vendredi 16 août 2013

Une icône de plus dans mon kit

 
Parce que c'est plus cool que blogspot et que je peux ajouter une nouvelle icône à mon kit d'icône (après Face de bouc, Twitteux et Toé Tube), j'ai décidé de passer à Tumblr pour bloguer. Alors chers amis lecteurs et penseurs, n'hésitez-pas à me suivre dans mon Tumblr et tomblons ensemble!

Suivez le lien!

http://sirseb-lpdls.tumblr.com/

Votre souverain Sir Seb.

mercredi 19 septembre 2012

10.999 millions de lucides sur 11 millions


Je l’avoue, la curiosité m’a poussé à aller entendre et voir cette nymphette québécoise qu’on annonce comme étant le nouveau buzz des derniers jours et qui semble si virale sur You Tube (qu’on peut voir en cliquant ici).


Après coup, le seul virus dont je sois atteint est l’ennuie (baille). Je me range donc derrière les 10.999 millions de personnes potentielles qui trouvent probablement cette réédition d’un tube déjà insipide à l’origine comme un bonbon déjà fondu d’avance. Vous vous rappelez les bonbons Fizz? Ceux qui pétillent dans la bouche le temps d’une ou 2 seconde? Aucun plaisir réel, aucune valeur ajoutée si ce n’est qu’un picotement. J’admets tout de même que le producteur de ce « cover » a permis d’élever un peu le talent déjà faible de cette chanteuse qui ne passera jamais dans l’histoire de la musique, sauf peut-être dans les palmarès insignifiant du nombre de clics de souris servant seulement à alimenter la procrastination (comme pour moi, je l’admet). Pas très édifiant comme palmarès. Alors pourquoi cette envie folle de cliquer?

En fait, au-delà de cette mode du clip viral sur les réseaux sociaux, ce qui nous manque et qui se perd est le discernement, autant du côté spectateur que diffuseur. Avons-nous perdu tout sens du bon goût depuis que l'offre a explosé sur internet? Le narcissisme est-il devenu un standard en ce bas monde? Pour ma part, avec la surexposition du SOI et la haute proportion de « junk »exposée partout sur la planète numérique, il me semble même que je perd cette faculté de juger si chère à Emmanuel Kant et qui nous permet de définir ce qu’est le beau, le vrai. Je suis atteint aussi.

Toutefois, si l’on regarde le bon côté des choses, c’est justement cette faculté de juger qui est mise au défi en cette ère où tout est permis et où la liberté d’expression semble atteindre sa limite. On peut le remarquer par exemple avec le navet filmique anti-islamiste ou même Charlie Hebdo qui provoquent l’ire de la communauté en général sur la planète. Il est juste de se demander si cette vidéo et ces apparitions d’un Mahomet caricaturé propulsée par les réseaux sociaux ne sont finalement que des catalyseurs de ce qui veille de plus sournois en nous (que ce soit voyeurisme, violence, provocation ou haine). N’est-ce pas aujourd’hui une belle occasion de se demander s’il est nécessaire de s’exposer constamment aux seins de Princess Kate et autres « Occupation Double » ou à la rhétorique du « c’est nous la vérité, pas vous »? La nature même de ces diffusions à l’emporte-pièce ne fait que stimuler une forme d’abrutissement collectif qu’il est difficile de freiner. Nous l’avons bien vu dans les dérapages autant virtuels que dans la rue lors du « printemps érable ». Aurions-nous perdu tout sens de ce qu’est la créativité? Cette créativité qui nous permet d’évoluer? Oui, Internet a changé la face du monde. Ça c’était créatif! Mais ce que l’homme en fait, au même titre que la bombe atomique, n’a rien de rassurant. Quand le plus bas dénominateur commun domine autant dans les média que dans nos discussions de salons, il est temps de se demander si nous valons mieux individuellement… pour le mieux être collectif.



mercredi 12 septembre 2012

Nous aussi on est Super Ordinaire...


J’aime parfois qu’on me force à faire quelque chose. Ça fait du bien de se faire diriger de temps à autre. Il m’arrive d’être contraint à réfléchir quand je ne suis pas assez fort pour changer une habitude bien « croutée » en moi. Je remercie donc formellement les pétrolières d’éveiller les consciences, malgré eux. En fait, la montée du prix de l’essence me fait sourire et m’enchante même. Bon. Mon sourire est un peu jaune parce que je consomme beaucoup d’essence. Mais cette fulgurante montée du prix à la pompe impose la réflexion sur notre relation avec l’essence et nos habitudes de vie qui l’alimente. Restons encore un peu dans les couleurs si vous le voulez bien.



Du plus loin que je me souvienne, la seule différence entre nos habitudes de consommation d’il y a trente ans et celle d’aujourd’hui face à l’essence est le choix de couleur. J’entends encore mon père dire au pompiste : « 10 piasses de jaune steplait ». Et moi qui aimais bien plus la couleur rouge, je me demandais bien pourquoi personne n’en voulait, sauf peut-être les grands-pères avec leurs gros Chrysler… Pour le reste, nous sommes toujours et encore plus accros à l’essence. Nous avons évolué, mais dans le mauvais sens! Nous restons toujours plus loin en banlieue, nos petits déplacements se font en voiture faute de temps, nous avons de gros bateaux, des jets skis et des pickups pour les vrais gars (et parfois de très petites madames).  Preuve du culte transposé du char: y’en a qui posent des couilles en arrière de leur voiture, probablement pour compenser quelque chose… De plus, je n’ai jamais vu autant de camions-remorque sur la route grâce à nos besoins de consommation qui n’ont maintenant plus aucune limite. Si au moins on pouvait sniffer ce gaz sans danger, question d’avoir toujours le sourire aux lèvres…


Que nenni! Dans un geste qui s’apparente à l’injection de drogue dure, nous insérons allègrement ce fluide dans cette extension de nous-mêmes qu’est l’auto. La voiture est devenue une dépendance presque physique… viscérale même. Donc, en 30 ans, aucune solution, aucune créativité, aucun espoir de s’en sortir à court terme. Pourtant, après la crise de l’énergie des années 70, nous aurions dû apprendre quelque chose? Ah? L’apprentissage de l’histoire sert à rien vous dites? Et les vaches pètent, et les porcs défèquent? Ah, ok…


À partir de maintenant, cessez d’engorger l’autoroute médiatique de vos boniments ou complaintes envers les pétrolières. Les gouvernements sont impuissants? Pourquoi ne pas attaquer le problème sous un autre angle? Au lieu de proposer aux gouvernements de surveiller ces capitalistes crasse ces crosseurs ces entrepreneurs, pourquoi ne pas imposer à l’Assnat de bonifier substantiellement l’offre de transport en commun et de faire la promotion d’alternatives écologiques au lieu de modèles d’échangeurs des années 60? Pourquoi ne pennons-nous pas un instant, durant un commercial passant au milieu d’Occupation Double pour nous demander ce que nous faisons à une distance d’une heure de notre travail? Et durant les nombreuses annonces à Radio X, pourquoi ne pas demander aux constructeurs automobiles, par les voix officielles, de s’imposer des normes beaucoup plus sévères face à la consommation d’essence de leurs véhicules? Et si c’était le fun de partager mon déplacement avec quelqu’un d’autre au lieu d’écouter seul CKAC Radio-Trafic?


Il serait facile de prétendre que la psychose de l’augmentation passée, nous reprendrons notre trou comme un bon chien de poche et finiront par accepter que l’essence s’élève à 1,60$ rendu à noël. Mais il est plus que temps de collectivement s’encourager à adopter des solutions alternatives, quitte à juste lever le pied un peu. Et si nous vivions mieux collectivement sans l’essence justement? Voici quelques pistes de solutions farfelues en attendant vos solutions plus réalistes :


• Démarrer un concours du plus grand nombre de personnes dans une seule voiture pour le même déplacement sur plusieurs jours de suite


• Imposer une loi qui empêche les gens d’aller travailler à plus de 20 km de la maison (le fédéral en serait bien capable…)


• Interdire les voitures qui tournent au ralenti l’hiver ou à l’arrêt plus de 30 secondes


• Interdire les démarreurs à distance


• Donner un bonus aux employés qui arrivent en covoiturage ou en transport en commun à la fin de l’année (financé par le gouvernement bien sûr)


• Installer le wi-fi dans tous les trains de banlieue et les autobus voyageurs


• D’autres idées?

mercredi 11 juillet 2012

L'art public en banlieue

Une sobre réflexion signée Sébastien Roy ©



La question de l’art public en banlieue m’interpelle. Quelle place lui donne-t-on? L’art public est-il assez présent dans nos villes? Quel apport cette forme d’art donne-t-elle aux citoyens et quelle est son influence sur l’image d’une ville?

Loin de vouloir faire du journalisme, l’idée d’écrire une réflexion sur le sujet de l’art public m’est venue en lisant les procès-verbaux de la ville de Vaudreuil-Dorion. Le lien ci-dessous fait foi de la volonté (obligation) de la ville à ce sujet (voir articles 11-11-1071 et 1072).


Et je me suis demandé principalement si les artistes désignés pour développer une œuvre publique commandée par une municipalité ou un organisme privé ont une liberté de création assez grande (d’où l’image de l’en-tête). Est-ce que l’art public que s’offrent les citoyens est assez représentatif et pertinent pour eux et valorisant pour l’artiste lui-même? L’art public est-il tenu trop fort en laisse?



