Le dogme est contesté par la libre pensée. Ici, rien ne sera épargné. Le roi surveille autant le pion que la reine.
lundi 22 septembre 2008
Michael Fortier crache en l'air... et vous savez la suite
De plus, j'ai fait l'analyse de la ville de Vaudreuil, afin de cerner le type d'électeur qui s'y trouvent et la tendance non scientifique de l'électorat, juste pour le fun.
Nous vaincrons!
lundi 15 septembre 2008
Les nouvelles de Vaudreuil-Soulange, 15 sept. 2008
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Pour ceux que le dossier "Denis Coderre vs immigration illégale" intéresse, il y aura la principale intéressée sur le sujet, madame Marie-Claude Montpetit, à CIBL dans les émissions de 9hre et 13:00. Vous pouvez prendre connaissance du sujet juste ici.
lundi 8 septembre 2008
La campagne fédérale dans Vaudreuil-Soulange : C’est parti!

Afin de bien faire la séparation entre les sujets plutôt généraux de ce blogue et les élections fédérales 2008, j’ai créée un autre blogue pour les fanas de politique régionale avec le fédéral comme toile de fond, en particulier celle du comté de Vaudreuil-Soulange. Vous y retrouverez également les grandes lignes sur les chefs ou les événements majeurs de la campagne. Vous pouvez y accéder en cliquant ici ou en cliquant sur la bannière correspondante dans la marge.
Il me fera plaisir de vous y voir, si le fait de suivre les péripéties de Michael Fortier, Meili Faille et Brigitte Legault entre autre, vous titille un peu. Ainsi, mes commentaires sur la politique fédérale se feront dans l’autre blogue pendant la campagne électorale. Ce blogue ci reste actif pour tout autre sujet.
Bonne campagne fédérale 2008!
vendredi 5 septembre 2008
De la musique pour les entrailles

De quoi parle-t-on au juste?
Dans le but de restreindre un peu la sphère extrêmement large de la musique électronique, je m’en tiendrai seulement à l’univers de la musique minimaliste ou dite « de bruit » créée par un équipement électronique où l’humain en est l’architecte plus que le créateur. L’idée de ce billet m’est venue lors d’une récente discussion avec un autre blogueur. Voici ce qu’a dit mon interlocuteur et qui m’a inspiré le texte qui va suivre :
« En ce qui concerne Mutek et des shows de “variation sur une même note”, personnellement, je crois que c’est partie prenante du phénomène de contre-culture. Ou de sadomasochisme. J’ai déjà fait moi-même partie des trippeux tous azimuts de musique Électro, mais quand la musique vient me remuer désagréablement les entrailles et me fait vibrer à des endroits qui ne me sont pas agréables, je ne me force pas à aimer ça parce que c’est autre chose que de la pop.
La musique est comme un médicament pour la toux. Les pop-lovers aiment le triaminic au bon goût de cerise, les “underground-lovers” prennent du Buckley et font de jolis rictus en disant que c’est bien meilleur.»
Pourquoi ce dédain ?
La réponse peut se trouver à plusieurs niveaux. Mon collègue blogueur cité plus haut résume la pensée populaire face à cette musique. Voici donc une tentative d’explication sur les raisons des haut-le-cœur probables face à cette forme d’art :
*La musique électronique minimaliste (comme dans l’art abstrait) force l’auditeur à se positionner ailleurs que dans la zone de confort cérébrale excitée par l’art.
*Tout ce qui sort des sentiers battus est plus difficile à assimiler que ce qui à déjà été analysé ou perfectionné depuis plusieurs années par des musicologues, artistes ou experts.
