contrôle, soit la surconsommation devenue nécessaire.

À plus petite échelle, la ville de Vaudreuil aidera donc notre belle communauté à s’enliser encore plus profondément vers la surconsommation. Vous voulez la preuve? Lisez ce qui suit et admirez les propos de notre maire Guy Pilon. C’est ce qu’on appelle de la vision…

http://www.journalletoile.com/article-95850-Nouveaux-magasins-nouvelle-competition.html

vendredi 30 mars 2007

Le PQ est au bout du tunnel (mais un train s’en vient)

Un blogueur de la région de Montréal à soulevé une idée intéressante sur son site : faire revivre le RIN (voir http://pelleteuxdenuages.blogspot.com/)

Je crois que la meilleure solution est toute autre. Voici le commentaire que j’ai laissé à ce carnétiste qui mérite parfois d’être lu :

Bonjour Joe,

Afin d’agrémenter votre réflexion d’hier sur monsieur Boisclair, permettez-moi d’ajouter mon grain de sel sur la caricature. Comme le montre la parodie, il semble évident que l’actuel chef du PQ ne tient pas complètement les rennes du parti. On peut clairement apercevoir monsieur Marc Laviolette, grand syndicaliste, s’il en est, et ancien aspirant-député dans Soulange, activer la manivelle. Nous y voyons aussi Monsieur Landry (ou est-ce Parizeau?) avec une expression de colère. Le point de vue de Ygreck ressemble au mien; le PQ est contrôlé par d’autres personnes que le chef lui-même.
Je suis souverainiste (un peu déçu, je l’admets). Votre idée de faire revivre le RIN, quoique farfelue, est intéressante. Malheureusement, ce parti serait trop gauchiste et syndicaliste pour le goût du jour. Par contre, je serais d’avis de faire couler le PQ une fois pour toutes. Sa structure interne commence drôlement à être encombrante. D'un côté, il y a les pur et dur (les vrais chefs) et de l’autre, un lobby qui tente de modérer la souveraineté pour attirer des votes. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin pour créer un pays. C’est un peu pour cette raison que j’ai laissé tomber le PQ. Ce parti tient un propos sur la souveraineté teinté d’accommodements pour les mous et une langue de bois usée qui démobilise les troupes plus que de les rassembler. Il faut mettre un terme au parti ou le restructurer de fond en comble. Ne vous demandez pas pourquoi l’ADQ est si populaire par les temps qui courts. La populace veut entendre un franc parler, de l’ardeur dans les actions et non des compromis pour plaire à tout le monde. Le peuple s’endort? Il faut le fouetter et c’est exactement la stratégie de l’ADQ. C’est ce qui à plu à une bonne proportion d’électeurs (déserteurs) en colères. Je choquerai probablement vos lecteurs, mais le PQ doit se radicaliser sur le point de la souveraineté. S’ils ne le font pas, nul besoin de faire des référendums ou autres consultations; la cause s’éteindra par elle-même comme elle s’éteint lentement pour moi (Dieu sait que j’ai propagé la souveraine idée au meilleur de mes moyens). Moins il y a de pression, plus le peuple s’endort confortablement dans le statu quo…

Hum, je me radicalise ? Vous avez probablement compris à travers mes autres textes que le plan de l’ADQ ne me plait pas du tout. Il manque de maturité et est souvent irréaliste. Par contre, l’attitude du parti ne me laisse pas de glace. C’est à suivre.