L’œuvre ci-haut serait, selon le procès-verbal, la création de l’artiste Michel Goulet créée au montant de 69000$. L’analyse de l’investissement ne fait pas partie de mes préoccupations. Toutefois, je constate que cette œuvre publique ne comporte aucune notice ou description, aucun titre et mentions de l’auteur, ni près de l’installation, ni sur un site web. Or, comment pleinement estimer la valeur artistique et le message (s’il y en a un) ainsi que le concept? Normalement, il est intéressant de comprendre la démarche derrière une œuvre publique pour profiter de son apport. Toutefois, cette dernière semble surtout remplir certains critères compensatoires architecturaux vu la grande sobriété de l’aréna qui l’accueille. À tout le moins, elle permet au public une forme de réflexion sur sa signification. Tout n’est pas perdu.

Art véritable ou art influencé?

Il serait en effet utopique de croire que la création d’une œuvre publique soit exempte de l’influence externe. On parle tout de même d’une commande. Ce genre d’œuvre d’art financé par le public n’est pas libre de toutes contraintes. Des contraintes d’espace, d’argent et de matériaux doivent être considérées, tout en préservant l’effet escompté. Par définition, l'art public doit être visible par le plus grand nombre. Mais il doit surtout créer une surprise chez le citoyen et provoquer un sentiment de contraste ou de complétion avec l’architecture du bâtiment ou du lieu qui accueille l'objet.

Mais, est-ce que l’influence « artistique » de la ville ou de la firme de surveillance des travaux sur l’œuvre à développer diminue sa valeur réelle comme art? C’est possible. Mais pour y répondre, il faut minimalement accompagner l’installation d’une description de l’objet et évoquer la démarche artistique derrière l’œuvre. Et comme citoyen, je veux pleinement profiter de l’œuvre. Pour le moment, cet aspect explicatif est manquant pour les deux seules installation artistique permanente dans ma cité. Au final, pourrions-nous considérer que c’est l’aréna (ou le bâtiment) qui sert de support à l’œuvre, ou bien si l’œuvre ajoute quelque chose à l’aréna et à l’image de la ville? Probablement un peu des deux.

L’art public et le message véhiculé


L’autre « monument urbain » d’ampleur est situé dans un beau parc de la ville. Dans le cas suivant, on poursuit clairement un autre objectif. En premier lieu, on vient un peu déséquilibrer l’observateur avec une œuvre gigantesque postée dans un environnement normalement serein… tout en tentant de créer un sentiment d’appartenance quelconque avec le message. Notez les 3 petits cubes en bas à droite : Leur présence propose probablement au citoyen de compléter lui-même la réflexion sur ce qu’il est et sur sa propre place dans cette ville (de plus, les enfants s’amusent beaucoup avec les cubes…). On se rapproche donc lentement d’une œuvre plus interactive. Et un document de la ville sur son site web viens donner un éclairage très intéressant sur le concept. http://www.ville.vaudreuil-dorion.qc.ca/documents/pdf/services/Arts%20et%20culture/DescriptionConceptJesuis.pdf


Mis à part les œuvres patrimoniales dont la mise en valeur était prioritaire dans la précédente décennie, retrouve-t-on la même présence d’œuvres modernes dans les autres villes du même type que Vaudreuil-Dorion, ou bien sommes-nous des précurseurs dans la couronne de Montréal? Or, la ville a récemment enregistré une commande pour deux sculptures pour le nouveau (et énorme) centre multisport. Ce projet revient à madame Rose-Marie E-Goulet pour 136000 dollars; celle-là même qui a concocté quelques œuvres pour des parcs de Montréal.

Devrions-nous en rester là? Pourquoi ne pas étendre l’obligation de l’implantation d’œuvres publiques au domaine privé et industriel? N’y a-t-il pas plus monotone qu’un parc industriel? Le mécénat aurait-il aussi perdu toute noblesse à la chambre de commerce? Il y a pourtant de l’espoir en institution privée. En effet, un rare, mais bel exemple se trouve actuellement à Rigaud : le collège Bourget inaugurait récemment une œuvre d’art avec tout le décorum nécessaire. http://www.journalpremiereedition.com/Culture/2012-06-29/article-3020341/Inauguration-d%26rsquoune-%26oeliguvre-d%26rsquoart/1.

« Mais qu’est-ce que ça m’apporte? »

On peut entendre parfois ce genre de commentaire, qui est au fond légitime pour tous payeurs de taxes. Au-delà de la valeur artistique de l’œuvre « sans nom » de l’aréna ou du monument « Je Suis » du parc Valois, il y a l’apport pour la population. Est-elle seulement consciente de cet apport? Le problème avec l’œuvre de l’aréna est le manque d’interactivité avec les usagers. Non pas dans le sens technologique du terme (comme pour un téléphone intelligent), mais au sens « appropriation » et « échange » avec celui qui la côtoie. Que ce soit au niveau intellectuel ou même physique, une œuvre publique ne devrait pas seulement servir à embellir un endroit austère. Pour qu’une œuvre soit pleinement publique, il faut que le citoyen y trouve son compte et puisse s’approprier l’œuvre. Les bancs publics dans l’ombre de l’installation permettent de s’arrêter un moment pour observer, mais dans ce cas-ci, j’ai bien peur que ces bancs ne soient que peu utilisés. Il est utile de savoir que l’œuvre est tout de même en plein cœur d’un stationnement… En contrepartie, je pense que la grande structure « Je suis » mentionnée plus haut remplit bien un rôle d’échange avec le citoyen, ayant même déjà servi pour une manifestation. On a utilisé l’œuvre à des fins de de communication! http://www.journalletoile.com/Actualites/Municipalites/2012-06-05/article-2996657/Je-suis%26hellip-congedie!/1.

Il n’est probablement pas facile de mettre en application la loi du 1% sur les œuvres d’art en milieu publique, tout en donnant un aspect plus léger à des architectures souvent « rigides ». Cette dimension est importante à cause de l’effet qu’une œuvre crée chez l’usager du lieu qu’il fréquente (i.e. admiration, questionnement, dégoût, prise de position, réflexion).

Or, malgré l’amas de couleur et de métal que représente l’installation de l’aréna, sa mise en valeur par la ville de Vaudreuil-Dorion laisse perplexe. Cette œuvre deviendra-t-elle invisible après quelque temps? On peut imaginer qu’elle comblera les besoins en photomarketing pour les divers organismes empruntant les locaux de l’aréna, mais est-ce que le simple citoyen pourra en profiter pour augmenter sa pensée critique, sa perception de l’image de sa ville et l’identification à son milieu avec cette œuvre? Jusqu’à maintenant, il n’est pas évident que la ville ait considéré une forme de continuité conceptuelle, un thème pour ses œuvres publiques. Attendons la divulgation des sculptures de madame E-Goulet pour confirmer cet aspect.

Et de votre côté?

Sans la loi du 1%, je doute que nous ayons le plaisir de profiter de cette forme d’art accessible pour tous, peu importe sa signification artistique ou sa pertinence. Et de votre côté? En avez-vous des œuvres publiques (ou même urbaines) dans votre banlieue ou dans votre quartier? Qu’est-ce que cela vous apporte? Partagez-moi vos photos et commentaires. Je tâcherai de monter un album sur Facebook pour les partager.

En complément, voyez la politique gouvernementale sur l’art public : http://www.mcccf.gouv.qc.ca/index.php?id=59


Et une analyse de 2008 de L’UdM à ce sujet : http://www.artpourtous.umontreal.ca/decouvrir/politique.html


mercredi 14 décembre 2011

Un budget crédible, une attitude douteuse



La présentation du budget d'hier soir à la ville de Vaudreuil-Dorion s’est déroulée dans la convivialité. De plus, l’augmentation du taux de taxation global de 5.55 % n’a pas semblé trop ébranler la dizaine de citoyens présents; des citoyens alertes et ayant de bonnes questions sur ce qui se cache derrière les dépenses de la ville. Mais aussi des citoyens qui comprennent les enjeux auxquels fait face la ville de Vaudreuil-Dorion due à sa croissance. En effet, cette fulgurante ascension et la grande demande en service pour la population, accompagnée d’une construction d’amenée d’eau supplémentaire et de la nouvelle caserne de pompiers pourrait facilement justifier cette augmentation. Par ailleurs, le maire Pilon mentionne qu’il en sera de même pour les 3-4 prochaines années au moins, jusqu’à ce que la ville ait atteint son seuil maximal de croissance (soit tous les terrains occupés). Or, selon les comptables de la ville, la majorité des augmentations de coût se cachent derrière les quotes-parts données à la MRC, CMM, CIT, AMT, SQ et autres acronymes d’organisation tentaculaires dont fait partie Vaudreuil-Dorion et qui semblent hors de notre contrôle. Donc, c'est un peu la faute au gouvernement. Fait notable : l’augmentation du coût de la sécurité de 12 %. En plus de l’onéreuse SQ et ses calculs de frais hyper compliqués, une firme privée dédiée à la surveillance des règlements de la ville sera encore plus présente.