*Au premier abord, sans pour autant utiliser le mot sadomasochisme, il faut être enclin à subir un certain inconfort parce que l’inconnu inquiète et ne s’apparente souvent qu’à bien peu de chose sur lesquels nous pouvons nous référencer ; tout au plus certaines images connues peuvent survenir pour forcer une analogie. C’est un mécanisme de défense normal du cerveau. Pour faire une corrélation simple, la première loi de la nature nous dicte qu’il est normal d’hésiter lors d’une dépense d’énergie aussi simple que pour percevoir les petites odeurs de fruits cachées à travers un amalgame souvent amer et acide comme celui du vin ou de la bière; d’où la popularité des breuvages sans corps ou sans goût comme « POORS LIGHT ». Le réflexe général demande de rester au niveau du rafraichissement (1er niveau) et non de s’immiscer dans la découverte ou vers le développement des sens (2ieme niveau); ce qui demande un plus grand effort.
*Enfin, cette musique donne l’impression de rien apporter de valable à l’auditeur. De plus, il y a cette perception que parce que quelqu’un se sert de la technologie comme outil pour créer en fait de l’art illégitime ne faisant pas partie des méthodes classiques bien établies de créations (surtout si l’ordinateur fait le gros de l’ouvrage comme pour l’IDM).
Qu’est-ce qui pousse un humain bien constitué à aimer écouter des bruits ?
Aujourd’hui, tout est défini en frontières. Chaque chose doit être contrôlée, cartographiée, étiquetée et formatée selon une « normale ». Il y a, dans le monde populaire, un besoin immense de références rassurantes. Cette affirmation peut trouver une explication dans la théorie de Carl Friedrich Gauss et sa distribution Gaussienne. Il n’est pas farfelu de penser que le but de la musique électronique minimaliste est d’explorer ce qu’il y a au-delà du 3sigma et même plus loin. Cependant, l’infiniment grand ou l’infiniment petit tend à se rapprocher de l’abstrait, malgré une grande volonté scientifique de tout expliquer. C’est comme si notre propre attitudes face à la vie effrénée ne pouvait dépasser les limites du tangible, de peur de se tromper ou de se casser la gueule.
Or, l’artiste électronique rend organique ce qui est intangible et souvent placide ou morne. Il met en perspective les perceptions floues. Cet art donne accès simultanément aux microcosmes et macrocosmes; tout dépend de « l’angle de vision » de l’auditeur. Il n’est pas question ici de briser les barrières de l’originalité ou de remuer quelques souvenirs tendres avec des chansons commerciales ou rose-bonbon. En effet, la musique électronique, dite de bruit, est dirigée vers une autre partie du cerveau, pour ne pas dire vers d’autres organes du corps. Ceci en fait donc une expérience sensorielle aux multiples effets qui sollicitent corps et âme. Pour certains, cette musique soulève un émerveillement envers la machine, car nul être humain ne peut produire un tel assemblage ou une modulation de la sorte. De plus, ces élégies peuvent s’apparenter à un mantra et ainsi dégager un effet de relaxation et de bien-être. Enfin, le défi est de forcer un lien entre l’effet que procurent les musiques qui touchent le cœur (souvent la musique structurée) et la réflexion que demandent les musiques progressives et de virtuoses.
Comment l’apprécier alors ?
La première recommandation serait de s’ouvrir l’esprit et de ne pas tenter aucun rapprochement avec le réel. Il faut comprendre que ce genre de musique veille à créer des atmosphères par une visualisation spatiale des sons. Ensuite, il faut avoir quelques suggestions. Ce que je m’empresse de vous faire. Sachez que ce monde est extrêmement vaste (et sous-terrain). Ce que je vous propose plus bas ne fait qu’effleurer la surface de la musique minimaliste.
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Mon incursion dans le monde de la musique minimaliste s’est faite lors de mon premier visionnement du film 2001, Odyssée de l’espace. Nous pouvons retrouver dans la trame sonore du film des extraits du compositeur Gyorgy Ligeti. Sans pour autant être technologique, l’essence même de l’harmonie tonal de ses œuvres sont à mon sens à la base de la création minimaliste électronique. Ligeti à su créer des atmosphères en jouant avec les textures et les déphasages sonores qui frôlent la diatonique. Ce compositeur est donc une bonne porte d’entrée dans l’univers de la musique concrète. Je suggère particulièrement ses œuvres chorale (ou musique pour assemblage de voix…)
Vient ensuite un pionnier comme Pierre Henry, que j’ai découvert il y a environ 15 ans avec l’album « Messe pour un temps présent ». Au-delà du grand succès « Psyche Rock », on y retrouve des petits bijoux de musique minimaliste et concrète créées avec des instruments électroniques analogiques (et archaïques). C’est un « must » pour ceux qui veulent s’initier à la musique électronique d’un autre temps, soit avant même ma naissance.