Toutefois, mon intérêt réside surtout dans les nouvelles tendances que le maire chérit particulièrement, les TOD (Transit-Oriented-Development) et le futur pôle institutionnel pour la venue d’un hôpital dans la ville. Il est difficile de suivre le maire Guy Pilon dans ses élucubrations au sujet du nouveau PMAD (Plan Métropoliain d'Amménagement et de Développement). Notre coloré représentant peut parfois être très rigolo lorsqu’il est frustré. Ainsi, après avoir voté contre le PMAD et dans sa missive après la parution du rapport publié le 8 décembre dernier, il déclare : « On va finir par construire n'importe quoi, n'importe où, et l'hôpital risque de se retrouver entre deux usines! » (Source ici.) Ha ha ha ha! Elle est bien bonne. Personne ne permettrait un tel affront. Alors, je demande au maire de prendre une grande respiration. Par ailleurs, un petit commentaire anodin prononcé hier soir, lors de la présentation du budget, m’a surpris : « Le PMAD est un grain de sable dans l'engrenage. À cause du PMAD, nous serons obligés de faire toutes les études pour les milieux humides et j’en passe. Ça va coûter plus cher. » La perception d’un simple citoyen qui ne trempe pas constamment dans les détails des objectifs du PMAD peut malgré tout adhérer facilement aux objectifs et critères généraux qui régiront l’urbanisation des municipalités membre de la CMM, dont fait partie Vaudreuil-Dorion. On ne peut passer outre les nouvelles exigences environnementales que la société a acceptées depuis quelques années maintenant.



Or, pourquoi le maire Pilon semble si anxieux devant les nouvelles normes imposées par le PMAD? Nous sommes en droit de nous inquiéter lorsqu’un maire laisse entendre qu’il est inconfortable avec les études environnementales qui freineraient le développement de sa ville. Ce genre de discours s’entendait au début des années 90. Nous sommes en 2011 et aucune croissance économique ne saurait justifier une implémentation quelconque, ni même un hôpital, sans études d’impact environnemental complètes et des consultations publiques. Ce que la MRC de Vaudreuil-Soulange propose se retrouve dans le mémoire présenté au PMAD (lire ici). Mais cette étude n’en est qu’une de logistique qui privilégie l’accessibilité et une stratégie de développement économique seulement. Mais l’empressement du président de la MRC et du maire de Vaudreuil-Dorion dans ce dossier laisse perplexe le citoyen que je suis. Surtout lorsque l’argumentaire pour renier les conclusions du PMAD se retrouvent dans la possibilité de développement chaotique, dans la fuite des entreprises vers l’Ontario, ou pires, dans le fait que le PMAD nuira au développement de la ville ou permettra une plus grande propagation de mode automobile comme moyen de transport. Peut-être que le maire devrait relire le rapport? C’est justement un des objectifs du PMAD de réduire l’utilisation de l’automobile. Il me semble par ailleurs que les TOD sont justement une bonne solution qui aidera à limiter l’augmentation de véhicules routiers par les citoyens. Étrange réaction donc, qui me fait dire que les raisons du maire Pilon et de la MRC de voter contre le PMAD se trouvent ailleurs. Sinon, comment expliquer que toutes les MRC, sauf Vaudreuil-Soulange, se soient ralliées au projet de la CMM, même à contre-cœur? Ne venez pas me dire que la réalité économique de Vaudreuil-Soulange diffère tant que ça de celle de Mirabel ou de Brossard! Tous vivent une expansion ahurissante! Tous sont confrontés aux mêmes problèmes de gestion de la croissance.



Selon moi, l’effet de la nouvelle autoroute 30 sera bénéfique pour la région et aussi Vaudreuil-Dorion. La venue d’un hôpital et d'une branche universitaires (UQTR?) est aussi une étape nécessaire. Mais pas au détriment de l’environnement ou d’étude d’impact sur les terres agricoles, même non utilisées depuis des années. Les nouvelles normes servent justement à offrir plus de transparences aux payeurs de taxe et ainsi diminuer l’impression de se faire avoir par les administrations de nos villes. Comment être contre le PMAD qui permettra justement aux citoyens d’être moins cyniques envers la politique municipale. Nécessairement, tout cela a un coût. Et comme société, je pense que de se permettre des garde-fous supplémentaires ne pourra qu’aider l’image politique à moyen terme et de s’assurer que la croissance se fasse au meilleur des intérêts des citoyens. Ainsi, prenez donc une grande respiration, monsieur Pilon. Et une analyse plus approfondie du rapport remis à la CMM devra être faite, autant par nos décideurs que par les citoyens dont je fais partie. Il y aura une suite à ce blogue...

mercredi 7 décembre 2011

Pour que les gazouillis se meurent en salle sombre



Je n’ai pu passer sous silence l’article suivant.


http://www.lepost.fr/article/2011/12/06/2654314_twitter-des-sieges-reserves-pour-tweeter-au-cinema.html


Or, je ne suis qu'un pauvre puriste qui tente encore de percevoir le cinéma comme quelque chose de beaucoup plus grand qu'un bien de consommation rapide (comme offre trop souvent Hollywood aujourd'hui). En laissant le twitteux œuvrer d'aise dans les salles (même en arrière-banc), je pense qu'on banalise le rituel qui existe encore parfois entre un bon réalisateur et son auditoire. C'est peut-être aussi le signe d'un grand essoufflement de l'industrie Hollywoodienne. Elle qui ferait n'importe quoi pour ne pas perdre son dernier bastion de consommation de masse, soit les plus jeunes. Tant que le cinéma progressera vers la médiocrité pour ne servir que le vil côté commercial du 7iem art, les twitteux et facebooqueux des salles de cinéma auront tout le loisir d'user de leur cellulaire (ou pire! du iPAD). Donnez de la qualité cinématographique à ces gens blasés et vous verrez s'éteindre les conversations. Continuez à servir de la merde cinématographique en quantité et bientôt on pourra y jaser comme dans un lounge bar avec le film en trame de fond... parce qu'il n'y aura rien d'autre à y faire.

mercredi 23 novembre 2011

Le carré rouge



Suivre ou non la parade? C’est la question que je me suis posé le 10 novembre dernier lors de la manifestation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. En cette ère où il est de bon ton de s’indigner et de vaquer à des occupations de contestation, dont je suis généralement d’une accointance morale, la grève illimité probable des étudiants l’hiver prochain soulève chez-moi un questionnement. Moi qui suis passé par l’université (et qui y suis encore à temps partiel) et qui est satisfait de ses conditions de travail, je me demande si je devrais me préoccuper du statu-quo demandé par les étudiants québécois. Voyons ce qui me pousse à me questionner, si j’utilise l’argumentaire et la froideur des chiffres soulevés par ceux qui sont du côté de la hausse des frais.



Premièrement, la ministre Beauchamp demande de faire passer de 72.26$/crédits de cours à 83.09$/crédits de cours pour la première année. Une augmentation d’environ 13% par année. Ainsi, quelqu’un qui a 10 cours à son horaire chaque année verra sa facture augmenter de 325$ par rapport à l’année précédente, sans compter l’indexation aux autres frais tels associations étudiantes et effets scolaires. L’augmentation du coût de la vie d’environ 2% par année n’entre pas non plus dans ma réflexion. Or, si l’on prend simplement la logique si populaire dans le commerce, ça fait moins d’un dollars par jours pour améliorer un tant soit peu le système universitaire au Québec. Et si je pousse un peu plus la réflexion démagogique s’apparentant aux radio-poubelles, ça fait un peu moins de deux consommations à 4$ à enlever des « partys » hebdomadaires pour compenser cette augmentation. Ce n’est pas si mal au fond.

Mais de façon plus pragmatique, c’est un montant de 1625$ que l’étudiant à temps plein devra absorber à la fin de son baccalauréat (je ne mentionne pas les grades supérieurs). Est-ce la fin du monde lorsqu’on pense que la moyenne d’endettement moyen d’un bachelier est de 14000$ à la fin de ses études au Québec? Non, ce n’est pas la fin du monde. Or, on entend aussi que l’on peut prévoir qu’un universitaire finira par retirer des bénéfices non-négligeables du côté salarial à cause de son grade. Or, c’est justement ce discours très à droite qui me fait croire que les étudiants à temps pleins ont raison de s’inquiéter de l’avenir. Car cette rhétorique ne s’applique pas à tous. Elle s’applique plus aux médecins, avocats, ingénieurs ou aux finissants en finance entre autres. Je ne pourrais affirmer la même chose pour ceux qui font un BAC en art ou même en soins infirmiers avec leurs conditions de travail exécrables. Et ne venez pas me dire que ce ne sont pas des domaines pertinents en 2011. Sans cautionner la demande de certains groupuscules pour une gratuité scolaire complète, me voici avec une envie forte de m’associer au mouvement. Pourquoi? Parce que les tenants de l’augmentation des frais se servent de fausses raisons pour promouvoir cette augmentation et lentement instaurer une pensé de droite dangeureuse pour la société à long terme; Parce que leur argumentation s’apparente aussi à de la propagande idéologique. Or, voici une petite déconstruction gentille de cette idéologie :

Lorsqu’on me dit que les étudiants universitaires gagneront plus que ceux qui n’y sont pas allés.
Comment peut-on aussi facilement comparer un enseignant au primaire avec ses 35 élèves par classe, une infirmière en chef au bord de la dépression, un psy de garde sous payé dans un CLSC, un journaliste pigiste qui court après sa queue ou même un artiste en musique expérimentale face à un soudeur qui travail de 7 à 4 et qui gagne une « fortune » en over-time à Malartic ou avec un technicien biomédical bardé d’assurances dans une grande entreprise privée. L’argument du gouvernement en ce qui concerne les salaires ne tient pas la route pour une bonne partie des domaines universitaires. Or, ce n’est plus l’argent qui compte le plus aujourd’hui pour les travailleurs, mais les conditions de travail et la flexibilité de l’employeur. L'université est aussi un endroit de génération d'idées, pas juste une machine à cash. Comme société, il est non-négligeable de tenir compte de la créativité qui bouillone en ces murs, sans nécéssairement avoir absolument comme résultat un effet économique immédiat. La créativité se paye aussi et il serait insjuste d'en limiter les frais aux étudiants seulement.

Lorsqu’on me dit que les coûts universitaires sont beaucoup moins élevés au Québec que dans les autres provinces du Canada.
Encore une fois, il est facile de constater que dans la plupart des cas, les charges fiscales ainsi que les salaires du « Rest Of Canada » sont plus avantageux que ceux du Québec, particulièrement en Ontario, d’où un exode des cerveaux de certain domaines vers ces cieux plus cléments pour leurs portefeuilles. Par ailleurs, une baisse des frais de scolarité est prévue l’an prochain en Ontario… Cette décision est justement fondée sur les problèmes d’accessibilité pour tous qui faisait défaut dans cette province. Encore -1 point pour le ministère de l’éducation.

Lorsqu’on me dit que les prêts et bourses seront majorés.
Je tique encore plus ici, car quelqu’un provenant d’un foyer gagnant plus de 60000$ en revenu familial par an ou un étudiant qui travaille 25 heures par semaine justement pour subvenir à ses propres besoins ne pourra pas automatiquement bénéficier de bourses. Donc, les prêts sont le seuls recours de cet étudiant. Et qui dit prêt, dit endettement. Et qui dit endettement universitaire veut aussi dire qu’une fois le prêt des études supérieure remboursé et les 4 années minimum d’études de plus que son voisin diplômé du CÉGEP, l'étudiant universitaire constatera que son cégepien de voisin aura de beaucoup avancé son remboursement d’hypothèque et aura peut-être même déjà son ti-bateau ou son chalet dans le nord à se la couler douce durant les fins de semaines. J’avoue que c’est un commentaire générique. Mais dans un système qui mesure justement sa santé financière collective par la consommation de ses habitants, c’est une donnée non négligeable. Ainsi, il en faudra du temps à l’étudiant universitaire pour rattraper le rythme de vie de son voisin à cause de ses études avancées… c’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Et ça m’a pris au moins dix ans pour réussir à me sortir du mode rattrapage.

Et qu’en est-t-il des gestionnaires universitaires, des investisseurs du privé et de la population?
Avant d’imposer cette augmentation aux étudiants, ces derniers sont en droit de demander un resserrement de la gestion des universités avant un resserrement du gousset "estudiantin". Nous n’avons qu’à penser au fiasco de l’Îlot Voyageur de L’UQAM pour craindre le pire à cet égard. De plus, une collaboration du secteur privé dans la recherche et le développement d’application réelle pour l’industrie devrait être revue et améliorée. Une collaboration étroite avec le secteur privé est positif pour l’étudiant et l’institution à court et long terme. Pour ce qui est de la population, elle en est à la croisée des chemins. Est-elle bien au fait de ce qui se trame pour l'avenir du Québec au sujet de l'éducation supérieure? Et serait-elle d'accord qu'on augmente aussi de 1 $ par jours sa contribution dans notre système d'éducation universitaire?


En conclusion, en dehors du fait qu’on ne peut nier la décrépitude de nos universités (labo, matériel, immobilier et qualité des services), il reste trop de sujets à débattre pour seulement faire porter le fardeau de la hausse des coûts universitaire aux étudiant seuls. Même si 1625$ sur cinq ans est relativement peu, accepter sans broncher cette hausse donne aussi un signal de faiblesse face à cette montée de l'idéologie de droite au Québec. Cela ne peut être ignoré. Les revendications des étudiants sont légitimes et demande à tout le moins au gouvernement de refaire ses devoirs et d’exposer à la clientèle universitaire ce qu’elle entend faire pour contrebalancer l’effort supplémentaire qu’on leur demande. Dire que le Québec paye moins cher que toutes les autres provinces est un argument purement politique et ne sert pas notre façon de voir l’éducation qui est différente du ROC. Or, il faut surtout tenter de garder l’accès aux études supérieures disponible pour tous, même aux petits génies provenant des milieux pauvre. Finalement, si les nouvelles mesures du gouvernement venaient à être appliquées, il ne me reste qu’à suggérer aux étudiants de bien réfléchir avant de poursuivre des études de plus haut niveau. Car la passion de ce que l’on fait comme métier ne sera probablement que le seul salut contre tout l’endettement accumulé et une économie nord-américaine qui ne va pas en s’améliorant. Si votre choix de carrière finit par vous déplaire, cette surcharge de coût vous fera doublement mal.


Or, le débat ne fait que commencer. Mon carré rouge (symbole de la contestation étudiante) est peut être pâlot, mais j’embarque tout de même dans la parade avec les étudiants. Il en va de l’avenir de mes enfants aussi.


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Liens intéressants :

Pour rire un peu :
http://sportnographe.radio-canada.ca/paul-et-la-hausse-des-frais-de-scolarite-17580.html

Pour pleurer un peu :
http://www.ledevoir.com/societe/education/336256/droits-de-scolarite-un-petit-carre-rouge-sur-ma-toge

Pour connaître les chiffres de la partie gouvernementale :
http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index.asp?page=cout


Source de la photo: http://dolarnsarkan.blogspace.fr/



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mardi 9 août 2011

Des couguars en liberté à Vaudreuil


Attention à la gent masculine. Des couguars sont en libertés dans le secteur Dorion. Je ne parle pas de l’animal, mais plutôt d’une faune féminine nocturne qui fait baver certains tigres de la région. Or, une page de l’histoire de Vaudreuil-Dorion est peut-être en train de se tourner. En effet, le Miss Dorion à été la proie des flammes durant la journée de lundi le 8 août 2011. Et ça ne semble pas un incendie mineur. Il fallait y voir les badauds se rassembler tout près et se demander ce qu’il adviendra d’un des derniers résidus du secteur.

Certains nostalgiques d’une autre ère verseront probablement quelques larmes, mais pas moi. Pour notre plus grand malheur visuel il suffisait de passer par la route principale (A20) à Dorion pour que ce grand « Môtel » nous ouvre toute grande ses jambes crasseuses et flétries. Malgré tout, cet édifice « culturel » particulier alimentait quand même tous les fantasmes, dans une ville qui devient de plus en plus « propette ». Je me demande par ailleurs s’il y a quelqu’un qui s’est déjà baigné dans la piscine du Miss Dorion… mais c’est un autre sujet.

Or, est-ce que la ville prendra action pour remplacer cet antre de la contre-culture, après avoir bien-sûr « rasé » cette Miss Dorion? Voilà une opportunité en or pour nos dirigeants de faire preuve de créativité et ainsi permettre à ce secteur de prendre un second souffle. Reste à savoir si le propriétaire actuel consentira à vendre ce terrain à un entrepreneur ayant des idées qui cadrent mieux avec la nouvelle génération de la ville. C’est un endroit stratégique important à Dorion et le potentiel « commercial » est prometteur.

Même si le Miss Dorion fait parti du paysage depuis bien avant que je puisse comprendre ce que voulais dire « danse à dix », la sauvegarde de cette « institution » ne serait que le symbole d’un capitalisme crasse et sans vision pour une ville qui commence seulement à prendre le contrôle de son développement. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres dit-on. Mais je suis certains que ces « autres » sont majoritaires dans cette histoire. Or, pour les nostalgiques, il restera quand même quelques histoires cochonnes à raconter au sujet du Miss Dorion, et c’est bien suffisant.

Pour ce qui est des couguars en liberté, je suis persuadé que l’autre « bâtisse » située au « dessus de la colline » dans le secteur de la route Harwood pourra leur offrir un refuge… nul besoin d’appeler la SPCA.

jeudi 26 août 2010

Dieu est partout? Non! Il est dans l’asphalte!


Un peu à la manière du blogue « Balieusardises » (voir dans mes blogues préférés), je vous propose une recette pas banale que certains de mes concitoyens Vaudreuillois et Dorionnaises concoctent allègrement et sans scrupule à toutes heures du jour. C’est très facile à faire et surtout sans risque de représailles, soit de la ville ou de vos voisins.



Préparation :

o 30 pieds minimum de tuyau d’arrosage

o 1 sortie d’eau extérieure

o 1 entrée en bitume ou en pavé uni

o 1 pistolet à eau qui se branche dans une extrémité du tuyau

NOTE: Utiliser un compresseur est préférable car le bruit aide votre asphalte à se remonter le moral en croyant qu’elle est une route achalandée

o 3 à 4 voisins qui s’en foutent

o Avoir très peu de conscience sociale et environnementale est absolument requis (le contraire rendra l’expérience désagréable et générera de la culpabilité)

o 30 minutes (minimum) de temps à perdre

o Facultatif : Avoir de l’eau dans le lac des Deux-Montagnes (source d’approvisionnement de Vaudreuil)

o À Proscrire : Balai

Une fois les ingrédients rassemblés, il ne vous suffit que de suivre les instructions suivantes :

• Revenez du travail tout en ignorant l’avertissement d’interdiction d’arrosage à l’entrée de tout bon quartier de Vaudreuil.