Plus près de nous, j’ai découvert durant le festival MUTEK 2008 un technicien Islandais nommé Ben Frost (en première partie de Christian Fennesz). Sa musique rassemble les sons de guitares modulées, de « tape deck » avec cassettes recyclées et divers instruments électronique connecté à un ordinateur portable. Son dernier opus est le summum du crescendo minimaliste. Avis aux claustrophobes, vous aurez parfois la sensation que le monde se rapetisse autour de vous. Hallucinant.
Je ne peux passer sous silence le majestueux Delirium Cordia de Mike Patton et ses acolytes de Fantômas. Un pur régal organique et apocalyptique de 45 minutes (les 27 minutes restantes sont sans grands intérêts parce que ce n’est que le bruit que ferait une aiguille sur un disque au bout du sillon…)
Enfin, plus près de nous, au Québec, il y a un artiste que je découvre à peine mais qui fera sûrement gronder mes haut-parleurs encore longtemps, Hugo Girard alias Vromb. En effet, ses travaux « Jeux de Terre » et « Mémoires Paramoléculaires » vous feront comprendre, à défaut d’apprécier, ce qu’est la (bonne) musique minimaliste et « bruitale ».
Bonne découverte (pour ceux qui se sont rendu jusqu'ici...)!
mardi 26 août 2008
L’Aile Démagogique du Québec, souvent nommée l'ADQ
L’ADQ est en caucus pour préparer la prochaine rentrée parlementaire. Il n’en fallait pas plus pour Mario Dumont et sa clique démagogue pour faire une sortie qui reprend la même façon de faire qu’il y a deux ans, soit flatter le peuple dans le sens du poil en jouant sur la peur et les duplicités populaires, comme en fait foi cette sortie de Éric Caire (voir page 4 du lien précédent pour des détails savoureux sur ce député coloré) avec un retour aux petites politiques remâché et inutilement régurgité maintes fois sur l’emplacement du nouveau CHUM.
Un des principes que j’essais de maintenir dans mes carnets ou interventions dans d’autres blogues est de garder un regard critique, interrogateur ou observateur, tout en essayant d’aller au-delà de quelques fibres plus apparentes qui guident parfois ma pensée politique. Mais dans le cas de l’ADQ, c’est assez difficile; premièrement parce que ce parti n’est que la copie conforme de la méthode populiste des Conservateurs fédéraux et des politiques de Stephen Harper. Deuxièmement parce que ce parti en en apparence l’affaire d’un seul homme, Mario Dumont. Il vient encore d’en faire la preuve avec sa sortie simpliste contre les écoles publiques et ce qui s’est passé à Montréal-Nord. Un collègue commente d’ailleurs cette sortie avec justesse dans un de ses carnets. Cependant, il permet parfois à des Sébastien Proulx ou autres fantoches de s’exprimer sur des sujets aussi passionnants que le choix d’un président de l’assemblée nationale ou sur l’appui d’un quelconque parti fédéral dont l’exercice électoral est imminent. Cette apparente liberté offerte à ses apôtres cache un malaise car est probablement la réponse aux raisons de la démission récente de Sylvie Tremblay, jadis figure relativement importante à l’exécutif du parti.
Mais qu’est-ce que l’ADQ au fond? Voici quelques points, qui reflètent une perception grandissante un peu antipathique face à ce parti qui se perd trop souvent en conjecture.