• Ne pas se demander s’il y a mieux faire dans la vie

• Ne pas se demander s’il y a d’autres façons de faire

• Branchez le boyau à la prise d’eau

• Tournez allègrement la valve de la prise d’eau pour que le fluide s’écoule dans le tuyau

• Appuyez fermement sur le pistolet en prenant soin de ne pas diriger l’eau vers vous, mais plutôt vers votre entrée de garage

• Faites descendre sable et grenailles de pierres vers la rue en utilisant le jet d’eau

Optionnel mais recommandé: Poussez la saleté plus loin dans la rue car il y moins de risque que la saleté revienne

Facultatif : Pendant que vous aidez votre pavé à mieux se porter, discuter avec votre voisin, qui lui, arrose son gazon à quatre heure de l’après-midi et « chialez » tout les deux sur le conseil de ville.

• Faites comme le pape à sa sortie d’avion (vénérez votre entrée)

• Recommencez la semaine suivante après avoir lavé votre voiture

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J'ai beaucoup de bon chef-cuisinier dans mon quartier.  Si au moins ce qu'ils concoctent sentait bon...

Mes détracteurs diront que je n’ai qu’à discuter de la problématique avec mes voisins chef-cuisinier en bitume. Or, voilà un sujet délicat. Je tenterai de développer ma pensée sur les relations entre voisins dans un article prochain. Et vous? Êtes-vous un bon chef cuisinier pour votre "driveway"? Allez! Soyez honnête! Que celui qui n’a jamais « arrosé » me lance la première « bière ».

lundi 23 août 2010

Maurice Richard doit se retourner dans sa tombe

(et selon la photo ci-dessous, il n'est pas content...)


N’est-il pas ironique que le débat sur la venue d’une nouvelle école à Vaudreuil se fasse au cœur du quartier du club de hockey le Canadien? Le Canadien à toujours été au centre des débats sociaux et sportif au Québec. Ce n’est donc pas sans surprise qu’une bataille d’idée se tienne au sein du quartier des légendes de la sainte flanelle.


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Avant de commencer, j’aimerais vous inviter à réagir à mes commentaires. C’est le but d’un blogue, soit créer un échange courtois d’idées et d’oppositions saines. Vous êtes les bienvenues, que vous soyez d’accords ou non avec mes propos. Vous pouvez vous abonner en cliquant sur le bouton à cet effet à droite si vous désirez être averti de la publication d’un nouvel article.
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À la lumière de l’article de madame Meloche-Hulobowski dans le journal local Première Édition de samedi dernier, la polémique s’est installée entre les rues Toe-Blake et Maurice-Richard. Ce dernier, qui a toujours trimé dur (et à sa manière) pour l’émancipation d’un peuple doit se retourner dans sa tombe face à l’opposition d’une école dans le quartier (remarquez que je m’amuse un peu ici…). Le premier réflexe des opposants est de brandir le drapeau de la démocratie comme si c’était une technique pour garantir une certaine tranquillité de vie. Devrais-je leur rappeler que dans toute bonne démocratie, après que le peuple ait voté, le pouvoir s’exerce à travers ceux qui ont été élu?

Toutefois, là où je rejoins les « hostiles », c’est lorsque je constate qu’en effet, tout le conseil de ville provient du même parti et qu’aucun conseiller n’est indépendant ou ne peut apporter quelque bémol que ce soit à la démarche de PPU. Il est très difficile, en effet de faire face à un gros bloc qui avance dans la même direction. Et c’est tout un bloc qui s’avance maintenant près de la gare. Personnellement, j’aurais mieux aimé vivre un référendum au sujet de l’école en militant et en m’y annonçant en faveur, que de maintenant devoir accepter tout le développement d’un quartier en bloc sans mot dire.

Après la parution de l’article du journal local (dont il me semble que j’y sois dépeint comme un rustre, ce qui est faux… mais c’est un autre sujet), je me suis demandé si les arguments des opposants pouvaient tenir la route lorsque l’on parle de l’installation d’une nouvelle école dans une ville.

• À qui profite la venue d’une école? En premier lieu aux résidents dudit quartier, pardieu!

• De quel trafic parle-t-on au juste? Des autobus jaunes qui parcourront la rue André-Chartrand entre 8 heures le matin et 3 :30 l’après-midi. On parle aussi des parents qui arrivent à 18 heures ou qui déposent leurs bambins dès l’ouverture du service de garde à 7 heures le matin? En quoi ce genre de trafic est-il dérangeant? Pour la majorité des résidents actifs du quartier, tout cela sera transparent. Par ailleurs, les révoltés devraient craindre un peu plus le trafic du centre multidisciplinaire (autre très beau projet) que celui des enfants parcourant à pied le trajet de la maison vers l’établissement scolaire.

• Au contraire de ce que pensent les belligérants, la valorisation d’un quartier passe par l’ajout d’institutions en son sein (parcs, jeux d’eau, école, aréna ou gymnase). Un quartier qui ne contient que des maisons cossues, en plus d’être morne, stagne en valeur et est plutôt sujet aux lois du marché immobilier et à l’économie de petite échelle. En fait, l’installation d’un bâtiment à vocation communautaire ajoute à la croissance, la valeur à grande échelle et à la vie d’un quartier.

Jusqu’à maintenant, l’argumentaire de l’opposition ne pèse pas lourd. Quel sera la prochaine contestation? Un veto à un potentiel parc de rouli-roulant (skate-park) dans le parc Aurèle-Joliat parce qu’il y a risque d’attroupement de jeunes délinquants qui fument du pot et écoutent du Linkin Park dans leur iPod (tout en faisant peur à nos petit chérubins dans leur balançoire)? Pauvre Maurice Richard. En espérant que ton regard de feu fasse encore de l’effet sur les résidents de la rue qui portent ton nom.

NOTE : L’idée du parc de rouli-roulant n’est que ma propre fabulation. Quoiqu’en y pensant bien, je devrais aller proposer cela à la prochaine réunion du conseil de ville…

mercredi 18 août 2010

Enfin du leadership

L’attitude de Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion, s’inscrivait souvent en faux avec mes propres visions d’une saine et efficace communication avec les citoyens. J’ai cité à quelques reprises des exemples dans mon blogue. Souvent, mes propos reflétais une crainte de perte de contrôle du développement de la ville au profit de « contracteurs » trop entreprenants ou en laissant libre cours au capitalisme éhonté. Mais j’avais par-dessus tout la crainte de perdre l’identité fragile de notre jeune communauté (malgré l’âge vénérable de la ville elle-même) en s’arrimant aux façons de faire d’autres banlieues typiques comme Terrebonne ou autres Lachenaie de la couronne de Montréal, là où centre d’achat rime avec expansion à outrance.


Or, le maire Pilon et son conseil de ville vont utiliser le Programme Particulier d’Urbanisme (PPU) comme tremplin d’une foule de nouveaux règlements qui permettront le développement du secteur de la gare de Vaudreuil. Celui-ci offre en réponse à l’opposition mal informée ou atteinte dans leur individualité nombriliste et surtout contre-productive, un vent de fraîcheur dans cette ville à la croissance fulgurante. Les détails de ce PPU seront donnés prochainement lors d’une assemblée publique donnée par la ville (d'ici 2-3 mois). Ainsi, le maire aura démontré finalement qu’il a des couilles. Je le percevais quelque peu expansionniste avec une vision un peu flou de la direction urbaniste et sociale que devait prendre la ville de Vaudreuil-Dorion, mais je me rallie tranquillement. En effet, la progression de l’autoroute 30 doit maintenant être prise en compte comme jamais et le secteur stratégique de la gare en fait le point tournant pour l’arrimage de la vile avec ce carrefour qui changera à jamais la vocation de la ville, n’en déplaise à ses détracteurs.

Toutefois, je soutiens toujours les oppositions raisonnables de mes concitoyens lors de projets mal définis, vagues ou déconnectés des besoins immédiats. Néanmoins, rien ne permettait une telle levée de bouclier face à l’installation d’une nouvelle école dans le quartier de la gare (district #3) il y a quelques semaines. Il m’est aisé de croire que la désinformation à guidé une petite poigné d’individualistes afin d’empêcher un projet qui ne peux qu’aider les gens du secteur et aussi valoriser le dit lopin de terre d’un quartier sans-vie. J’en sais quelque chose… j’habite le district.

En revanche, alors que prendra forme le PPU, il sera d’autant plus important de suivre à la trace le conseil de ville dans ses démarches. Comme en fait foi le maire dans un article du journal Première Édition du 14 août dernier, il ne permettra pas d’opposition à son projet. Il faudra donc s’assurer que cela ne devienne pas une habitude et que le conseil se transforme en petite dictature pour le reste de son long mandat. Il est important de préserver la démocratie, plus particulièrement au niveau municipal, là ou certains patronages et copinages restent encore fréquents. Toutefois, sous entendu dans le mot démocratie, il y a, en plus de « saine opposition », la nécessité de décision. C’est ce qu’a fait notre conseil de ville et je l’en félicite. J'ajoute cependant un petit bémol à un commentaire probablement empressé de monsieur Pilon à l'effet qu'il fera une demande pour empêcher les citoyens de s'opposer aux projets de règlements sur les institutions tels garderies. J'aimerais bien qu'il approfondisse sa pensée parce qu'il y a possibilité de dérapage inquiétant si sa réponse trouve un écho au gouvernement; ce que je doute fort. Va pour les écoles et les hopitaux, mais il y a trop apparance de magouille dans les garderies privées pour laisser ça au conseil de ville sans droit de regard.

Ainsi, je donne mon appui au maire de Vaudreuil-Dorion et à son conseil , sachant que la mise en place d’un PPU était probablement le seul moyen d’appliquer une vision constructive et profitable sans qu’une poignée d’inconscients égoïstes viennent freiner le bien être d’une plus grande quantité de citoyens. Si nous avions des reproches en profondeur à faire au conseil, ce fût lors des dernières élections de le faire en posant notre candidature (sachant que plusieurs conseillers n’ont pas eu d’opposition). Ainsi, il ne nous reste qu'à regarder autre chose que la mousse de notre nombril, soit agir et penser en société pour le bien être de Vaudreuil-Dorion.

vendredi 13 août 2010

Le syndrome de Lucky Luke parasite le conseil de ville




Je reviens de vacances. D’une part, je reviens d’une longue traversée du désert; Désert du vide de la pensée critique, tel que certain l’auront constaté dans ce blogue depuis presque deux ans maintenant. D’autre part et de manière plus concrète, je reviens d’une belle semaine à la mer, comme on le cite souvent dans les chansons. Du bon temps avec les enfants, la blonde (qui à en fait les cheveux noirs) et quelques parentés. Tout simple, tout bon.



Toutefois, ce que j’ai lu cette semaine me fait abruptement tomber de mon nuage et me force à sortir de mon cloître et de mon mutisme auto-imposé. Un simple et court article du journal local en est la cause. Dans cet entrefilet synthétisé par une journaliste de L’étoile de Vaudreuil, j’y subodore un malentendu qui transpire le syndrome du pas-dans-ma-cour typique de tout bon banlieusards qui me met hors de moi et qu’il m’est impossible d’ignorer cette fois-ci. Moi qui normalement supporte les mouvements intelligent d’oppositions citoyennes, me voilà qui sort les dents contre mes semblables.



Voici le contexte : Un projet de construction d’école francophone volète dans les rumeurs de la ville. Qui plus est, cette dernière s’installerait dans un nouveau cartier résidentiel dont je suis nouveau migrant depuis 4 mois, près de la gare de train de Vaudreuil. Or, comment une petite poignée de résidents ait pu faire annuler, il y a plus d’une semaine, un règlement de dézonage permettant la mise en marche de ce projet et ainsi faire fléchir le maire Guy Pilon avec une cinquantaine de nom seulement? Qui plus est, pour des raisons douteuses d’augmentation de trafic dans le quartier! Soit il y a anguille sous roche ou bien le conseil de ville à vraiment besoin de vacance, vu sa molesse dans le dossier. Nous avons ici un conseil de ville qui, à l’image du héros de bande dessiné Lucky Luke, semble avoir été très rapide sur la gâchette. Comme il était possible de le faire, un référendum élargi aux citoyens qui seraient potentiellement desservis par cette école aurait été approprié. Le conseil en a jugé autrement et à tout simplement retiré le projet de règlement. Affaire close. Les stupides « pas-dans-ma cours » ont gagné une autre manche. En fait, de cause à effet, il a repoussé l’établissement d’une nouvelle école dans Vaudreuil aux calendes grecque, elle qui en a pourtant énormément besoin à cause de sa croissance fulgurante. Quelle pression le conseil à-t-il subi? Qu’est-ce qui justifiais un tel retrait sans au moins avoir usé au préalable du règlement des référendums pour les municipalités? La ville a-t-elle tenté de convaincre ces citoyens pitbulls avec de la bonne information? Un projet de cette envergure et avec une telle nécessité ne peut mourir comme cela au feuilleton. Je dis non. D’ailleurs, je me demande pourquoi mes concitoyens ne s’objectent pas au nouveau complexe sportif qui sera aussi installé dans notre beau cartier?


À cette étape-ci, il serait inutile d’élaborer quelques élucubrations ou même l’ombre d’une conspiration que ce soit, constatant qu’aucun procès verbal n’est encore disponible sur le site de la ville et que les commentaires du maire à ce sujet viendront bientôt. Cependant, je reste aux aguets. Ce dossier sera un excellent laboratoire pour une étude de la bêtise banlieusarde. À partir de maintenant, je vais tenter d’expliquer ce qui caractérise l’homo-banlieusardus dont le cri pour effrayer tous prédateurs et toutes nuisances semble avoir muté de façon très rapide et fait maintenant office de normalité effrayante. Peut-être devrais-je renommer ce blogue : Libre pensée sur la bêtise seigneuriale. À suivre.

vendredi 7 novembre 2008

J’ai cherché quelque chose… Je me suis trouvé

Je suis une personne qui veut tout faire; je veux créer des choses, je veux éduquer mes enfants et jouer avec eux, je veux m’éduquer, je veux faire l’amour encore plus souvent, je veux voir mes amis, je veux vivre encore plus, je veux être moi.

Symptôme du vingt et unième siècle, je suis le symbole type de ma génération boulimique de l’émotion et de la performance. Cependant, j’ai décidé de déjouer la dictature de la société en marquant, entre autre, une pause avec le monde virtuel. Or, il n’y a officiellement qu’environ 18 heures par jours où je peux dépenser de l’énergie de façon concrète. Le reste du temps mis à ma disposition, dans un cycle généré par un système solaire comme le nôtre, sert à recharger mon corps et mon âme. Or, je ne perds aucunement l’intérêt de contribuer à mon blogue ou de discuter chez les autres blogueurs. Je n’ai juste plus assez de temps pour pondre des choses intelligentes ou intéressantes, ou qui me permette de continuer à faire avancer ma pensée critique sur une page au lieu de générer du verbiage. Ce n’est pas le syndrome de la page blanche, ce n’est pas de la frustration, ce n’est pas le manque de confiance, le manque de visites virtuelles ou le manque de sujet; C’est le temps qui n’est pas si relatif que ça lorsque l’on gère, dans la vraie vie, un département de recherche, que l’on poursuit une maîtrise, que l’on a deux jeunes enfants et que l’on essaie de ne pas trop prendre de poids.

Je veux constater combien je suis vivant en dehors de l’écran; Ne pas juste dire que j’aime la musique, mais continuer à la vivre, l’écouter, la faire; Ne pas juste dire que j’aime la politique, mais la faire pour vrai, l’influencer pour vrai, avec du vrai monde; Ne pas juste demander à mes amis de lire mon blogue mais de les faires venir chez nous et de discuter pour vrai, prendre un verre, échanger et lire dans les yeux de l’autre si j’ai tord ou s’il est d’accord.

Ainsi, ma pensée est libre mais « La libre pensée de la Seigneurie » n’est pas si libre que ça. Elle à ses contraintes; des contraintes extérieures, justement parce que je vis en société. Mais je ne veux pas que ce soit la société ou un monde virtuel qui me meuve. Je veux faire parti de la société tout en restant libre, en limitant ou contrôlant les contraintes imposées par l’extérieur. Cela demande de faire des choix. Je cesserai donc de publier des textes dans la blogosphère pour un moment. Je ne suis pas le premier à faire ça, je ne serai pas le dernier. Je ne ferme pas mon blogue, je ne fais que le laisser traîner là, comme une trace de mon passage dans un monde étrange, souvent agréable mais quand même un peu froid. Si cette même trace se rempli de poussière jusqu’à en devenir invisible et oubliée, je n’en ressentirai aucune peine. Est-ce que je reprendrai les commandes de mon fief virtuel un jour? Je ne sais pas. Ce n’est pas important. Mon blogue est un outil d’émancipation. C’est un moyen, pas une fin. Mon blogue n’est pas mon travail. C’est un divertissement. Lorsque ce divertissement devient une obligation, je me vois dans l’obligation de revenir à la base. Je dois contrôler le médium, et non l’inverse.

Je ne peux que vous saluer bien bas et vous dire au revoir avec un petit pincement éphémère. En effet, je me permettrai, de temps à autre, de passer chez les blogueurs qui m’émeuvent, me font rire ou réagir comme Diane (qui à été et est toujours une muse pour moi), Nicolas Racine (la plaine plus que fertile qui m’ait été de connaître), Lutopium (mon frère d’arme), Renart (l’exemple à suivre), Noisette (une énergie contagieuse), Louis (celui qui mettait mon intelligence au défi), Perséphone (délicieux endroit pour mon hémisphère droit) et les autres qui m’ont vu passer. Il est possible qu’un poème ou une critique de disque apparaisse abruptement en mon château, mais ce sera au gré des émotions ou des saisons. Je ferme la porte mais la pièce reste là. J’y reviendrai, comme on revient dans nos souvenirs ou simplement pour continuer à faire vivre ce médium que je considère comme un des bons moyens pour grandir intellectuellement.

Comme le chante si bien Patrick Watson dans sa merveilleuse et triste élégie « The great escape », je cherchais une échappatoire; Je l’ai eu. Maintenant je me retrouve.

À bientôt!
Sir Seb

vendredi 31 octobre 2008

Le paradoxe du "party" de bureau


Je ne sais pas pour vous (et j’aimerais bien le savoir), mais j’ai beaucoup de difficulté avec le fait de me déguiser au travail. Bien entendu, tout dépend de la nature du travail ou de l’ambiance qui règne normalement dans la compagnie. Or, dans mon univers de « cubicules », de chemises-cravates et haute technologie, ça fait toujours un méchant « clash » de voir mes collègues, habituellement si sérieux et cartésiens, porter un costume d'halloween. C’est comme si je venais, l’espace d’une journée, d’entrer chez Alice au pays des merveilles, mais en plus « kétaine ».