* Une bonne opportunité mal dirigée : L’ADQ, sous la gouverne de Mario Dumont existe au départ grâce au rapport Allaire et aux conclusions de la commission Bélanger-Campeau sur la constitution canadienne. L’échec du lac Meech à donné des munitions aux Libéraux déçu et à permis la création de l’ADQ et de son idée plus autonomiste qui a su se développer au fils des ans. Par contre, l’attitude de Dumont à transformer une idée au départ intéressante en ramassis imprécis d’idées adaptée au goût du jour et selon l’humeur de l’opinion publique démontre un manque de vision et de leadership.
*Il y a une idéologie droitiste vacante au Québec? Remplissons simplement le vide! : Il y avait en effet une tendance souvent heureuse mais parfois pernicieuse au Québec depuis l’arrivée du PQ au pouvoir en 76 : L’émancipation de l’étatisme et du néo-libéralisme ayant pris toute la place dans l’opinion publique jusqu’à très récemment, il était inévitable que le vide laissé un peu plus à droite se remplisse un jour ou l’autre. C’est l’ADQ qui l’a comblé, maladroitement et de façon souvent tendancieuse. Comment se servir des effets pervers du 11 septembre? Demandez à Mario Dumont. Il a la recette parfaite, avec ces remarques parfois frôlant les sermons dogmatiques de Bush et de Harper.
*Une bouée pour une jeunesse blasée et désillusionnée : Ils ont su, par un discours populaire et en ayant en ses troupe des jeunes, souvent opportunistes, donner une image de changement mais qui, au fond, ne fait qu’appuyer les discours rétrograde mais se cachant derrière une façade réformatrice inspirée de la doctrine néo-conservatisme si populaire chez les Républicains Américains.
*Une apparence dictatoriale et quelques manipulateurs déguisés : Il convient à un parti politique et à ses membres de maintenir un propos cohérent et en lien avec la ligne de pensée du parti. Dans le cas de l’ADQ, cette ligne de parti est mince et peu étoffée. Ce qui à poussé l’éternel chef et parfois à quelque commandos (et d’autres cellules militantes sans expériences) à expérimenter un contrôle sur certains membres et alliés depuis que la popularité de l’ADQ s’est accrue. L’apparente liberté d’expression affichée lors de son dernier conseil général de 2007 s’est finalement soldée par la sortie expresse d’un plan vert incomplet et maladroit dont on attend toujours les détails financiers. Sans vouloir répéter ma dernière sortie contre le fonctionnement de l’ADQ, l’apparence de sérénité est trompeuse et ne sert qu’à camoufler une désorganisation des idées en tentant de démontrer que l’ADQ écoute et veut prendre action.
*Un autonomisme revampé? : En ressortant le précepte autonomiste de la garde-robe poussiéreuse de l’ère Duplessiste, Mario Dumont essai de rejoindre la tranche de la population qui tergiverse entre l’indépendance du Québec et ceux qui se love dans le confort fédéraliste d’Ottawa. Or, en se positionnant comme le parti des laissés pour contres, l’équipe Dumont se place constamment dans une position fragile car l’humeur des électeurs est très volatile, d’où l’image de girouette que projette le leader adéquiste. Cette propension à la flexibilité intellectuelle s’assoit sur un concept de l’époque de la grande noirceur et profite de la mémoire courte des gens pour promouvoir une illusion de changement, mais qui au bout du compte sont des idées veillottes.
En somme, c’est avec une apparence d’image jeune que l’ADQ tente de monter dans l’estime des québécois. Par contre, les idées sont peut-être trop copiées sur certaines politiques Américaines ou sur la pensée de droite qui demande, entre autre, plus de contrôle sur l’immigration, l’éducation, le légal et la sécurité, tout en essayant de profiter des bienfaits du fédéral. Nous assistons à l’émancipation d’un parti qui se star-académifie, selon l’humeur de la populace. Ce genre d’attitude ne dure qu’un temps, comme n’importe laquelle star du show-business. Voulons-nous d’un gouvernement qui s’adapte tel un caméléon aux humeurs du temps, ou bien d’un gouvernement qui fait avancer la société québécoise sans user de démagogie?