Toutefois, je me suis prêté au jeu. Je suis une personne qui aime me déguiser, mais dans les partys en dehors de la "business" seulement. Je suis une figure d’autorité (en d’autre mots, un boss) dans la compagnie et je n’ai pas poussé trop loin; J’ai juste mis une perruque cheap et kitch de clown. C’est peut-être là le bobo. Soit on y va ou y va pas… Mais c’est une autre histoire. La réaction de mes employés fût amusante (on s’y attend). Le malaise n’est pas là. Il est plutôt du côté de la pseudo-cérémonie durant le diner dans la cafétéria. Même si l’intention des organisateurs et participants est louable, il y a un malaise qui flotte dans l’air. Nous sommes supposés avoir du fun, rire et se bidonner, mais c’est tout le contraire qui se produit. C’est comme si nous nous retrouvions dans une autre compagnie. Le même genre de feeling lors des partys de Noel lorsqu’il y a quelqu’un qui en met trop. Nous pourrions dire que c’est comme un tabou. Pourtant, dans les jours normaux, convivialité et fou-rires impromptus sont omniprésents sur l'heure du diner. J’en déduis donc que, soit nous somme une belle gang de coincés, soit se déguiser au travail est trop paradoxale avec la nature même de l’exercice entrepreneurial.

Finalement, est-il possible d’avoir du VRAI fun au bureau? Comment ça se passe chez-vous?


*********AJOUT DE DERNIÈRE MINUTE ***************
Je viens de remarquer cette photo sur le site web de Radio-Canada. C'est l'image qui désigne leur section spéciale sur l'état de l'économie Canadienne. Si vous prenez le temps de bien regarder et si l'on considère que l'image représente comment fonctionne l'économie, c'est normal que ça ne marche pas... le voyez-vous? Y'a quelque chose qui va briser dans cette mécanique si l'on force trop les moteurs...

Bon weekend!

mardi 28 octobre 2008

Penser au 8 décembre me fait vomir...

(photo de Zelda from Myspace)

Je suis encore dans mon « cold turkey » des élections fédérales. J’ai le cœur sur le bord des lèvres. Et là, Jean Charest, mon persécuteur, revient me hanter.

Lancez-moi la première « bière », traitez-moi de traître, de lâche, de peureux ou tout simplement de pragmatique cynique, mais je n’ai qu’un souhait : l’élection d’un parti Libéral du Québec majoritaire le 8 décembre. Je veux la paix, je veux du mouvement politique, je veux que les choses bouges en chambre…

… je veux que le PQ se refasse une beauté pour que dans quatre ans il revienne au pouvoir ou qu’il meurt…


Qui est-ce qui croit aux chance du PQ de former le prochain gouvernement? Pas moi.

vendredi 24 octobre 2008

Les coups de tête…. dans le mur

(photo par Brownhorse sur Flicker)

Après avoir discuté musique avec quelques uns d’entre vous, l’inspiration de ce billet « pre-weekend » m’est venue de Noisette Sociale et je l’en remercie. Il y a aussi un peu de Lutopium dans ce billet. En effet, nous parlions d’achat sur un coup de tête. J’en ai fait en masse dans ma vie, surtout du côté musical. Je voulais encore tenter l’expérience, sachant que presque 100% du temps, l’achat s’avérait heureux. Lutopium me suggérait du Philip Glass, suite à mon billet sur la musique électronique et minimaliste. Je connaissais cet artiste de réputation et j’étais curieux. Je savais que ça n’allait pas être facile, vu le catalogue plus qu’imposant de cet artiste.

J’ai donc été me procurer une valeur sûr : le dernier de Angèle Dubeau & La Pietà, qui rend hommage à ce pionnier du minimalisme. C’est un merveilleux disque et j’y reviendrai probablement plus tard. Par contre, lorsque je suis dans un magasin de disque, je vire fou. Je ne peux sortir qu’avec un album. J’ai donc décidé de pousser l’expérience plus loin et d’acheter un album de Philip Glass proprement dit (et au hasard): Music In Twelve Parts. Tout excité, je plante ce disque dans mon lecteur et me débouche une bouteille de vin, avec l’espoir que ce moment sera mémorable. En effet, il le fût. AU SECOURS! Je n’étais pas du tout préparé à ça. Mon coup de tête s’est transformé en mal de tête. Plus répétitif et minimaliste que ça, on ne joue que deux notes de façon aléatoire pendant 30 minutes. Ma pauvre bouteille de vin gaspillée et quelques structures hyper-répétées plus tard, je me suis résolue à le mettre de côté (bien loin) en me promettant de réessayer de comprendre ça un jour. En gros, c’est la même expérience que lorsqu’un disque vinyle saute. Écoutez un disque qui saute pendant deux heures et vous comprendrez.

AVIS : J’ai un peu exagéré ma critique, j’en conviens. Si vous voulez apprécier ce genre, il faut que le temps s’arrête et que votre rythme intérieur soit délibérément ralentit, à l’extrême. Seulement de cette façon pourrez-vous percevoir de minces variations qui s’échelonnent sur des périodes très longues. Mettez votre cerveau de côté et n’écoutez qu’avec votre corps en ne pensant à rien. Même le cœur n’a rien à voir la-dedans.

En résumé, je pense que la vitesse à laquelle notre société tourne aujourd’hui m’a fait complètement perdre cette possibilité de complètement faire le vide et de ralentir mon rythme presque au point mort. Même quand je dors, je suis plus actif que cette musique… C’est pourquoi, mon prochain coup de tête sera l’achat d’un livre de yoga. Au moins, Philip Glass m’a fait comprendre que je vis trop rapidement.

Pouvez-vous partager aussi des coups de tête qui n’ont pas eu l’effet escompté, mais qui au bout du compte, vous ont fait prendre conscience de quelque chose? Ce n’est pas obligé d’être un achat; ça peut être une situation ou un événement.

Bon Weekend (de coups de têtes)!

jeudi 23 octobre 2008

Abolissez la période de question!

(Photo: Cacophonie Visuelle, essaie #36 de Guy Leroy)
J’ai eu la folle idée, hier soir, d’écouter la séance parlementaire de mercredi au complet en accéléré (et en différé juste ici). Je me suis dit qu’un bon citoyen devrait être au courant de ce qui se passe au parlement une fois de temps en temps. Il faut être craque-pot pour faire ça, j’en conviens. Mais pour répétez ce que l’on entend ad-nauséam au 98.5FM : « Ce sont mes taxe qui sont dilapidées, cher monsieur… ». N’écoutant que mon courage, je me suis fait une carafe de café, j’ai regardé et écouté.

Premier round (ça s’endure…)
Grossièrement, voici ce que j’y ai vu : Une fois passé l’ordre du jour, nous entrons dans la le débat d’une motion présentée par l’ADQ sur la mise en place d’un plan pour contrer les effets de l’économie chancelante qui nous affligera très bientôt. Oh surprise! Moi qui croyait m’endormir, malgré les longs discours pour justifier ce plan, les échanges subséquents étaient parfois musclés mais respectueux et efficaces. Par contre, on ne peut éviter les sempiternelles justifications du gouvernement en place (« nous avons déjà pris des mesures, nous avons fait ci, fait ça, vous n’avez pas etc…. »). La conclusion de ce débat s’est soldée, un peu plus tard dans la journée, par le vote positif pour accepter la motion et j’en fus fort aise. Un point pour le parlement.

Deuxième round (je suis presque KO…)
Or, après le diner, ce fut au tour de l’entrée du nouveau ministre de la santé, Yves Bolduc. Le protocole de la chose était nécessaire pour le parlement, mais pas pour le simple citoyen que je suis. J’ai dormi un peu. Ensuite, on annonce le départ du député de Notre-Dame-De-Grâce. C’est triste mais tout aussi ennuyeux. Ensuite, vint la fameuse période de questions. Ce fut d’une tristesse sans nom; Comme si les élus sortaient de la bienséance et entraient dans une arène. J’avais l’impression qu’ils jouaient à un jeu. C’est à celui qui jouera le mieux avec les mots qui gagnera. Au bout du compte, des questions furent posées, souvent pertinentes, parfois maladroites, mais aucune réponse satisfaisante n’en est sorti. J’avais l’impression d’assister à un épisode de la lutte du dimanche mais avec des lutteurs en veston-cravate. J’ai failli craquer et fermer mon ordinateur.

Troisième round (je suis amoché mais je survis…)
J’ai passé à travers et encore une fois, j’ai été surpris de voir que les exercices suivants semblaient faire avancer quelque chose. C’était en effet la période des motions et discussions sur les projets de loi. D’intelligentes interventions et réponses en sont sorties, particulièrement sur le système d’éducation et des commissions scolaires. Le tout s’est terminé vers 18hre. OUF! Un peu fastidieux mais intéressant. Or, tout ce qui s’est fait après la période de question s’est fait dans l’ordre et le respect et j’ai eu l’impression que les choses avançaient.

Le citoyens à-t-il gagné?
Ce n’est pas la première fois que j’assiste à la période de question. C’est vrai que c’est beaucoup plus vivant et près de l’actualité du jour. Mais jamais rien de vraiment constructif ne sort de cette période. C’est un moment ou les députés s’amusent. Il est évident qu’ils sont en récréation, juste à les entendre gueuler en « background » ou à sortir des phrases loufoques qui font souvent rire l’assemblée. De plus, je crois qu’une fois sur deux, à cause de leur manque d’expérience, ils n’avaient pas le temps de poser leurs questions ou de répondre car leur temps était limité et les micros se fermaient automatiquement. C’était pathétique. Par ailleurs, c’est à celui qui trouvera la formule assassine le premier. Quand je vois ça, moi aussi j’ai juste le goût de dire : « Heille! Arrêter de vous amuser à débattre sur des niaiseries! Ce n’est pas le temps de peaufiner l’art de la rhétorique et de la langue de bois! Ce n’est pas pour ça que je vous paye! ». Ainsi, je plaide fortement en faveur de l’élimination de la période de question, si divertissante soit-elle. Je ne veux pas que le gouvernement me divertisse, je veux qu’il travaille sur les dossiers. Je ne veux pas que vous vous donniez de « l’exposure » médiatique. Cette période est de la pâtée pour les « journaleux ». Je veux que vous fassiez avancer les choses et la période de question ne fait rien avancer. L’élimination pure et simple de la période de question permettrais à nos député de siéger plus facilement et longuement aux différentes commissions ou aux débat structurés autour d’une motion ou d’un projet de loi. Ça c’est efficace et productif.

Comment fait-on pour réaliser cette demande, au-delà du besoin de conserver les traditions? Quelqu’un vois un avantage à la période de questions? Expliquez-moi car je ne comprends pas.

mardi 21 octobre 2008

L’enfer des anges de l’enfer

(Peinture de William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) : Dante et Virgille en Enfer )

Il s’est produit quelque chose de curieux samedi soir passé, en cette paisible ville de Sorel. En effet, il roulait tout peinard dans sa voiture balisée aux couleurs brunes et jaunes, lorsqu’on lui assigna une mission spéciale. Un appel de détresse venait de parvenir du bunker de l’enfer. Oui, pour la première fois, il allait devoir aider des anges cornus à démasquer un ou deux démons qui furent jadis châtiés par la septième porte (Hêwîiyè – voir note). Notre ami se retrouva, l’instant d’une enquête de l’autre côté du miroir; là où les choses se passent à l’envers. C’est le lieu de l’arroseur arrosé et où l’on garde les chiens de la chienne, ou plutôt du Cerbère. Le voilà rendu à Leros, refuge d’Artémis, déesse de la chasse (chasse à l’homme?) qui règne en maîtresse sur la nature sauvage des vils hommes de la ville. Notre ami devra aller contre nature car au fond de lui, il sent qu’il aidera le voleur volé et le casseur cassé. Est-ce que ce malin privé de l’Éden privera l’enfer du droit de retrouver ses malins? Or, rien n’empêchera la grande balance de faire son œuvre. Notre héros eSQuesque réside depuis longtemps dans les Limbes, cette zone flou où souvent l’on doit intercepter l’indocile en transit. Mais cette fois, il devra plonger dans le feu, afin d’éviter que le prochain terrain pour l’Armageddon ne se fasse en terre blanche. Laisser ces anges de l’enfer régler leur compte eux même créera des remous du bon côté du miroir que nul esprit bienfaisant ne peut accepter.

Note : Le plus bas degré de l’Enfer et donc le plus chaud, c’est l’Hêwîiyè, l’Abîme, où les fraudeurs séjourneront pendant des siècles (selon le Coran).

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Le président de la chambre de la cacophonie

Juste un petit mot (après cette petit histoire de vertu contre les Hells Angels) pour signaler que Jean-Marc Fortier, leader du gouvernement à Québec ne réalise pas la chance que l’on a d’avoir un président de la chambre qui proviendrait de l’opposition. Il parait que ça fait depuis 1878 que cela n’est pas arrivé. Enfin, la situation de gouvernement minoritaire devient un peu inconfortable pour Jean Charest et ses apôtres. Il me semble qu’un gouvernement minoritaire veut dire aussi, concession. Ainsi, je plaide pour la nomination de François Gendron du PQ comme président de la chambre. Voilà une occasion en or de voir si l’équipe de Charest a vraiment le désir de faire fonctionner ce gouvernement, malgré que le président provienne de « l’autre côté ». C’est très intéressant comme situation.

lundi 20 octobre 2008

Écouter « du quétaine » et mourir

Après toutes les élucubrations politiques des dernières semaines, un peu de repos pour mon hémisphère gauche me fera du bien (petit jeu intéressant sur ce sujet ici). C’est pourquoi je me mets à nu musicalement. Certains l’on déjà fait en leur propre demeure comme Le Détracteur juste ici ou La Plaine ici. Pendant que ces jeunes gens se régalent encore de musiques viriles et poilues en se permettant des visites dans les contrées lointaines du cri guttural et de la machette aiguisée bien plantée dans le crâne, votre humble serviteur se rend compte qu’il n’est plus dans le coup. Ayant moi-même déjà longuement, jadis, visité ces contrées, j’en ai un peu perdu l’intérêt (et des plumes aussi). Vous auriez dû me voir, il y a quelques temps, essayer de suivre ces jeunes blancs-becs dans une simple ribambelle où les coudes et les bottes se portaient bien hauts, lors d’un spectacle des Cowboys Fringants. Je crois leur avoir donné l’impression que je voulais en finir avec la vie… C’était pathétique, mais c’était aussi le début des questionnements comme : « Suis-je encore capable malgré ma jeune trentaine? ». La réponse est non.

Le suppôt défroqué
Cependant, j’écoute encore parfois, et avec plaisir, du Mastodon et ses innombrables clones, je savoure encore les bons vieux Venom et leur guerre au côté de Satan, sans oublier mes meilleurs de tous, Atheist et leur technique progressive imparable.
Par contre, c’est maintenant dans le confort de mon foyer que je savoure ces « métalleux ». N’est-ce pas paradoxal? Imaginez le topo : un gars qui secoue une tête gravement atteinte par la calvitie, verre de vin dans la main gauche et usant du signe du diable avec la droite. C’est moi ça…

Mon iPod à moi
Or, la vie suit son cours « normal », la famille s’installe et les « messes noires » deviennent très rares, voire reléguées aux oubliettes. Comme je suis une personne très éclectique musicalement, j’ai toujours collectionné plein de curiosités et des vieilleries qu’il fait bon se procurer en vinyle, juste pour vivre le « trip » de regarder une pochette de plus de 3 pouces carré et de faire vraiment attention à l’objet lui-même.

C’est pourquoi, depuis quelques semaines déjà, j’ai ressorti des « records » de mon antre pour le plus grand plaisir de mes oreilles et de mon corps vieillissants. Finalement, j’ai vu la lumière. Je crois que je suis un quétaine qui s’ignorais et je fais aujourd’hui ma sortie de placard. Entre les sillons du Saint-Laurent de André Gagnon, les variations minimalistes d’un Brian Eno sur « Plateaux of Mirror » et la plus que fredonnable Ginette Reno avec le tube « J’ai besoin d’un ami », mon cœur balance. C’est avec un immense et refoulé plaisir que les galettes noires s’empilent sur ma table tournante depuis quelques weekends, comme pour quelqu’un qui a retrouvé l’amour, le vrai. Exit la honte et la fausse pudeur. Maintenant, je cris haut et fort mon amour pour les musiques d’ascenseurs, les refrains de bars karaoké et pour les mélodies à l’orgue Hammond de Lucien Hétu.

On se moque?
Toutefois, ne croyez pas que l’ombre d’un sourire narquois ne peut se dessiner sur mon visage extatique lors de l’écoute de l’œuvre de Nicole Martin ou de Patrick Zabé. Car c’est bien là où est le plaisir. Le rire que peut me procurer les textes et les intonations de ces hymnes, témoins d’un temps passé, n’a pas de prix. Or, ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas peur de la dérision. C’est pourquoi, si vous voyez un hurluberlu perdu dans le trafic avec les vitres baissée qui chante à tue tête « Une Chanson Italienne » de Alain Morissod ou qui écoute MC Gilles à plein volume, ne riez pas, c’est probablement moi qui vis pleinement son « kétainisme ».

Des suggestions pour mourir vous aussi
En terminant, pour ceux qui ne peuvent se résigner à sortir du placard comme je l’ai fait, voici quelques propositions de musique qui vous fera passer pour quelqu’un de « IN », mais qui sous les apparences demeure de la musique actuelle avec un fond de style aujourd’hui démodé.

* Chromeo – Fancy Footwork
* MSTRKRFT – n’importe lequel album est savoureux…
* The Lost Fingers – Lost in the 80’s (voir ma critique ici)
* Electric Six – Fire (voir et entendre leur plus grand succès ici)


En attendant vos commentaires, je vais peut-être pousser plus loin mon nouveau « moi » en tentant de redécouvrir Kathleen… Et vous? Oserez-vous citer vos plaisirs coupables?
MISE À JOUR!!!! (le 21 octobre 2008) -> Finalement, il faut pousser mais pousser égal. J'ai tenter d'écouter le clip de Kathleen que je vous suggère ci-haut mais je n'ai pas été capable. Je garde ainsi un pied dans la porte de mon placard, pour le jour où ce genre de chanson ne me fera plus mal aux oreilles... il est possible que ce jour ne vienne pas...

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Oh! Avant que je l’oubli, quelqu’un a-t-il encore un lecteur « 8-track » pour que je puisse écouter ma cassettes de Roger Whittaker?